Celestun nous voilà!

Jeudi 4 novembre

Nous allons à Celestun aujourd’hui, ville située sur la côte ouest du Yucatán, à 90 km de Mérida. Celestun est une ville un peu isolée mais qui semble valoir le coup d’oeil d’après certains blogs lus.

Nous prenons le temps de nous réveiller et de prendre le petit déjeuner, avant de nous préparer. Nous prévoyons de partir avec seulement deux petits sacs à dos pour plus de commodités. Nous rangeons les gros sacs pour laisser tout le reste à la bagagerie de l’hôtel. Notre objectif est de partir à Celestun pour y dormir une nuit et revenir dans ce même hôtel pour y repasser deux nuits.

 

Nous partons donc avec deux sacs à dos et trois enfants (le compte y est toujours) à la recherche du bus, sous le soleil et avec les degrés qui grimpent tranquillement. Nous traversons un marché typique d’ici, où tu peux acheter du poulet, du dentifrice et une clé de douze sur 10 mètres. Nous arrivons au terminal et demandons quand part le prochain bus pour Celestun. L’agent nous répond « 10 minutes » mais depuis un autre terminal. On court pour atteindre le terminal, moi en tête pour me jeter sous les roues du bus pour l’empêcher de partir avant que femme et enfants ne soient arrivés (j’en fais trop?! Je romance un peu ok…) et Manu avec enfants sous les bras. Nous montons dans le bus 2 minutes avant le départ. Il aurait fallu attendre une bonne heure sinon. Le bus ne nous coûte pas cher (150 pesos soit environ 6 euros pour la famille) en comparaison des taxis qu’on a payés jusque-là pour faire seulement quelques km.

Le bus est supra climatisé comme d’habitude et nous roulons pendant 2h45 (2h sur le papier…) pour atteindre Celestun. Les enfants ont beaucoup dormi dans le bus donc cool. A l’arrivée, nous cherchons un resto où manger car il est quasiment 14h. On en trouve rapidement un sur la plage. On déjeune sous le soleil, on est bien. Puis, on va se baigner histoire de changer nos habitudes.

On se dirige vers l’hôtel situé à deux pas dudit restaurant et donc de la plage pour poser nos affaires. On ressort faire des courses pour le soir et le petit déjeuner du lendemain. On passe sur la place principale où des manèges permanents s’activent la nuit tombée. Il est passé 17h30, il fait donc nuit ici. Marceau et Gaspard s’aventurent dans un manège dirons nous classique et Léonie s’essaiera à un manège s’apparentant à une grande roue en version miniature. Précisons que l’affuence est telle que les manèges ont été mis en marche à notre demande et avec nos seuls enfants dedans! On va faire un tour également à une aire de jeux au grand plaisir des enfants.

On rentre manger à la chambre d’hôtel en passant dans les rues bien éclairées et rassurantes malgré les nombreux chiens errants. Ce seront d’ailleurs ces chères bêtes qui, aboyant toutes les 30 minutes durant toute la nuit, nous feront passer une nuit plus que hachée. L’isolation phonique n’est pas à son apogée hélas!

Vendredi 5 novembre

Le réveil est dur suite à ce concert de nuit magistral et gratuit, de quoi je me plains… En route, pour aller voir les flamants roses après un petit déjeuner expéditif. Pas de réservation de faite, on pense qu’il n’y aura aucune difficulté à se faire aborder par un gars criant « flamingos flamingos!!! » comme la veille. Nous sortons, marchons et nous faisons hêler par un gars de la même manière. Cependant, il nous explique en anglais que le vent du nord s’étant levé, il n’y aura pas de bateau pour aller voir les flamants roses. Mais il a une solution de rechange à nous proposer, aller les voir en voiture car les flamants sont visibles sur les terres dans les marécages. Nous ne sommes pas intéressés et nous attristons un peu d’avoir fait toute cette route pour pas grand chose. Direction la plage pour nous baigner, les enfants seront au moins contents.

Effectivement, plus aucun bâteau de ce côté de la plage. Nous apercevons tout de même un groupe de 4 touristes français qui semble parlementer avec un autochtone. Celui-ci vient nous voir quelques minutes pus tard pour savoir si nous serions intéressés de voir les fameux flamingos. Nous lui racontons notre entrevue avec un de ses « confrères ». Il nous confirme les propos mais ajoute qu’en partant du port et en longeant la côte, ça ne poserait pas de soucis. Il nous propose 1200 pesos pour la famille. Nous pensions payer plus cher suite à la lecture de certains blogs, nous tombons donc d’accord. Avec du recul, nous aurions du négocier un peu car c’est lui qui est venu nous chercher et son bateau était déjà à moitié plein, mais nous n’avons pas encore ce réflexe.

Bref, nous voilà partis pour 15 minutes de marche afin d’arriver à la lancha. On navigue pendant 15 minutes (la dernière minute s’est finie avec des pleurs côté Marceau et Gaspard du fait des trop gros soubresauts du bateau). Ils ont été vite rassurés car nous descendions déjà. Nous moins, car nous pensions admirer les flamants depuis le bateau…

Nous nous enfonçons dans une végétation humide et voyons un déluge de moustiques s’abattre sur nous (les bombes anti-moustiques étaient à l’hôtel, bah oui, nous ne devions faire que du bâteau…). Et là, je regrette d’être venu en pensant refaire un « Bacalar bis », c’est à dire avec des enfants se plaignant des démangeaisons les nuits à venir…

Nous sortons des sentiers « mangeurs d’hommes » pour apercevoir des dizaines et des dizaines de flamants roses. Mes pensées négatives s’estompent et on admire le plus silencieusement possible. Certains prennent leur envol, beau spectacle à 100m de nous pendant 20 minutes. On retourne à la lancha par le même chemin suceur de sang. Et on repart en s’installant différemment pour minimiser le tape-fesses créé par les vagues, on se met à l’arrière. Et le reste de la traversée se déroule super bien. On va voir les mangroves et l’eau très ocre qui s’y trouve et on revient. 2h30 de tour, pas mécontents mais pas mal piqués de partout…

On se restaure le midi au même endroit que la veille. On fait un petit saut dans la mer pour voir si elle est toujours aussi chaude. On se rhabille et là, au large, on voit des dauphins s’amuser en faisant des sauts. Top! Une belle journée agrémentée de flamants roses, de pélicans, d’iguanes et de dauphins sous le soleil. Celestun vaut en effet le détour.

Allez, direction le bus pour revenir à Merida. On dîne sur le pouce au parc devenu habituel et on rentre se laver du sable et se coucher.

Commentaires

  1. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Increible los flamingos salvajes. Hé visto en Chile-desierto de Atacama y es para mi un recuerdo muy fuerte.

    Yo tambien mi di cuenta que los latinos tienen una tolerancia mas alta de los ruidos que los franceses. Es muy comun una musica fuerta en el bus, en un restaurante… A pesar de un ano de vida en Peru, no estoy acostumbrado.

    Para saber el buen precio, se puede preguntar a un local en la calle antes de pedir al profesional.

    Pensé al inicio que era una estafa de decir no hay lancha hoy. Porque a veces la persona miente para vender.

    Algunas veces, hablan de turistas franceses. Hay mucho?

    Un beso.

    1. JC says:

      Alors pour les prix, ils assument complètement la différence entre mexicains et étrangers. Régulièrement, on voit des panneaux avec prix pour autochtones et étrangers affichés l’un au-dessus de l’autre.
      Et concernant les touristes français on en croise pas mal oui! Il y a Jason Biotteau et sa moitié qui suivent nos pas à quelques villes derrière nous. Si un moment donné ils nous rattrapent, on mangera surement ensemble pour partager ce qu’on a vécu!

  2. Amélie says:

    Je prends note du lieu pour un prochain voyage au Mexique 😉 ca a l’air magnifique. J’aurais aimé avoir des photos des dauphins 🐬

    1. JC says:

      Pour les photos des dauphins, ca n’aurait rien rendu car ils étaient assez loin quand même et les photos ça fait un rendu plus éloigné, à l’image des flamants roses mis sur le blog qui sont plus près en réalité. Mais c’était vraiment sympa de les voir sauter! On espère en croiser d’autres 😊

  3. Papy jack says:

    A l’exception des troupeaux de moustiques cette journée me semble paradisiaque, je vois que les frites sont aussi au menu mexicain.
    Bonne suite à l’aventure.

    1. JC says:

      Deux jours après les boutons sont de l’histoire ancienne mais Manu en a dénombré plus de 60 sur elle. Les enfants et moi on a été assez épargné en comparaison.
      Et les frites sont une valeur sûre pour nourrir les enfants! Avec modération évidemment…

  4. Daph92 says:

    Que de belles découvertes pour vous tous ! Je suppose que les enfants sont aussi enthousiastes devant les animaux que de profiter des manèges sans concurrence😁.
    Et ce short alors, il ressemble a quoi finalement ?😂

    1. JC says:

      Animaux et manège c’était le combo gagnant pour les enfants en effet.
      Le short, turquoise, bien salissant, devrait se voir en photo de temps en temps vu comme nous voyageons léger ! Les pantalons de Manu et de Gaspard suivent le même chemin tout comme l’un de mes t-shirts d’ailleurs.
      On leur mène la vie dure et on les porte plus que régulièrement!

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