Ek Balam et Cenote Xcanche

Samedi 30 octobre

Nous nous réveillons toujours de bonne heure grâce à nos chers bambins qui nous appellent à peine avoir ouvert un œil, étant pourtant à quelques centimètres de nous, dans la même pièce. Bref, cela permet de profiter de la matinée. On prend le petit déjeuner dans notre chambre et filons direction Ek Balam, un village où s’élèvent des vestiges mayas.

Nous avons opté pour Ek Balam et non Chichen Itza pour deux raisons principales, à savoir :

– c’est un site moins prisé des touristes et qui a donc conservé un cachet plus authentique et plus sauvage. Nous ne voulions pas faire partie du flux des nombreux touristes pouvant poser devant les monuments avec la bouche en cul de poule et se cabrant de manière des plus naturelles devant l’objectif (c’est du vécu). On voulait pouvoir apprécier sans être gênés par la foule.

– À 1,5 km de ce site se trouve une cenote qui nous semblait être une bonne récompense après avoir gravi les sommets en pierre.

Nous partons donc à la recherche d’un bus qui s’y rendrait d’après certains sites mais nous faisons chou blanc. Pas de bus allant de Valladolid jusqu’à Ek Balam. Nous optons alors pour un taxi pour faire le trajet d’une demi-heure.

Arrivés à bon port, nous commençons la visite du site maya sous un ciel ensoleillé. Nous sommes seulement une vingtaine de touristes sur place et en sommes ravis. Nous avons décidé de faire le tour sans guide, car sans possibilité de français, cela nous paraissait long pour les enfants. Nous déambulons environ 1h entre les monuments.

Le plus impressionnant est évidemment la pyramide principale avec ses tombes sculptées à l’intérieur. Et rendu au sommet, c’est là qu’on s’aperçoit que le site est noyé dans une jungle colossale. La verdure à perte de vue.

Mais attention à l’ascension du monument car les marches sont irrégulières et loin d’être de niveau. J’y suis allé avec Gaspard sur le dos en montant les marches en m’aidant des mains. J’ai procédé de la même manière en redescendant. Manu m’avait rassuré en m’indiquant qu’il y avait déjà eu des morts suite à des chutes. Merci Manu!

Manu monte ensuite jusqu’au premier niveau avec Marceau pour admirer les tombes puis au sommet seule laissant les enfants avec moi en bas. Léonie n’a monté qu’une dizaine de marches puis a eu peur, étonnant venant de notre petite cascadeuse. Elle a d’ailleurs grimpé plusieurs autres pyramides moins hautes.

Nous empruntons ensuite le sentier situé à l’entrée pour se diriger vers le cenote, sans oublier de donner des forces aux enfants (bananes) pour arriver au bout sans trop de lamentations. Le chemin se fait bien  puisque ombragé. On croise quand même un serpent histoire de pimenter la balade.

Une fois arrivés, il n’est pas loin de midi, nous pique-niquons donc en haut de la cenote sur une table prévue à cette effet. Ensuite, nous enfilons maillots de bain et brassards pour descendre dans la cenote par des escaliers très abrupts en bois. Nous aidons les enfants à descendre marche par marche pour éviter une chute malencontreuse.

Et nous découvrons cette cenote différente de celle de Tulum puisqu’on ne voit pas le fond partout (du fait de la forte profondeur). De nombreux poissons ressemblant à des poissons chats sont présents.  Il y a une cascade qui s’écoule au milieu et avouons le, la présence du soleil joue beaucoup et permet de dévoiler différentes couleurs vert, bleu, turquoise.

Nous sommes moins de 10 personnes sur place, nous sommes même seuls un long moment à se baigner dans cette eau transparente, mais un peu fraîche (25 degrés) par rapport à la mer mexicaine. Marceau est le plus frileux et ne plonge que les pieds. Tout le reste de la famille se prélasse dans l’eau et profite de cette atmosphère hors du commun. Des bouées et gilets de sauvetage sont disponibles au bord. Certains touristes font également Tarzan à l’aide d’une corde suspendue au dessus de l’eau. Il y a même une tyrolienne possible avec un petit supplément.

Un excellent moment de tranquillité où on profite de la beauté des lieux.

Nous remontons ensuite nous rhabiller et croisons un iguane dans l’escalier, qui surprendra Léonie. Puis, nous allons nous détendre dans des hamacs mis à disposition. Après une demi-heure de pause, nous repartons dans l’autre sens pour 1,5km de marche. Nous trouvons un taxi et nous repartons pour l’hôtel.

Nous nous baignons dans la piscine de l’hôtel (oui notre vie tourne autour de l’eau) avant de partir en vadrouille dans le centre de Valladolid. Nous découvrons le parc central et son Eglise San Servicio.

Nous regardons les mexicains (et touristes) aller et venir et nous nous laissons tenter par des marquesitas suite à de nombreuses plaintes s’apparentant à des « J’ai faaiiimmm… » de nos trois estomacs sur pattes.

La marquesita ressemble à une fine pâte à gaufre croustillante agrémentée de condiments sucrés et/ou salés. Nous n’avons pas tenté la nutella-fromage-fraise, qui a pourtant la préférence des locaux. Nous sommes restés sur une valeur sûre nutella-banane. La nuit est tombée pendant que nous dégustons nos spécialités mexicaines.

Nous rentrons à l’hôtel pour dîner (oui même après les marquesitas en guise d’apéro) et nous nous effondrons de fatigue après cette excellente journée sous le soleil mexicain.

Infos pratiques :

Taxi Valladolid – Ek Balam : 250 pesos

Entrée pour visiter vestiges archéologiques de Ek Balam : 2 adultes et 1 enfant (gratuit pour nos deux derniers) : 987 pesos.

Entrée cenote : 2 adultes : 340 pesos et gratuits pour les ninos.

Taxi retour Ek Balam – Valladolid : 240 pesos

Commentaires

  1. Gégé says:

    Tu as oublié la photo de toi faisant Tarzan frangin 😉
    Bises

    1. Je souhaite continuer le voyage en un morceau et sans mauvais bobos donc pas fait le tarzan désolé…

  2. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu

    Noté tambien que en general las latinas les gusta tomar una foto intentando ser un modelo jajaja

    El lugar es muy hermoso. 25 grados es frio. La vida no es facil jajaja. En Guatemala, cerca de la frontera con Mejico, hay un sitio Maya muy hermoso en la selva que se llama TIKAL pero la organización no es facil.

    Se nota la pobreza en la calle? Hay persona que limpia los zapatos o ninos que venden caramelos?

    Un beso

    1. Oui, on observe la pauvreté dans la rue avec des personnes qui font la manche ou qui vendent un peu de tout, mais pas d’enfants.
      Concernant les cireurs de chaussures très peu. On en a vu un en action mais sinon beaucoup de chauffeurs de taxi te hêlant aussi bien sur le trottoir qu’en klaxonnant en passsant à côté.

  3. Amélie says:

    Les photos sont magnifiques. Les enfants sont ravis. Que du bonheur !!! Et je suis d’accord avec Gégé il manque tarzan 😂

    1. On a plutôt trois petits singes avec nous qui montent partout mangeant pas mal de bananes. On se rapproche de Tarzan il est vrai!

  4. Papy jack says:

    Le narrateur a changé, le style est différent, tu parles jc de tombes les monuments mayas étaient un lieu de funérailles ?
    En regardant valladolid via les photos satellites de Google il me semble que l’urbanisation est organisée autour de multiple espaces verts boisés au carré.
    J’ai comme l’impression que les enfants ont des nageoires qui commencent à pousser.
    Papy

    1. Oui, dans l’édifice maya le plus grand, on y retrouve des tombes, mais pas que. Il est structuré sur plusieurs niveaux avec différentes chambres. C’est un monument qui formait un mini village.

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