Florès

Dimanche 21 novembre

Premier réveil guatémaltèque. La nuit a été un peu bruyante, ambiance auberge de jeunesse un samedi soir !

Nous allons prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune, sans oublier pour les enfants d’aller saluer lapins et tortues, pensionnaires de l’auberge à plein-temps.

Nous partons nous promener dans Flores côté ville. Il y a l’île où se trouve notre auberge et la ville de l’autre côté de la digue, bien plus étendue. Nous passons faire des courses pour le pique-nique. Nous trouvons le supermarché tout près du pont que nous avions raté hier. Puis JC fait une pause avec les enfants au parc de jeux pendant que je vais faire un tour au marché pour compléter nos repas à venir et à la pharmacie pour racheter de l’anti-moustique. Fait amusant, le bus public passe entre les allées du marché directement et les tuk tuk aussi ! Et vous verrez aussi que des enfants s’accrochent derrière le bus.

 

Nous allons ensuite à pied jusqu’au parc La Ermita, en face de l’église du même nom. La route pour y aller n’est pas très agréable, passante et sans trottoir. Mais le parc lui-même est sympa. Au bord du lac avec un ponton qui s’y avance, des jeux pour les enfants et de l’ombre. Nous y rencontrons une charmante famille mexicaine en pique-nique également avec qui nous échangeons sourires et coucous mais les enfants sont trop intimidés pour jouer ensemble.

De retour à l’auberge, Gaspard fait la sieste et Léonie et Marceau une séance d’école. Puis nous ressortons nous balader cette fois sur l’île de Florès, où se trouve la vieille ville. Nous en faisons le tour tranquillement, c’est assez petit mais charmant. Nous en profitons pour réserver notre tour à Tikal pour demain dans une agence un peu moins chère que ce que propose notre auberge.

Une partie de la route qui longe le lac est inondée, ce qui nous questionne sur la pérennité de Florès à long terme. Des pontons permettent de partir en lancha sur le lac et d’autres de s’y baigner.

C’est d’ailleurs ce que finissent par faire Marceau et Léonie, attirant les regards des passants et même l’attention de toute une famille qui s’installe pour les regarder barboter.

Nous rentrons dîner à l’auberge en passant par la place centrale, ornée d’un immense sapin de Noël. Les enfants adorent évidement. Nous faisons connaissance d’un couple franco-colombien avec qui nous partageons un bon moment. L’auberge a cet avantage indéniable de nous faire rencontrer facilement des voyageurs au long cours comme nous.

La soirée se termine un peu plus difficilement pour moi avec un début de crise de colique néphrétique.

Lundi 22 novembre

La nuit a été plus calme. Nous sommes debout de bonne heure car nous avons rendez-vous à 8h pour prendre un minibus vers Tikal. Petit déjeuner vite avalé et sac sur le dos, nous nous mettons en route vers le point de rendez vous situé à moins de 200 mètres de l’auberge.

Sur place, plusieurs minibus attendent leurs passagers. Nous demandons à plusieurs personnes en montrant notre bon de réservation mais ils nous répondent tous que ce n’est pas le bon bus et d’attendre un peu. A 8h30, toujours personne et les derniers bus partent. Un homme qui doit servir d’intermédiaire encore sur place nous dit qu’ils ne travaillent pas avec cette agence car elle ne paie pas les chauffeurs. Il nous conseille de nous rendre à l’agence car il pense que plus personne ne viendra.

C’est juste à côté donc j’y vais seule. Mais quand j’arrive devant c’est fermé… Je retourne sur la place où JC m’attend. L’autre agent est toujours là aussi car il nous a proposé de nous emmener moyennant de le payer lui en direct. Nous lui demandons s’il peut appeler le numéro sur notre papier. Il accepte gentiment même si le chauffeur de son bus commence à râler qu’il est en retard. Nous n’avons pas tout compris mais la conversation téléphone tourne court et le bus s’en va, nous laissant plantés là tous les cinq. De toute façon, nous ne comptions pas repayer…

Nous rebroussons chemin vers l’auberge et nous arrêtons devant l’agence qui est toujours fermée. Par acquis de conscience, nous allons voir dans l’hôtel voisin s’ils travaillent ensemble mais à priori non. En ressortant, quelle n’est pas notre surprise de voir notre vendeur devant sa boutique nous apostropher d’un « ¿Todo va bien ? ». Autant vous dire que ma réponse, en anglais, n’a pas été des plus douces. Il passe alors un coup de fil et se justifie en disant que c’est le bus qui n’est pas venu mais que lui n’y est pour rien mais qu’il va nous trouver une solution. Le tout en espagnol. Il nous propose d’attendre le prochain bus qui part à 14 heures, je refuse arguant de la fatigue des enfants d’attendre des heures alors que nous les avons réveillés ce matin exprès et demande à être remboursée. Il part dans la ruelle voisine en disant qu’il revient tout de suite. Je me doute qu’il n’est pas parti chercher mon argent mais ne sais pas ce qu’il fabrique. A ce moment là, un homme qui passait dans la rue nous fait signe de nous méfier de cette agence et nous dit qu’ils ne sont pas fiables.

Finalement, notre homme nous fait signe du bout de la rue de venir. C’est JC qui le rejoint et il l’informe qu’il nous a réservé un taxi pour aller à Tikal dès maintenant et que nous aurons 45 minutes sur place. C’est à 1h30 de route et nous devions y passer 4 à 5 heures donc non merci ! Surtout que nous ne sommes pas rassurés sur l’attente du taxi sur place.

Ayant rejoint JC entre-temps, je refuse tout net sa proposition et réitère ma demande de remboursement cette fois en le menaçant d’appeler la police. Il essaie encore de négocier un peu mais mes gros yeux doivent le convaincre car il demande alors au taxi de nous rendre notre argent. Celui ci obtempère et demande en échange notre bon de transport, j’imagine pour se faire rembourser.

Un peu désappointés par cette mésaventure, nous rentrons à l’auberge.

Léonie répètera souvent dans la journée le fait que « maman a grondé fort le monsieur, qu’il a pas fait le malin, il a rendu les sous ».

Nous devions quitter Florès demain matin mais nous avons vraiment envie de voir Tikal. Nous décidons donc de retenter notre chance demain en passant par l’auberge et prolongeons d’une nuit notre séjour ici. C’est un peu plus cher mais sûrement plus sage.

Nous avons donc la journée devant nous mais le temps est maussade. Nous en profitons pour appeler les grands-parents en visio puis les enfants dessinent et jouent ensemble et avec les lapins. Nous nous reposons tous un peu en début d’après-midi . Puis nous faisons une bonne séance d’école pendant la sieste de Gaspard.

En fin d’après midi, nous nous préparons pour aller nous balader quand une averse tropicale se déclenche. Il pleut des cordes et ça dure. On oublie la balade. Nous restons à l’auberge et nous occupons tranquillement. Une journée peu productive mais plutôt reposante après mon épisode de colique la veille.

Apparté : on a résolu notre mystère pour le prix de l’essence affiché. Le prix indiqué n’est pas pour un litre mais pour un gallon (3.78 litres), soit 80 centimes d’euros le litre. Tout s’explique…

Commentaires

  1. Mamire says:

    Bravo Manu de défendre les intérêts de la tribu.
    Profitez bien de votre séjour au Guatemala , ici c’est froid et pluie mais soleil quand même avec les Pêcheurs ce week-end.
    Plein de bisous

    1. Quand Manu fait les yeux noirs, faut filer droit 😅

  2. Papy jack says:

    L’aventure de l’agence véreuse va aguerrir les chefs de la tribu sur la méfiance qui doit toujours être en veille.
    Il faut relativiser, la pluie tropicale aurait aussi perturber la journée à TIKAL.
    Nous attendons avec impatience la suite du récit avec la visite du site de TIKAL.
    Les trois louveteaux suivent toujours bon pied bon œil cette journée de repos aura été bénéfique pour eux
    Papy jack

    1. Oui cette mésaventure nous aura permis de nous reposer. Et nous avons ensuite pu faire Tikal sous le soleil, donc finalement nous avons eu de la chance.

  3. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu!

    Me gusta ver la foto del hotel con pez porque comi en el mismo lugar. Si, a veces es mejor pagar un poco mas para viajar con una agencia mas seria. Si la isla es muy pequena pero muchos colores. Si, increible los buses que pasan dentro del mercado. Te felicito Manu porque no es facil pero es muy necesario enfrentarse a las personas « malas ».

    No sé si tomaron una lancha para ir a San Miguel? muy lindo! el ambiento es menos turistico!

    Un beso

    PS: estoy seguro que les gusta la visita de Tikal. Vamos a ver en el proximo episodio!

  4. Sandrine. says:

    Manu qui fait les gros yeux !! Ouh la la. L’auberge semble bien sympathique.

    1. Manu peut tuer quelqu’un avec son regard noir 😁. Auberge bien sympa en effet où on peut partager avec d’autres voyageurs!

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