Bacalar : du rêve à la réalité

Vendredi 22 octobre

Aujourd’hui, nous partons à Bacalar, la lagune aux 7 couleurs. Nous sommes plutôt excités car tous les blogs voyage ou comptes Instagram que nous suivons nous ont vendu Bacalar comme leur coup de coeur dans la région.

D’abord, nous attaquons avec 3h de bus. Le trajet se passe bien. Les enfants sont absorbés par la télé qui diffuse la Reine des Neiges 2. Gaspard dort un peu pendant ce temps.

Arrivée à Bacalar, il fait chaud ! Dans les bus ultra-climatisés, on oublie vite la chaleur ambiante. Petite marche d’un kilomètre avec les sacs sur le dos pour rejoindre notre camping. Les enfants râlent un peu enfin surtout Marceau !

Nous avons choisi de dormir dans une tente pour respecter notre budget, sans trop savoir à quoi s’attendre, entre des bonnes notes et des commentaires moins enthousiastes. Nous comprenons qu’il y a des vrais lits et des moustiquaires et imaginons donc une grande tente où l’on peut se tenir debout.

La réceptionniste nous fait visiter les lieux et la tente se révèle en être vraiment une. Genre Quechua 3 places. L’annonce disait quatre adultes mais franchement c’est serré ! Et on y entre aucun sac. Les tentes sont montées à 50 cm les unes des autres sous une sorte de hangar et juste à côté se trouve une cuisine commune en plein air. Elle nous propose de garder la tente ou de privatiser une cabane dortoirs mais avec un supplément. On se dit qu’on va tenter la tente.

Puis elle nous montre l’accès à la lagune, c’est très joli et les pontons sont aménagés avec des transats et des hamacs. Ce côté là est bien plus sympa !

On file direct mettre les maillots et on se baigne jusqu’à la nuit tombée. On se fait dévorer par les moustiques mais ça on ne le saura qu’après !

Puis, nous cherchons un endroit où dîner, nous sommes un peu excentrés et ne voulons pas retourner jusqu’au centre-ville. Nous tombons par hasard sur un resto au thème pirates avec un mini concert en live. L’ambiance est très sympa et nous mangeons nos premières pizzas mexicaines arrosées de margaritas. La soirée est douce et on profite d’être là.

Le retour au camping est plus difficile. La température dans la tente atteint les 30 degrés, le voisinage est très bruyant. Les enfants ont du mal à s’endormir…

Samedi 23 octobre

La nuit a été compliquée dans la tente du fait de la chaleur, du bruit (gens qui parlent, qui font la vaisselle, la musique, chiens qui aboient, une minute d’un mec qui fait des travaux à 5h du mat’, les ronflements de la tente d’à côté). Les enfants se réveillent autour de 6h30, on les fait patienter jusqu’à 7h15 et on file à la lagune à 100m de notre tente pour les défouler mais pas de baignade tout de suite. On teste les hamacs dans la bonne humeur.

On revient à 8h00 prendre le petit déjeuner mexicain proposé par le camping. Une purée de haricot avec une sorte d’omelette avec jambon et épices et un jus de plantes locales désaltérant. C’est bon et les enfants adorent l’omelette. Le service est juste très lent ce matin.

On file ensuite faire notre toilette et nous prenons la direction de la lagune pour cette fois se baigner. L’eau est toujours aussi bonne. Les enfants s’éclatent.

Nous partons ensuite faire le tour du centre de Bacalar tout en recherchant un vendeur de légumes et fruits. Nous trouvons un marché et achetons quelques provisions. Nous recherchons également un ATM car Bacalar et carte de crédit ne font pas bon ménage. Il faut tout payer en cash… On tourne en rond et ne trouvons pas car très rares sont les ATM (au nombre de 4) dans cette ville, échec pour le premier qui n’est pas à l’endroit attendu et deuxième échec, le bâtiment abritant la seconde machine convoitée est en cours de démolition… On arrête de chercher car les enfants ont faim.

On se met alors en quête d’un coin de lagune public avec verdure, que Manu avait trouvé sur internet avec de bons commentaires mais ce dernier est en travaux. A croire qu’ils ont décidé de tout rénover lors de notre séjour… C’est frustrant. Bacalar est loin d’être aussi sympa que lu dans différents blogs. On est tombé sur la mauvaise période, il faut croire. On mange sous un kiosque au bord de l’eau tout en demandant aux gens du coin où l’on peut retirer de l’argent. On a le renseignement voulu et on repart direction le camping.

Temps calme pour les enfants (dessins et travail d’école avec Manu).

Je rechausse les baskets pour partir à l’assaut d’un ATM tout en recherchant de quoi goûter et dîner. Je trouve l’ATM chez Super Willis carretera, un petit supermarché à 15 minutes à pied du camping et en profite pour acheter de quoi nourrir trois enfants affamés et accessoirement leurs parents.

On se rebaigne car oui il fait chaud et la lagune est sans nul doute le point fort de Bacalar. Mais pour y accéder dans de bonnes conditions, mieux vaut avoir un logement qui y donne car presque tout est privatisé par des hôtels ou restaurants. Les enfants sautent du ponton, même Léonie qui avait si peur qu’elle jurait 10 min avant quelle ne le ferait jamais de la vie.

On mange et au dodo car la fatigue de la journée et le manque de sommeil de la veille nous achèvent. Mais les multiples piqures de moustiques qui démangent les enfants et la chaleur dans la tente rendent l’endormissement difficile. Les petits se réveillent à de nombreuses reprises, pleurent et nous décidons de partir le lendemain sans faire la troisième nuit prévue sur place.

Nous retiendrons de Bacalar sa douce lagune et nos beaux instants en famille mais c’est loin d’être le paradis que nous nous imaginions. 

Commentaires

  1. Gégé says:

    Vos nuits inspirent le respect 😉 Bonne route

  2. Papy JP says:

    Coucou
    On a l’impression que vous êtes seuls…en vacances
    Les moustiques il faut relativiser…vous pourriez rencontrer des crocodiles lors de vos baignades 😂
    Toujours autant de plaisir à lire votre blog au réveil…continuez
    🥰🥰🥰🥰🥰

    1. Si le wifi veut bien se montrer coopérant…

  3. Amélie says:

    Les joies du camping ⛺️ !!! Ça vous change du duplex avec piscine! Vous vous en souviendrez longtemps comme ça! Les 30 degrés nous manquent ici. Bonne continuation

    1. Effectivement, on s’en souviendra

  4. Julien Fonteneau says:

    Hola la familia,

    Me gustaria tambien nadar en la laguna, me parece lindo. Si escuché que este parte de Mejico es muy turistico, un poco caro y no tipico. Hé leido que la parte mas tipica es la region CHIAPAS.

    Si las habitaciones seran menos comodos que en Canada o hay que pagar mucho.

    Un beso

    1. Nous pensons aller dans le Chiapas ensuite justement.

    2. Nous pensons aller dans le Chiapas ensuite justement.

  5. Tatate Amélie (Tia Amelia) says:

    Hola la familia.

    Si, a veces, la realidad no es el sueno que se « vende » en el Web ! Tampoco, la luguna de Bacalar parece muy bonita con el agua clara y caliente pienso.

    Pero hacen un gran viaje y van a ver muchos bonitos lugares dentro de los proximos meses.

    Tengo una pregunta. No hablan de la gente local. Tienen contactos con ella ? Pueden aprender cosas de la vida cotidiania de la gente en Mejico ?

    El los ninos, ven a ninos mejicanos en las calles ? Y quieren hablar con ellos ? No estan cansados ? Hablan de la Francia ?

    Besos a los 5 !

    1. Nous avons peu de vraies conversations avec les mexicains parce que notre espagnol est insuffisant. Les enfants attirent beaucoup de regards et échangent beaucoup de holà dans la rue. Par contre, ils sont un peu intimidés face aux enfants mexicains dans les parcs et les observent de loin. Mais c’était pareil au Canada sans barrière de la langue.

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