Cascades Misol Ha et Agua Azul

Jeudi 18 novembre

Lever sans réveil ce matin car nous ne sommes pas pressés. Nos activités du jour sont les cascades Misol Ha et Agua Azul mais le colectivo ne vient nous chercher qu’à midi à notre hôtel. Les enfants en profitent pour jouer tranquillement sous ma surveillance pendant que Manu fait un tour au supermarché.

Il fait un temps ensoleillé avec nuages. Nous passons un petit moment à l’aire de jeux de l’hôtel en fin de matinée. Les enfants essaient d’apprivoiser une petite fille mexicaine en lui courant après et en lui demandant « Como te llamas ? ». Ils sont frustrés de ne pas comprendre sa réponse et nous en reparlent encore. Quant à nous, nous essayons de mettre à jour le blog mais le wifi est nul et nous ne pouvons pas nous connecter.

Nous grignotons un peu devant l’hôtel en attendant le colectivo puisque c’est interdit dans notre chambre. Il arrive pile à l’heure. Le trajet dure 45 minutes, sans compter la demie-heure de remplissage dans les autres hôtels.

Nous voilà arrivés en même temps que le flot de touristes venus admirer l’attraction de la région. Nous avons 40 minutes. On ne traîne pas car les enfants ont un rythme différent du nôtre en jouant avec les cailloux, les feuilles, les branches, le temps s’allonge dans leur univers bien à eux.

La cascade est imposante, 35 mètres de haut (sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir un homme en t-shirt blanc niveau bas de la cascade pour vous donner un semblant d’échelle). Le fracas de l’eau fait un bruit assourdissant et, du jamais fait encore au cours de notre voyage, nous avons accès derrière la cascade. Un autre point de vue sympa mais aussi très humide. Une fois derrière, la vapeur d’eau s’y dégageant dépose sur nous une pélicule d’eau rafraichissante. Les  garçons ne sont pas rassurés et nous font faire demi tour avant d’arriver à un autre point de vue à 100m de l’autre côté de la cascade. Nous rebroussons chemin en enregistrant ces images tout en faisant attention à ne pas glisser.

Il y a possibilité de se baigner au pied de la cascade pour quelques dizaines de pesos mais le temps n’est pas trop de la partie et il ne faut pas qu’on traîne. Les enfants en profitent pour manger un peu puisque fidèles à leurs habitudes, ils ont déjà faim. Nous entendons au loin plusieurs singes hurleurs, ce qui leur plaît beaucoup.

On reprend le colectivo pour la seconde excursion, les fameuses cascades Agua Azul.

Nous sommes déposés au niveau d’un torrent et avons 2h30 devant nous. Le ciel s’est voilé offrant de très rares éclaircies. Le torrent est très vite ponctué de cascades avec de gros rochers. A certains paliers où l’eau est plus calme, des aires de baignades sont aménagées. On arrive à l’endroit le plus joli et le plus impressionnant de cet endroit. Ce n’est pas réellement la hauteur des cascades mais plus le panorama s’offrant à nous. Une multitude de cascades, avec gros blocs rocheux, peu profondes et une eau d’une couleur bleue-verte tendant vers le vert du fait du temps nuageux. Manu a beau argumenter qu’en temps ensoleillé, l’eau est bleue comme sur les photos, elle n’arrivera pas à me convaincre. Agua Azul restera « verde » à mes yeux, un joli vert semi transparent quand même.

Bref, le débat ne m’empêche pas de dire que c’est à faire malgré l’omniprésence des vendeurs de vêtements, eau de coco, alimentation et j’en passe.

Les plus courageux de la famille vont faire trempette dans une zone autorisée, c’est à dire femme et enfants. Je me dévoue pour garder les sacs, on ne sait jamais… Le soleil réapparaît à ce moment là mais est déjà bien descendu car l’heure tourne et les moustiques sont de la partie.

Nos estomacs (surtout le mien) crient famine. On se rhabille, on redescend et nous arrêtons dans un stand manger des empenadas, sorte de beignets fourrés au fromage pour les enfants et au thon-tomate pour nous. Oui, c’est censé être l’heure du goûter mais ici ils ont plutôt une préférence pour le salé à toute heure et comme le pique-nique a été très frugal, cela fera l’affaire. Une fois rassasiés, il est temps de rejoindre le colectivo pour repartir en direction de Palenque. Nous avons deux heures et demi de route pour rentrer mais cela ne nous impressionne même plus.

Arrivés à destination, nous profitons d’un arrêt dans le quasi centre pour descendre. En temps normal, il nous aurait redéposé à notre hôtel. Mais, notre objectif est de manger dans le centre pour finir la soirée. Nous allons dans un restaurant repéré par Léonie la veille. Il a 4/5 sur TripAdvisor avec pas mal d’avis. Donc on entre. Un restaurant avec un énorme écran diffusant un James Bond, vite remplacé par la rediffusion d’un concert local. Celui-ci hypnotisera nos enfants pendant la longue attente pour avoir les plats et les boissons. Marceau et Gaspard vont même jusqu’à applaudir les musiciens à l’écran.

20 minutes après notre commande, on m’apporte ma bière et 20 minutes plus tard, Manu aura enfin sa piňa colada et les enfants leur jus d’orange. Manu commence à croire à une forme de patriarcat dans la culture mexicaine. Il est vrai que je suis servi souvent le premier. Alors que la logique française (ou la logique tout court) voudrait que ce soit les enfants. Pas ici en tout cas. On attendra environ 45 minutes nos plats. (Vous pouvez penser au surbooking du restaurant mais non, on dénombrera 3 ou 4 tables occupées sur une quinzaine). Nous ne prendrons pas de dessert espérant ainsi rentrer à notre hotel avant le petit déjeuner…  La serveuse, au moment de demander l’addition, nous apporte à chacun une part de gateau au chocolat non commandée. La gourmandise nous pousse à les manger. Ces parts de gateau sauveront la « propina » (pourboire) de la serveuse qui est de coutume au Mexique.


On rentrera à pied histoire de digérer. Pas de soucis de sécurité malgré la nuit, les rues sont bien éclairées et beaucoup d’échoppes encore ouvertes sur notre route. Nous rentrons dans notre chambre nous coucher, avec en tête les belles images de la journée.

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    De magnifiques cascades !
    Encore de belles aventures…
    Bonne continuation

    1. Effectivement, on est pas mal ici!

  2. PapyJacques says:

    Cette nature luxuriante est splendide. Les déplacements continus me semblent exténuants, surtout pour les petites jambes qui vous accompagnent.
    Le site MAYA décrit précédemment est grandiose et vous laissera un souvenir d’exception.

    1. Les petites jambes sont très courageuses !

  3. Tatate Amélie (Tia Amelia) says:

    Hola la familia.

    Con el tío Nicolas, nos recordamos muy bien de Palenque y de Agua Azul que son lugares magníficos.

    ¡Que aventura este gran viaje ! Son numerosas las personas que siguen su aventura et que nos dicen « ¡Nunca hubieramos hecho eso ! ». Son realmente grandes aventureros los padres y los 3 hermanos. ¿Van a seguir este mismo ritmno hasta la primavera ?

    Aquí, todo va bien. La naturaleza cambia y las hoyas cayen mucho de los árboles. Las temperaturas bajan y hay que vestirse con abrigos calientes.

    Difrusten bien del Guatemala ahora.

    Besos a los cinco. Hasta luego

    1. Mickey says:

      Je comprends pas bien l espagnol, mais les photos sont magnifiques

      1. Notre espagnol n’est pas excellent mais on se débrouille, on comprend plus facilement que le fait de s’exprimer. Pour les photos, oui ca dépayse!

    2. Tout va bien pour le rythme. En fait en nous lisant on peut penser qu’on est toujours en mouvement mais on a plein de moments de pause quand même. On s’adapte aux enfants aussi. C’est notre priorité!

  4. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    A mi me gusta la color del agua. Estoy sorprendido que los hijos caminan casi todos los dias sin quejarse mucho. Bravo! « como te llamas » que lindo que ellos aprenden a hablar espanol pero lo dificil es entender la respuesta jajaja. Imagino que hay menos turistas en Guatemala. Cuando visité Tikal en Guatemala, en julio 2021, habia poco gente. Cual es el plan en Guatemala?

    Un beso

    1. Les enfants marchent ce qu’ils peuvent. On a du carburant pour eux quand il y a des coups de mou (bananes, sucettes, gateaux…). Et quand c’est trop dur, on a deux porte-bébé en permanence avec nous donc ca aide!
      Et pour le Guatemala, on va surement se diriger, après Flores, vers Lanquin/Semuc Champey et ensuite Antigua et Atitlán. Après on verra!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *