Filandia et le coeur du café

Dimanche 13 février

Nous quittons Medellin en bus pour rejoindre la région de Pereira, 230 kilomètres plus au sud. C’est la zone du café où sont cultivés des grands crus, exportés partout dans le monde. Les routes étant ce qu’elles sont en Colombie, à savoir plus ou moins en bon état et souvent montagneuses, le trajet doit durer six heures. Pour un peu plus de 200 km oui…

Et en fait, nous avons mis huit heures ! La faute à des travaux d’agrandissement et de modernisation des voies nous laissant à l’arrêt plusieurs fois de longues dizaines de minutes. Bref, les routes colombiennes, c’est pas simple.

Le trajet s’est quand même bien passé et au prix de quelques dessins animés, les enfants sont restés calmes tout du long. Les paysages, effectivement très vallonnés, sont aussi un bon passe-temps. Et puis nous avons tous dormi un peu et mine de rien, ça aide à patienter.

Nous arrivons donc à Pereira vers 18h et nous prenons un taxi pour rejoindre la finca (ferme) où nous allons loger ces prochains jours. La fin du trajet me semble interminable car Gaspard en a marre et nous le fait savoir.

A l’arrivée, nous sommes accueillis très chaleureusement par Gloria, la propriétaire. Elle empêche le chauffeur de taxi de nous arnaquer en confirmant que le prix qu’il nous demande, 80 000 pesos, est ubuesque. Le pire, c’est qu’il avait mis son compteur et que celui ci affiche 31 000 pesos. Il se fâche un peu, menace la dame de ne plus lui amener de clients mais elle insiste en disant que le maximum est de 35 000 pesos et nous répétons. JC lui donne finalement 40 000 pesos et il s’en va mécontent en faisant crisser les pneus de sa voiture.

Gloria nous fait ensuite visiter la chambre. Il fait nettement plus froid ici et on retrouve la fameuse douche Claude François qui ne fait pas vraiment d’eau chaude. Certains lits sont durs comme des planches. Mais la chambre est grande et surtout on sent que notre hôtesse est adorable, c’est le plus important.

Elle nous recommande la cantine voisine pour le diner. Comme il est déjà plus de 19 heures et qu’ici ils ferment tôt, nous y filons directement. La serveuse nous énumère le menu, entre son masque et son espagnol hyper rapide, on attrape seulement un mot de temps en temps. Suffisamment pour commander deux plats que l’on se partagera. Il n’y a que des gens du coin avec nous et on sent bien qu’ils nous observent un peu. Comme toujours, les enfants recueillent sourires et mots doux des dames et check des monsieurs.

Lundi 14 février

Petit déjeuner préparé par Gloria, un classique colombien avec des œufs brouillés et des arepas, ces derniers que nous n’apprécions toujours pas. Elle en profite pour nous questionner sur notre voyage et nous donne des conseils pour organiser notre séjour ici. A la fin du repas, elle offre à chaque enfant un petit sac de bonbons. Voilà, trois têtes blondes ravies !
Les enfants ont repéré l’aire de jeux de la ferme, faite à la main, avec toboggans, balançoires et barre de pompier. Nous allons donc y passer un petit moment avant de partir en excursion. Léonie entraîne Marceau sur la barre de pompier et Gaspard veut les imiter bien sûr. Il fait nettement plus frais ici et l’herbe est un peu mouillée mais ça ne les empêche pas de bien s’amuser.
Sur les conseils de Gloria, nous allons ensuite attendre un bus au bord de la route pour aller à Filandia. Malheureusement, nous avons dû arriver quelques minutes trop tard et nous patientons presque une heure au bord de la route, une 2×2 voies, pas ce qu’il y a de plus agréable.
Finalement, le bus arrive et nous amène à bon port. Nous nous baladons dans les rues colorées. Ici les bas des murs, encadrements de portes et fenêtres sont peints en deux ou trois couleurs de manière assez géométrique. C’est vraiment typique de la région.
Le parc central est aussi joli et très fleuri avec une belle église. Dommage qu’il fasse gris pour les photos.
Nous apprécions la promenade mais les enfants se lassent vite car ils ont faim.
Nous cherchons donc un endroit pour remplir les petits estomacs. Nous prenons place dans un restaurant situé dans une petite cour intérieure. Les plats sont simples mais bons et nous goûtons la truite, une spécialité du coin.
Nous prenons ensuite la direction du mirador de Filandia, à la sortie du village. Alors que nous sommes à mi-chemin, une grosse averse nous tombe dessus. Nous nous abritons sous le auvent d’une boutique où une dame tresse des paniers. Ça dure un peu et nous n’avons ni kway (laissés à Bogota), ni parapluie. Nous sommes donc coincés là et avons le temps de méditer sur le sens de la vie 😉
Finalement, lorsque l’averse se calme un peu, nous rejoignons le mirador. Un parc a été aménagé sur la colline où il se situe, avec jeux pour enfants, malheureusement trempés, chemins fleuris, décors pour se prendre en photo… C’est un endroit sympa. Le mirador lui-même est une structure en bois de quatre étages que nous grimpons allègrement. En haut, le panorama à 360 degrés offre des vues sur la vallée environnante, les plantations de café alentour et le village de Filandia.
Nous quittons le parc et retournons dans la ville. Nous allons prendre un goûter à l’abri dans un café car le temps reste menaçant depuis tout à l’heure. Les deux grands se régalent de brownie et croissant aux amandes pendant que nous dégustons des muffins à la myrtille. Gaspard s’est endormi dans le porte-bébé et ne se réveille que lorsque nous partons. En parents sympas, nous lui prenons quand même un muffin qu’il mange en route avec bonheur. Une équipe s’arrête au supermarché pour prévoir le diner et l’autre à la fruteria.
Nous reprenons ensuite le bus dans l’autre sens et nous faisons déposer devant la finca. Nous jouons dans la chambre, commençons à réfléchir le programme des prochains jours et dînons tranquillement.

Commentaires

  1. Gégé says:

    Le ciel gris et la pluie doivent vous faire bizarre!!! Sachez qu’ici c’est tous le jours cette semaine!!!
    Bises
    Gégé

    1. C’est plutôt le froid qui fait bizarre. Ca confirme le fait qu’on soit heureux de louper ce bel hiver français 😊

  2. PECHEUR Isabelle says:

    Changement d’ambiance en effet pour vous , tant pour les paysages que pour la météo.
    C’est le but de votre voyage !
    Cette immensité verdoyante doit être finalement très dépaysante et reposante après bogotta.

    1. Oui, se promener dans la verdure nous fait du bien. Le calme de la campagne est un plaisir!

  3. Papy jack says:

    Très sympa ce contact avec l’habitant la meilleure façon de s’imprégner de la culture locale. Un changement d’ambiance total, vous allez passer quelques superbes journées même si la pluie perturbe. Les enfants préfèrent sûrement la mer et la piscine.
    Bonne continuation.
    Papy Jack

    1. Les enfants préfèrent effectivement la piscine. Mais la campagne, ça a également du bon et ça change!

  4. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Si es un region de lluvia. Tambien, cuando fui habia lluvia fuerte. Van a ir a Salento y ver el valle de Cocora que es impresionante?

    Un abrazo

    Julien

    1. Cocora fait. Très joli. Sous le soleil et ensuite sous les nuages mais sympas!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.