Ia orana Tahiti

Lundi 21 février

Atterrissage en douceur à l’aéroport de Papeete après un vol de nuit qui s’est bien passé. Nous avons tous dormi mieux que lors du précédent vol malgré les quelques turbulences. Dommage qu’il fasse nuit, nous aurions bien aimé profiter de la vue à l’arrivée.

Il n’est que cinq heures du matin mais à la descente de l’avion, directement sur le tarmac, nous sommes tout de suite mis dans l’ambiance. Une bouffée de chaleur humide nous saisit puis ce sont des joyeux « Ia orana », bonjour en polynésien qui nous accueillent. Un groupe de musique joue à l’intérieur de l’aéroport, de quoi focaliser l’attention de la Tribu malgré l’heure. Un peu plus tard, une dame m’offre deux colliers de fleurs, le symbolique cadeau de bienvenue polynésien.

Les formalités d’entrée sont vite faites avec tutoiement de rigueur, ce qui nous surprend un peu au départ. Mais c’est comme ça partout ici et on s’y habitue vite. Un petit test antigénique de plus pour nous deux et nous voilà libres, à Tahiti.

Comme il est encore très tôt et qu’on ne peut décemment pas arriver chez notre hôte à cette heure, nous allons prendre un petit-déjeuner dans le café-restaurant de l’aéroport. De quoi nous mettre dans le bain des prix polynésiens tout de suite. Nous le savions avant d’arriver et cela se confirme, la vie est chère ici.

Puis, nous décidons un peu sur un coup de tête de louer une voiture pour nos deux premiers jours. Un peu d’attente aux différents comptoirs, des réponses négatives et enfin, nous dégotons une Dacia Logan disponible dès ce matin. Pendant ce temps, les enfants ont aussi trouvé une voiture pour s’occuper.

Nous en profitons pour aller faire des courses au supermarché le plus proche et acheter une carte sim locale pour accéder à internet en vadrouille. C’est quand même drôlement pratique pour utiliser Maps, chercher un renseignement ou contacter un prestataire.

Nous sommes dans un Carrefour et nous y retrouvons tous les produits connus en France, donc exportés depuis la métropole. Seule (petite) différence, le prix qui est nettement plus élevé ici et ça se comprend. Et puis l’impact carbone évidemment. Nous raisonnons donc nos achats, ce n’est pas encore ici qu’on se fera plaisir avec le fromage qui nous manque.

Nous nous dirigeons ensuite vers l’appartement que nous avons loué à des français, expatriés ici depuis 7 ans. Il se trouve sur les hauteurs de Mahina, à quinze kilomètres de l’aéroport. Pour y arriver, il nous faut traverser Papeete et sa circulation assez dense. L’occasion de repérer les points d’intérêt sur la route. Puis grimper une colline nous offrant un chouette panorama sur l’océan et l’île de Moorea au loin.

A notre arrivée, nous sommes accueillis par David qui nous fait visiter les lieux. Un appartement propre et fonctionnel, une terrasse vue mer pour manger et une piscine partagée. Nous sentons aussitôt que nous allons être bien ici.

Nous nous installons et les enfants demandent aussitôt à tester la piscine pour se rafraichir. Aussitôt dit, aussitôt fait! Puis nous déjeunons sur la terrasse avant d’aller faire une sieste bien méritée. Nous profitons ensuite des jeux de société laissés à disposition et faisons découvrir le Puissance 4 à Léonie qui accroche bien.

Après le goûter, nous descendons en voiture à Mahina et prenons la direction de la pointe de Vénus et sa jolie plage de sable noir. Le panorama sur les montagnes de Tahiti à gauche, l’océan devant, à droite et derrière nous et Moorea juste en face est vraiment sympa. Une plage pas trop fréquentée, des vagues pour s’amuser, la mer à température idéale, nos premiers pas polynésiens sont bien agréables.

Nous profitons des lieux jusqu’en fin de journée avec un magnifique coucher de soleil sur les montagnes de Moorea, l’île sœur de Tahiti.

Nous rentrons dîner chez nous et nous coucher tôt car le décalage horaire se fait un peu sentir une fois la nuit tombée. Cinq heures de moins qu’à Bogota, onze heures de moins qu’en France. A vingt heures trente, tout le monde dort.

Mardi 22 février

Réveil matinal dès cinq heures pour moi, vers six heures pour les garçons, seule Léonie arrive à dormir jusqu’à sept heures. Le petit-déjeuner sur la terrasse est apprécié par tout le monde, autant pour les pains au chocolat que pour la vue. Le voisin nous offre un régiment de bananes car son bananier déborde, un petit cadeau qui fait toujours plaisir.

Nous prenons ensuite la route pour une journée de balade. Mais d’abord nous devons repasser par l’aéroport car nous avons envie de prolonger la location de voiture une journée de plus, jusqu’à notre départ de Tahiti. En effet, vu la situation un peu excentrée de notre logement et le peu de transports en commun, cela nous semble indispensable si l’on veut visiter l’île.

Nous nous rendons ensuite sur la plage Vaiava ou plage de PK18 (point kilométrique, c’est ainsi que sont définies les adresses ici). C’est la plage publique la plus réputée de l’île de ce que nous avons compris. Une plage de sable blanc, peu de vagues et quelques poissons à observer tout près du bord. Les enfants s’entrainent tous les trois à mettre la tête sous l’eau avec leur masque et profitent bien du moment. Par contre, le soleil tape fort ici et les tee-shirts anti-UV sont plus que nécessaires.

Nous reprenons la route et nous arrêtons cette fois au parc qui longe la plage de Rohotu, quelques kilomètres plus loin. Nous nous installons à l’ombre d’un arbre pour pique-niquer. Des sandwichs avec du vrai fromage dedans, bon industriel quand même, nous n’avons pas les moyens pour l’artisanal ici ! Mais ça nous change des tranches américaines d’Amérique centrale et de Colombie.

Nous restons un moment posés au calme pendant que les enfants jouent autour, dans les arbres puis avec noix de coco et cailloux. Léonie trouve même une carambole que nous mangerons un peu plus tard, bien mûre elle a un goût d’agrumes.

Comme nous avons la voiture encore demain, nous choisissons de faire demi-tour pour aujourd’hui. Nous devons repasser par le centre commercial pour quelques courses complémentaires et surtout car notre carte sim ne fonctionne pas. Après quelques manipulations de la vendeuse, nous avons enfin accès à la 4G.

De retour à l’appartement, nous profitons de la piscine pour un petit bain de fraîcheur. L’occasion de discuter avec notre hôte et d’en apprendre un peu plus sur leur expatriation.

Diner sur la terrasse et coucher à nouveau de bonne heure car nous tombons tous de sommeil. Demain, nous irons explorer la partie est de l’île.

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Sympa le petit tour à tahiti !
    Le français doit vous paraître presque incongru.. une belle parenthèse paradisiaque !

    1. Ce qui fait drôle c’est surtout le tutoiement 😊.
      Et oui c’est vraiment un décor paradisiaque!

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