Bogotá, capitale immense et contrastée

Mercredi 19 janvier

La nuit a été agitée, l’animation sur la place a duré jusqu’à au moins trois heures du matin. Et malgré cela, nos enfants-réveils nous tirent du lit dès sept heures. Nous prenons notre petit-déjeuner dans le salon. C’est agréable d’avoir autant d’espace. Nous sommes rendus à un point où un appartement de 50 mètres carrés nous semblent du grand luxe. Puis une petite session rangement s’impose car la contrepartie d’un grand espace, c’est qu’on s’étale plus (enfin surtout les trois plus petits).
Nous partons ensuite visiter la Candelaria, le centre historique et animé de Bogotá. Les rues sont très vivantes avec beaucoup de street art, des façades colorées et des vendeurs tous les coins de rue.
Nous marchons jusqu’à la place Bolivar, où trône la statue de ce dernier, personnage emblématique de la Colombie. Sur cette place, on trouve la cathédrale Primada, le palais de justice, le Capitole et l’hôtel de ville, autant vous dire que c’est impressionnant. L’autre attrait de cette place est sa concentration unique en pigeons. Et je plaisante à peine vu les vendeurs de maïs partout et les touristes qui se font prendre volontairement en photo entourés de dizaines de pigeons.
Puis nous descendons vers la Carrera 10, où l’animation règne et où se trouve un marché de vêtements. Nous rejoignons le parc Tercer Milenio situé juste à côté et nous découvrons une aire de jeux de haute volée. La plus grande depuis le début du voyage, les enfants sont aux anges.
Nous rentrons déjeuner à l’appartement. Je prends un peu d’avance pour lancer la cuisson des pâtes pendant que JC et Léonie vont faire quelques courses. La personne devant eux paie ses courses de 20 millions de pesos en espèces avec des billets de cinquante mille, ça prend un peu de temps ! Au passage, c’est le premier pays où nous nous baladons avec un million dans nos sacs. Nous n’avons pas gagné au loto, un million de pesos représente « seulement » 200 euros.
Pendant que Gaspard fait une petite sieste, nous faisons une séance d’école. Nous ressortons ensuite dans les rues direction la station de téléphérique de Bogotá. En chemin, nous admirons encore les belles fresques qui recouvrent une partie des murs.
Les enfants sont excités comme des puces à l’idée de grimper dans la cabine du téléphérique. Comme il est déjà tard, nous prenons un aller-retour, 22 000 pesos par personne à partir d’un mètre, environ 4 euros 50. Sinon il est possible de descendre à pied (ou monter d’ailleurs). Nous arrivons en haut du Cerro de Monserrate qui domine Bogotá, à 3152 mètres d’altitude. La vue sur la ville est impressionnante même si nous sommes un peu à contre jour. L’avantage c’est que nous sommes aux premières loges pour le coucher de soleil qui aura lieu sur les montagnes en face.
Nous parcourons rapidement le sanctuaire de Monserrate, que l’on voit de tout Bogotá, puis nous traversons les boutiques souvenirs et cantines avant de revenir sur nos pas pour admirer le coucher du soleil.
Nous reprenons le téléphérique en sens inverse et rentrons dans la nuit vers notre appartement. Nous passons par la terrasse de l’immeuble profiter de la vue, avant de dîner chez nous.

Jeudi 20 janvier

Une journée moins dépaysante que nous passons en bonne partie dans le centre commercial La Colina, au nord de Bogotá.
Le trajet nous permet de nous apercevoir de l’immensité de la ville, 33 kilomètres sur 16, cinq fois la taille de Paris. Nous apercevons des favelas succédant aux grands immeubles de bureau et aux tours d’habitation.
Objectif numéro un, Décathlon et un magasin de vêtements pour enfants, pour refaire la garde-robe des enfants qui a souffert ces derniers mois et les chaussures de JC et Marceau qui sont déjà trouées. Nous renouvelons aussi les chaussures de baignade des deux grands qui sont trop petites. Et Gaspard reçoit enfin le masque de plongée promis depuis Noël. Nous sommes un peu surpris mais les prix sont exactement les mêmes qu’en France. Décathlon est donc une enseigne cher pour le pays. Nous en profitons également pour acheter une carte SIM locale pour avoir facilement de la 4G en ville.
Au retour, nous récupérons notre linge à la laverie. 3 euros 50 pour près de 10kg de vetements, le rapport qualité prix est au top. De manière générale, la vie est nettement moins cher ici qu’en Amérique centrale et notre portefeuille devrait apprécier.
Nous rentrons à l’appartement jouer, travailler, dessiner et dîner.

Vendredi 21 janvier

Nous quittons l’appartement ce matin sans regrets. En effet, bien que grand et joli, il n’est absolument pas insonorisé et nos nuits ont été très courtes avec la musique sur la place en dessous. Nous avons pris un hôtel pour deux nuits dans une zone un peu plus calme le temps d’organiser la suite de notre périple en Colombie.
Nous passons la matinée à travailler, jouer et ranger dans l’appartement avant de rejoindre l’hôtel vers midi pour y déposer nos bagages.
Nous déjeunons ensuite chez « Crepes & waffles », c’est une chaine de crêperies qui nous a été recommandée par notre premier hôte. Et nous ne sommes pas déçus, c’est vraiment bon et pas cher, environ 20 euros pour tous les cinq.
La tentative de sieste qui suit est un échec alors JC emmène les enfants au parc pendant que je fais une course. La marche dans les rues de la Candelaria ravit toujours les yeux mais les petites jambes grognent un peu. La fin de journée est donc consacrée au repos à l’hôtel et nous dînons dans la chambre.

Samedi 22 janvier 

Le petit-déjeuner de l’hôtel ravit les garçons car il y a du riz au lait, qu’ils adorent et leur rappelle mamie Valérie.
Nous commençons la journée comme les précédentes par une balade dans les rues du quartier, on ne s’en lasse pas. Puis un nouveau tour au parc Tercer Milenio dont les enfants réclament les jeux.
En chemin, nous achetons quelques fruits sur la place Bolivar, dont des mangoustans que j’avais découvert au Vietnam et que j’adore. Toute la tribu confirme que ce fruit est vraiment sympa.
Nous rentrons pique-niquer à l’hôtel et renouvelons la tentative de sieste. Nouvel échec mais pendant que les enfants jouent, nous avançons sur le programme des prochains jours. Le wifi est pourri ici, heureusement que nous avons notre carte avec la 4G.
Tout cela nous prend beaucoup de temps et quand nous avons fini nos premières réservations, il fait déjà nuit. Nous sortons dîner de bonne heure. Demain de nouvelles aventures nous attendent.

Commentaires

  1. Laurent Coutin says:

    Les mangoustans ,ça me rappelle mon service militaire en Côte d’Ivoire. Je les avais découverts là bas et adorés ! Par contre j’avais oublié leur noms… merci !

  2. Cuifre says:

    Bonjour quel opérateur avez vous pris? Avez vous des conseils sur Bogota? Tic tac dans 1 semaine nous y serons 🤩🤩🤩

    1. Bonjour,
      L’opérateur que nous avons est Claro. C’est l’opérateur qui domine le marché.
      Sinon, sur Bogota, comme partout, il faut faire attention à certains quartiers que les locaux vous déconseilleront de faire (vols…). Eviter de montrer son argent mais ca parait évident.
      Le quartier Street Art Candelaria est sympa.
      Bon vol!

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