En transit à San Salvador

Lundi 20 décembre 

Nous quittons notre petit paradis sur le Pacifique, en direction de San Salvador, la capitale. En effet, dans notre programme initial, nous devions y faire aujourd’hui nos tests PCR pour aller au Nicaragua pour Noël. Et nous avions déjà réservé un hôtel, non remboursable. Puis, en cherchant des billets d’avion pour le Costa Rica, notre nouveau plan, les dates collaient donc nous avons décidé de maintenir notre passage à San Salvador comme prévu et de partir dès mercredi au Costa Rica.

Probablement refroidis par les avertissements lus sur ce pays, nous n’avions pas prévu de nous y attarder plus que ces quelques jours de transit entre Guatemala et Nicaragua. C’est un petit regret avec le recul car le Salvador offrait encore beaucoup de découvertes, et sans risque notable à priori, notamment dans la région de Santa Ana.

Bref, nous voilà donc au bord de la route à attendre le bus direct vers la capitale. Nous nous faisons confirmer son numéro par une famille et patientons tranquillement au son des camions qui défilent. C’est en fait un minibus qui arrive au bout d’une demi-heure et il est déjà bien plein. Nous sommes obligés de nous séparer. JC prend Léonie dans les premiers rangs et moi les deux garçons tout au fond. Nous nous casons tous les trois comme nous pouvons avec nos gros sacs et tout notre bazar à surveiller et en route. Commence alors un trajet assez éprouvant !

Le minibus se remplit encore et encore. Nous sommes serrés comme des sardines. Les derniers montés restent debout pendant plus d’une heure. Il n’y a pas d’emplacement pour les bagages donc je dois tenir nos sacs d’une main pour éviter que tout ne dégringole à chaque coup de frein, et il y en a beaucoup. De l’autre, je maintiens Gaspard sur mes genoux et rassure Marceau qui n’apprécie pas vraiment la conduite de notre pilote du jour. Heureusement, nos voisines sont gentilles et prennent deux des sacs des enfants sur leurs genoux pour éviter les chutes intempestives.

Nous arrivons au terminal de San Salvador entiers mais je suis toute courbaturée des positions adoptées. L’heure du déjeuner étant passée, nous retournons manger dans la même gargote que vendredi. Elles sont contentes de nous revoir, c’est sympa. Le menu n’a pas changé : poulet, riz, salade. Les morceaux de poulet sont énormes, ils semblent être assez carnivores ici aussi.

Puis, nous partons en quête d’un taxi, même si on s’attend déjà à se faire arnaquer. Nous n’avons plus de data pour appeler un Uber et pas la foi de chercher un autre bus. L’hôtel est trop loin pour y aller à pied et on nous a dit que le quartier n’était pas très sûr de toute façon.

Pas de négociation possible, le chauffeur est intraitable. Nous sommes en position de faiblesse donc on accepte son prix et « vamos ». Cest un vieux monsieur qui n’a pas de GPS et ne semble pas savoir où se trouve notre hôtel. Au lieu de nous demander, il s’arrête interroger l’un de ses compatriotes !

Arrivés à l’hôtel, nous sommes contents d’enfin pouvoir nous poser. Je suis vraiment fatiguée donc je reste faire une sieste pendant que JC emmène les enfants à la piscine. Ils se défoulent et profitent du moment.

Nous ressortons tous ensemble en fin de journée pour manger dans un restaurant de la Plaza Futura, la plus grande tour du pays, située juste en face de l’hôtel. Nous sommes loins de nos petites gargotes authentiques et le service est super lent. Mais le repas est correct et nous passons une bonne soirée tous les cinq à rigoler.

Mardi 21 décembre

Nous avons décidé de ne pas visiter le centre historique de San Salvador car le ministère français des affaires étrangères déconseille d’y aller seuls.  Peut être est-ce exagéré mais nous n’avons pas voulu prendre de risques.

Comme nous avons entendu dire que Noël arrivait dans 4 jours, nous avons plutôt opté pour une journée shopping. Histoire de dénicher quelques bricoles pour nos loulous. Dur de jauger entre notre envie de leur faire plaisir et notre refus de l’hyper consumérisme prôné dans tous ces grands centres commerciaux internationaux. A cela s’ajoute un critère d’encombrement très important cette année. Mais il devrait y avoir quand même quelques surprises attendues sous le sapin, rassurez vous.

Cette petite virée est aussi l’occasion d’une pause fast-food qu’ils adorent maintenant. Nous trouvons beaucoup plus difficiles d’y échapper ici car il y a moins d’alternatives de repas rapides et bon marché qu’en Europe. Les salades composées par exemple, ils ne connaissent pas vraiment en Amérique centrale !

Nous avons choisi d’utiliser l’application Uber, réputée plus sécuritaire que les taxis ici. Rien à dire le matin, tout s’est bien passé mais pour le retour, ça a été plus folklorique. Deux annulations par des chauffeurs avant qu’un autre ne vienne enfin. La faute au traffic intense en centre-ville et à la forte demande. Résultat, une bonne heure d’attente sur le trottoir et notre petite Léonie s’est même endormie sur le banc.

Dîner plus léger dans notre chambre puis nous couchons les enfants de bonne heure car demain le réveil sonne très tôt. Nous passons la soirée à nous prendre la tête sur l’achat d’un billet de sortie du Costa Rica, indispensable pour rentrer dans le pays demain. Problème, nous ne savons pas où nous irons ensuite. Il nous faut donc un billet que l’on puisse présenter aux contrôles mais annuler ensuite. Ce qui est possible avec certaines compagnies pendant 24 heures sans frais. Mais cela oblige à avancer l’argent et pour cinq, ça monte vite. Et ce soir, nos CB sont en grève. Pour deux le plafond de paiement sur internet est dépassé et la troisième est carrément bloquée depuis quelques jours.

Nous nous couchons sans billet  de sortie, après un mail d’appel au secours à notre banquier. La nuit va être courte.

Voilà, nous quittons déjà le Salvador en ayant l’impression de ne l’avoir qu’aperçu mais d’autres aventures nous attendent.

Commentaires

  1. Mamire says:

    Hello la tribu,
    3 mois déjà et l’aventure continue… encore plein de paysages à découvrir et de bons moments en famille à vivre…quelques galères peut-être aussi…
    Mais en cette période, on pense encore plus à vous.
    Joyeux Noël au Costa Rica.
    Plein de bisous aux enfants, le sapin de Noël de mamire est tout triste cette année.

    1. On arrive à environ le tiers de notre périple effectivement et tout roule à peu près. Encore d’autres beaux pays à visiter!

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