Bora-Bora sans ses touristes

Jeudi 3 mars

Dernier réveil à Huahine, petit déjeuner sur la terrasse et réfection des sacs. Notre avion n’est qu’à 13h30 donc nous laissons nos affaires à Tinau et partons en direction de la plage du centre ville. Nous l’aimons tellement que nous ne pouvons pas rater l’occasion d’en profiter une dernière fois.

C’est la troisième fois que nous y allons mais la première fois un matin. Nouvelle claque visuelle, la mer est d’un turquoise incroyable et l’eau tellement transparente qu’on croirait une piscine. Nous savourons à fond l’instant présent.

Même programme que les jours précédents, baignade dans une eau à près de trente degrés, petit coucou aux rares poissons et jeux divers dans le sable.

Vers 11h30, nous prenons la direction des douches que nous avons repérées dans un champ à proximité. Elles semblent appartenir au club de pirogues local mais comme il n’y a pas de panneau particulier, nous en profitons aussi. Nous pique-niquons sous les arbres dans la bonne humeur générale. Vraiment, Huahine est un coup de coeur pour nous tous.

Nous retrouvons ensuite Tinau, sa voiture et nos affaires sur le port. Il nous emmène à l’aéroport et nous offre à chacun un collier de fleurs sur le parking. Du début à la fin, il aura vraiment été un hôte excellent et nous ne l’oublierons pas.

Nous allons enregistrer les bagages puis nous ressortons prendre le dessert devant l’aéroport. En entendant l’appel pour notre vol, nous nous pressons de tout ranger. Moins de deux minutes après, un employé vient nous chercher dehors car ici les enfants sont prioritaires pour embarquer et donc ils nous attendent pour commencer! Pas de contrôle des bagages à main ici, nous traversons directement le tarmac pour grimper dans l’avion.

Le vol ne dure que 25 minutes, le plus court du voyage mais offre des points de vue magiques sur Huahine, Tahaa et enfin Bora-Bora. A l’arrivée comme les deux fois précédentes en Polynésie, quelqu’un se charge de porter Gaspard dans les mini-escaliers de l’avion pour m’aider. Nous descendons sur la piste, vue océan d’un côté et lagon de l’autre. Sûrement l’un des plus beaux aéroports du monde. Il est situé sur un motu (îlot) à quelques kilomètres de l’île de Bora.

Une navette maritime gratuite est donc incluse dans le prix du billet et nous conduit à Vaitape, la ville principale. JC file directement récupérer la voiture de location. Nous montons en gamme avec un beau SUV rouge, nettement plus confort que la Twingo de Moorea 😉 Nous passons faire quelques courses, nous sommes encore une fois affolés par les prix. Puis nous rejoignons notre maison pour les jours à venir.

La propriétaire nous fait visiter sa jolie petite maison avec terrasse et petit bout de jardin et une très chouette vue sur les montagnes de Bora.

Après une pause goûter, nous partons découvrir la plage de Matira, la seule vraie plage publique de l’île, située à cinq kilomètres de la maison. Elle est très jolie mais nous ne la trouvons pas aussi belle qu’à Huahine, il faut dire que la barre est haute. Peut-être aussi car nous sommes en fin de journée et le soleil est moins haut pour éclairer le lagon et faire ressortir ses couleurs.

Néanmoins, c’est un excellent spot de snorkeling et nous voyons très facilement des dizaines de poissons dans les coraux. Les enfants sont aux anges et prennent très au sérieux leurs explorations. L’eau est aussi à une température très agréable. En fin de baignade, il fait même plus chaud dedans que dehors.

Nous rentrons prendre les douches, Léonie est devenue au passage adepte des douches froides ! Puis, nous profitons de la machine à laver de la maison avec grand plaisir avant de dîner tranquillement. Mauvaise surprise, nous découvrons que nous sommes envahis par les fourmis. Nous avions laissé quelques paquets de gâteaux commencés sur le comptoir et elles s’en donnent à cœur joie. Nous faisons le ménage et planquons tous dans le four et le frigo car il n’y a malheureusement aucun placard dans cette cuisine.

Une fois les enfants couchés, nous nous faisons une séance de ciné maison sur la tablette, c’est cool d’avoir un wifi digne de ce nom. Une très grosse averse survient nous rappelant que c’est encore la saison des pluies ici. Nous avons de la chance, pour le moment, nous n’avons pas été embêtés par la météo.

Vendredi 4 mars

L’objectif de la journée est de faire le tour de l’île et nous commencerons par nous balader un peu pour atteindre un point de vue sympa.

Petit déjeuner pris avec quelques fourmis qui ont réussi à s’infiltrer dans le four. Puis, on file en voiture au pied de la montagne. Le point de vue se situe au niveau d’une antenne relais située à une petite demi-heure de marche de la route.

C’est assez court mais sacrément abrupt. Nous accédons sans trop de peine mais arrivons en haut en sueur. Il fait aux alentours de trente degrés. Il y a quand même un peu d’air pour nous aider à grimper. Rendu en haut, la vue est en effet jolie donnant des deux côtés sur le lagon. La nuance des différents bleus est incroyable.


Les enfants sont contents et ont le droit de manger un morceau pour reprendre des forces. Un habitant croisé sur le sentier nous offre aussi deux mangues, mûres à souhait. La gentillesse à l’état pur.

Nous redescendons rapidement jusqu’à notre voiture pour faire le tour de l’île, soit 32 kilomètres environ.

En chemin, nous nous arrêtons prendre quelques photos à dominante turquoise. Nous faisons une nouvelle pause pour aller voir des canons américains et un autre point de vue. Malheureusement, la propriétaire du chemin nous demande 500 francs par adulte et 300 francs par enfant pour entrer. Quinze euros pour traverser sa propriété, on trouve ça trop cher et nous renonçons à cette deuxième balade.

On s’arrête au Super U pour faire quelques emplettes et allons déjeuner à la maison. Il est l’heure du temps calme mais finalement personne ne dormira…
Goûter pris, nous filons à la plage. Léonie a décidé que nous irons au même endroit que la veille car on pouvait voir plein de poissons. L’eau est toujours chaude, nous en profitons jusqu’au coucher de soleil, et on rentre se doucher et dîner. Encore une bonne journée de remplie!

Samedi 5 mars

Aujourd’hui, nous partons randonner, ça fait un moment que nous n’avons pas fait de vraie rando (seulement des balades comme hier).

Et celle-ci est assez costaude ! Nous visons le sommer du mont Popoti.
Avec 260 mètres de dénivelé positif et 4.6 kilomètres aller retour par plus de 30 degrés, la grimpette se fait parfois dans la douleur. Surtout quand les petites roches volcaniques se sauvent sous nos pieds, manquant de peu de nous faire tomber. Quelques souvenirs du Pacaya remontent. Heureusement, des paysages de folie s’offrent à nous régulièrement et récompensent nos efforts.

Nous croisons seulement un groupe de randonneurs et un autre couple à l’aller et deux quads au retour. Quel plaisir que de se sentir seuls au bout du monde.

Nous sommes super fiers des deux grands qui ont tout grimpé tout seuls et sans trop ronchonner. Gaspard a profité de mon dos tout le trajet et même du luxe d’une petite sieste. Autant vous dire que j’ai souffert encore un peu plus dans ce contexte.

Arrivés au bout, le panorama est splendide de tous les côtés et Marceau s’exclame spontanément « Maman c’est la plus belle vue du monde ». Le pique-nique dégusté tout en haut est grandement apprécié par tous mais nos réserves d’eau sont déjà finies.
Le soleil tapant fort et n’ayant pas mis de crème solaire (nous avons privilégié l’antimoustique cette fois), nous ne traînons pas et commençons la descente. Sans surprise, c’est nettement plus rapide dans ce sens. Même s’il faut faire attention car les cailloux ont tendance à nous faire glisser. Marceau a un petit coup de mou sur la fin et fait un petit tour en porte-bébé. Gaspard, par contre, descend une bonne partie à pied, d’excellente humeur après son absence d’effort dans la montée.

De retour à la voiture, nous filons directement à la supérette pour s’hydrater. Puis, nous rentrons à la maison pour nous reposer un peu car il fait encore trop chaud pour aller à la plage. Finalement, cela se transforme en foot dans le jardin pour JC et Léonie et en jeux de cailloux pour les garçons.

Après le goûter, nous reprenons la direction de Matira Beach et nous nous posons exactement au même endroit que les jours précédents. Nous ne changeons pas notre programme gagnant, trempette dans une mer chaude et observation des nombreux poissons.

De retour à la maison, opération sacs pour reprendre l’avion demain puis apéro pour fêter ça !

Bora-Bora est réputée pour son tourisme expansif mais en fait, le gros des touristes restent sur les hôtels de luxe situés sur les motus. L’île principale est relativement épargnée et même si ce n’est pas un aussi gros coup de cœur que Huahine, nous sommes très contents de l’avoir découverte.

Commentaires

  1. Amélie says:

    Vos photos sont trop belles et donnent trop envies! Même François est partant pour y aller malgré la durée du vol et le prix, c’est dire que ça fait rêver!!!

    1. Ouais c’est pas mal ici 😌

  2. PECHEUR Isabelle says:

    Belles plages et beaux paysages !!!
    Une belle étape à ne pas rater.
    Bonne continuation

    1. C’est à faire je confirme!

  3. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Mouai je trouve ça vraiment cliché: eau transparente, soleil, palmiers #jaloux #aigri

    profitez en à fond c’est magnifique!

    un abrazo

    1. C’est blasant à la longue de vivre dans une carte postale 😉😂

      1. Amélie says:

        😂 restez là bas, le retour en France va être dur!!!

        1. Le budget ne peut suivre sinon on serait resté plus longtemps 😋

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.