Cahuita et sa réserve, perle des Caraïbes

Vendredi 14 janvier

On se réveille vers 6h (le jour entre énormément dans la chambre), on se lève vers 7h00. On va prendre le petit-déjeuner dehors sur une table au soleil. Le ciel est bleu. Ça tombe bien, on compte faire la réserve naturelle de Cahuita aujourd’hui.

La propriétaire de notre chambre nous emmène ensuite à l’entrée du site en nous expliquant la procédure de la réserve. A savoir, fouille des sacs, écrire sur un registre notre nom, indiquer notre pays et ville d’origine et l’heure de notre arrivée sur place. Il nous est demandé un don comme prix d’entrée. On donne ce qu’on veut.

Concernant la fouille des sacs, rien à voir avec la sécurité, c’est pour s’assurer que tu n’emmènes pas de plastique avec toi, pour éviter les déchets parsemés dans le site. On a un peu triché, on avoue, on a emmené au fond du sac un paquet de chips, des paquets de gateaux secs et des paquets de bonbons… ok triché beaucoup. Mais vu la longueur de la rando qui nous attend, pas le choix avec les petits, il faut du carburant. Et on est responsable, on ne jette rien dans la nature! Sauf que certains se sont fait piéger et je vous dévoilerai ceci dans la suite de ce récit.

Bref, nous voilà entrés dans un parc remarquablement propre, une verdure luxuriante longeant l’océan. Vraiment joli. On n’oublie pas de mettre de l’antimoustique histoire de ne pas être dévorés et en route !

On croise beaucoup de touristes français mais peu d’animaux à mon goût au début. Je suis un peu déçu du fait des propos de touristes rencontrés la veille nous prônant qu’on en voyait tous les mètres. Tant pis, la balade est quand même chouette avec la mélodie et la vue des légères vagues qui viennent lécher le sable.

On a quand même vu furtivement un agouti à l’entrée. On rencontre ensuite quelques crabes, des bernards l’hermites super gros et colorés, de grosses araignées noires, jaunes, et blanches tissant leur toile, un gros iguane. Un couple de touriste me montre un paresseux hissé en haut d’un immense arbre que j’arrive à peine à distinguer.

Je rattrape Manu qui avait pris un peu d’avance avec Léonie et Marceau, marchant les pieds dans l’océan. Les enfants réclament à manger. Nous poussons donc rapidement jusqu’à une plage assez sympa à la Punta Cahuita, sable blanc, cocotiers et mer turquoise. On grignote tranquillement.

Une fois fini, on s’en va se prélasser dans l’eau chaude des Caraïbes, ici peu mouvementée et on profite. On ne s’attarde pas trop quand même car il nous reste plus de la moitié du sentier à faire et l’heure tourne. La réserve ferme à 16h00. Et nos enfants ne sont pas très rapides. Mais ils sont courageux ce matin, ils marchent bien. On a emmené les jumelles et ils cherchent les animaux, ça motive aussi !

Pendant qu’on se sèche pour repartir, que voit-on!? Un raton laveur sort des fourrés en se dirigeant direct vers les sacs laissés par des baigneurs. Il ne lui faudra que 3 secondes pour trouver une sorte de kit-kat, qu’il engloutit sur place sans aucun stress. Les propriétaires des affaires arrivent et essaient de le chasser par des gestes et des bruitages, mais rien n’y fait, le raton finit son festin là où il l’a trouvé.

Et là, on pourrait se dire que l’histoire est close, le raton repart dans sa forêt tranquille. Mais non! Le raton laveur est un glouton. Ignorant les touristes alentours, il va faire le sac d’à côté, la proprio ne semble pas inquiète car rien à manger. Il se dirige ensuite vers nous. Je prends notre gros sac abritant bananes, gateaux secs et bonbons puis me dirige vers la mer, en sécurité. Notre ami gourmand renifle quand même notre sac de maillots de bain pendant 2 secondes sous l’oeil semi amusés, semi pas rassurés des enfants et de Manu. Marceau tend un baton vers le raton laveur que ce dernier cherche à prendre pensant être de la nourriture. Marceau, effrayé, s’en va se consoler dans les bras de Manu. On a tous eu un peu peur que l’animal griffe Marceau mais non, l’appel de l’estomac est plus fort car il s’en va fouiller les sacs de gens endormis à côté. Il arrive à choper un sandwich puis s’en va le finir dans la forêt. On a donc eu affaire à un raton laveur qui sait où et quand se servir sans difficulté.

On repart donc en se méfiant désormais quand il s’agit de sortir des aliments de notre sac. Nous apercevons de nouveau des paresseux sagement accrochés à leurs branches. Ils ne bougent jamais beaucoup ceux-là. Après quelques centaines de mètres, et quelques réclamations de la part de Léonie pour voir des singes à face blanche, nous tombons justement sur une petite colonie de 4 ou 5 singes capucins.

On les oberve dans notre coin ne sachant pas si ces derniers ont faim ou non… Mais non, ils font leur vie et nous, on les espionne. Après quelques photos, on repart encore plus contents de cette balade et la finissons sous une chaleur humide.

Le dernier tronçon se fait non plus le long de l’océan, mais à l’intérieur de la forêt sur une passerelle de 2km. Notre hébergement se situant à 500 mètres de la sortie de la réserve, nous aurons finalement parcouru presque 9 km. Les enfants auront bien crapahuté et sont fiers.

Arrivés à notre chambre à 15h, on mange un vrai repas puis direction la piscine. Après les douches et quelques jeux, à 18h30, on se prépare un bouillon agrémenté de pâtes puis fruits et au dodo.

Samedi 15 janvier

Ce matin, c’est farniente à la piscine, située non loin de notre chambre. Toujours réveillés tôt, on profite de cette dernière car il fait déjà chaud. L’eau est déclarée trop fraîche par les enfants, qui finissent par s’y baigner quand même ! Ils joueront ensuite pas mal autour pendant que Manu et moi organisons la suite de notre séjour dans cette région.

Nous déjeunons entre 11h30 et 12h. Les gars font la sieste pendant que Léonie effectue du travail d’école avec Manu. A 15h, on prend un taxi direction Cahuita centre. Il nous dépose à une plage côté ouest de la ville, la playa negra.

On décide d’abord de boire et manger un morceau avant de se baigner. Glace chocolat fraise pour les enfants, jus de pastèque pour Manu et jus de mangue pour moi. Tout cela avec, en fond sonore, du Bob Marley, une icône ici.

On traverse la route, on arrive sur la plage de sable noir. Tous en maillot et tous dans l’eau. L’eau est chaude, peu profonde et les vagues pas méchantes. Les enfants jouent longtemps à sauter dans les vagues, on fait des chateaux de sable, on s’amuse à s’enterrer les pieds…

Tout va bien! Le soleil décline vite, tant mieux il tape ainsi moins. On reste une heure et demi sur la plage et on lève l’ancre pour aller découvrir un peu la rue principale et ses abords.

Les enfants jouent 5 minutes dans une aire de jeux pendant que la nuit commence à tomber. On se dirige vers une superette afin de prévoir un diner pour ce soir et demain soir. Puis, il nous faut retirer de l’argent à un distributeur repéré à notre arrivée, un peu galère, il faut nous y reprendre à dix fois. Nous appelons le taxi qui nous a déposé en début d’après-midi. On attend un bon moment car il est occupé ailleurs.

Une fois rentrés, je vais préparer une purée avec saucisses pendant que Manu se douche avec les enfants. Une belle journée, tout le monde est content de ses activités.

Demain l’objectif est de se rendre dans un centre soignant des animaux sauvages en difficulté avant réintroduction dans la nature quand c’est possible. A demain de bonne heure et de bonne humeur!

Commentaires

  1. PAPY JP says:

    Los países cambian pero los paisajes son siempre tan hermosos.
    Te falta imaginación para tus días… comer, caminar, nadar, mar… dormir, pero eso parece adaptarse a la pequeña tropa… así que sigue adelante
    Me encanta la foto del joven explorador buscando perezosos, este bebe es genia

    Les pays changent mais les paysages sont toujours aussi beaux.
    Vous manquez d’imagination pour vos journées…manger randonnées piscine mer…dormir mais cela semble convenir à la petite troupe…alors continuez
    J’adore la photo du jeune explorateur cherchant les paresseux, il est génial ce baby

    1. C’est vrai que c’est la routine ici ! 😉

    1. Amélie nous avait envoyé une photo.

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