Adios Mexico, Bienvenido a Guatemala

Vendredi 19 novembre  

Dernière journée au Mexique. Nous n’avons rien prévu de spécial sinon nous reposer avant la traversée de la frontière prévue demain. Par souci de simplicité avec les enfants, nous passons par une agence pour nous rendre à Flores, notre première étape guatémaltèque. C’est un peu plus cher mais plus simple à gérer pour nous avec trois enfants en bas âge et des gros sacs. JC va donc acheter les billets pendant que les enfants et moi allons faire des courses pour le pique-nique. Ils sont adorables, m’aident à porter les affaires et paient sur le marché.

Nous retrouvons JC au bord du parc principal, qui est malheureusement fermé. Nous mangeons sur place car nos enfants sont encore une fois affamés. Nous nous faisons interviewer par des étudiantes mexicaines en tourisme. Elles nous posent des questions sur nos villes préférées et notre ressenti sur les mexicains.

Puis nous pensons aller nous promener dans les rues du centre avant de rentrer à l’hôtel pour la sieste. Mais nous passons devant un magasin de chaussures et ils se trouvent que nous pensions en acheter sous peu. En effet, les baskets de Gaspard sont toutes abîmées, celles de Marceau commencent à être petites et les sandales de Léonie idem. Nous trouvons notre bonheur mais y passons un long moment entre essayages et attente entre deux paires. Les pointures sont différentes ici et les enfants semblent avoir rétréci des pieds. 14 pour Gaspard, 17 pour Léonie et Marceau.

Nous reprenons le chemin de l’hôtel et cette fois c’est un coiffeur qui nous fait nous arrêter. Cela fait plusieurs jours que JC recherchait à se faire couper les cheveux. Résultat nous y passons tous, sauf Gaspard qui n’a pas assez de cheveux pour ça. Nous y croisons un grand père mexicain qui nous pose plein de questions sur notre voyage, un moment de partage sympa.

Une énorme averse nous accompagne sur le trajet du retour, les rues se transforment en rivières et nous arrivons à l’hôtel trempés. Heureusement que je n’avais pas fait de brushing !

De retour dans notre chambre, nous oublions notre projet de sieste et nous contentons d’un peu d’école, de bloguer et de refaire les sacs pour demain. Nous dînons au restaurant de l’hôtel pour ne pas avoir à ressortir, c’est bon et servi plus vite qu’hier. Dernière nuit au Mexique !

Samedi 20 novembre

Nous avons mis le réveil pour partir au Guatemala ce matin. Le minibus passe nous prendre à l’hôtel à 9h. En fait, il est déjà là quand nous descendons à 8h50 et nous presse un peu. Nous sommes les premiers à embarquer, une chance car cela nous permet de choisir nos places pour ce long trajet, surtout celle de caser les grandes jambes de JC.

Une fois les autres passagers récupérés, nous prenons la route d’El Ceibo, frontière terrestre que nous avons choisi de traverser. Il est aussi possible depuis Palenque de passer par Frontera Corozal mais il faut alors traverser le fleuve frontière en pirogue et surtout le départ se faisait à 6h du matin. Nous roulons sur des routes en assez mauvais état et même sur des pistes non goudronnées par moment.

Arrivés à la frontière, le premier minibus nous dépose devant la douane et nous patientons une grosse demi-heure sous une chaleur écrasante pour obtenir notre tampon de sortie du Mexique. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre, ayant lu que certains voyageurs ont payé une taxe de sortie assez élevée en traversant par cette frontière. Rien de tout cela pour nous, la formalité est vite achevée et ils sont même très souriants face à notre tribu baroudeuse.

Nous traversons à pied la frontière et nous voilà au Guatemala. Il est midi et demi. Direction le bureau de l’immigration pour le tampon d’entrée cette fois. Les français n’ont pas besoin de visa pour rentrer au Guatemala et il n’y a pas non plus de frais d’entrée. Nous laissons les enfants devant le bureau avec un paquet de chips, c’est tout ce que nous avons ne pouvant transporter de frais. Les douaniers vérifient d’abord nos certificats de vaccination et refusent la version sur smartphone. Heureusement que nous avons prévu une copie papier. Puis ils contrôlent nos passeports et demandent à voir les enfants.

Pendant ce temps, je me rends compte que nous n’avons plus le doudou de Gaspard. Bref instant de panique, je me souviens qu’il l’avait dans la file d’attente au Mexique mais ne le retrouve pas ici.  Je cherche dehors, rien. Me voilà repartie dans l’autre sens, essayant d’expliquer en espagnol au policier à la frontière que je dois retourner au Mexique pour le doudou de mon fils. Je dois être convaincante puisqu’il me laisse passer et je déniche le fameux doudou dans le passage reliant les deux pays, abandonné par terre. Le regard du douanier s’illumine quand je lui montre en repassant ce que je ramène.

Alors que j’arrive vers eux, j’entends les enfants crier. Plus précisément, Gaspard hurle et Léonie et Marceau chassent le cochon qui fait peur à leur petit frère. Une sacrée scène qui nous met tous dans l’ambiance.

C’est reparti pour trois heures de minibus dans le flambant véhicule jaune qui nous attend, nos sacs déjà sur le toit. Nous observons les paysages par la fenêtre et cherchons différences et similitudes avec le Mexique. Ici, nous remarquons qu’il y a beaucoup plus de vaches et de chevaux. Dans les champs mais aussi des chevaux en liberté broutant dans les fossés. Un peu comme le cochon de la frontière. Nous faisons une première pause dans une station service et nous sommes effarés par le prix de l’essence. S’il est bien affiché au litre comme chez nous, ce que nous n’avons pas encore réussi à confirmer, il serait à plus de trois euros par litre. Nous avions déjà été étonnés des prix relativement élevés des logements en réservant nos premières nuits? Affaire à suivre. Nous faisons également connaissance avec nos voisins, français et échangeons sur nos itinéraires théoriques.

Nous arrivons finalement à Flores vers 16 heures. Le minibus nous dépose à 200 mètres de notre auberge de jeunesse, Los Amigos, une bonne adresse pour ceux que cela intéresse. Nous y allons directement déposer nos gros sacs. L’accueil est chaleureux et les enfants font sensation. La réceptionniste se propose même de jouer les baby-sitters mais nos petits bouts ne sont pas de cet avis.

Nous repartons aussitôt à la recherche d’un distributeur car ici presque tout se paie en cash. Ou alors il y a de grosses commissions sur les paiements en CB. Nous cherchons aussi un supermarché pour faire quelques courses puisque nous avons accès à la cuisine commune. Nous galérons un peu à trouver malgré les indications du gardien d’un restaurant. J’emmène donc les enfants au parc se défouler pendant que JC remplit la mission courses. Il y a déjà pas mal de déco de Noël ici dont des sapins géants qui plaisent beaucoup aux petits.

De retour à l’auberge, nous préparons le dîner tout en échangeant avec d’autres voyageurs. Nous notons quelques bons plans pour les semaines à venir. Cela nous fait drôle d’être parmi les plus vieux ici. Mais l’ambiance est plutôt bon enfant et à part quelques personnes mal élevées qui laissent tout traîner derrière elles et l’absence d’eau chaude dans note salle de bais, nous sommes très contents d’être là. La soirée est un peu bruyante mais cela n’empêche pas nos trois petits aventuriers de s’endormir tranquillement. A demain pour les aventures guatémaltèques.

Commentaires

  1. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Chevere el momento en la peluqueria. Como no es un un lugar para los turistas, el ambiente es mas tranquilo, tipico para compartir. Que tal el corte de pelo? Si tambien noté que hay un monton de cerdos en Guatemala y perros de la calle. Increible fui a los amigos tambien, en julio, pero solo para cenar.

    Un beso

    1. Effectivement, on croise beaucoup de cochons et dindons ici, sans oublier les chiens errants évidemment.

  2. Daph92 says:

    Coucou les zaventuros !
    Jolie coupe de cheveux pour JC, tu ne ressembles plus à un Playmobil 😄 ! Je suis admirative de votre organisation avec les trois loulous, pas simple de gérer une petite troupe d’affamés, heureusement qu’ils ne sont pas difficiles. Bon voyage au Guatemala, je vais suivre de près ce périple qui me rappellera nos aventures passées à Thierry et moi !
    Des bises tricolores !🇫🇷

    1. Effectivement, après le coiffeur je vois des choses que je ne voyais pas avant, le ciel et plein d’autres choses. C’est beau en fait ici 😆.

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