Jolie pause au lac Atitlán

Lundi 29 novembre

Nous nous réveillons tôt, en partie à cause de la circulation dans la rue sur laquelle nous donnons. On prend le petit déjeuner sur la terrasse au soleil. Cool. On parlemente pas mal avec Manu sur la suite du voyage, à savoir quel sera notre pays pour Noël. On se voyait partir en Colombie car peu contraignant niveau covid, bonne saison pour y aller, vie pas chère mais gros bémol, le prix de l’avion. On surveille notre budget et la seule compagnie présentant un prix raisonnable comportait une escale à Miami. Et qui dit Miami, dit USA, et après vérification obligation de tests PCR même pour une simple escale. Donc on émet une autre piste non encore validée à ce jour, se diriger vers le Nicaragua en terrestre même si là encore on échappera pas aux tests PCR.

Le temps passe. On se hâte donc pour ranger les sacs. Manu se charge des quelques courses restantes pendant que les petits dévorent des dessins animés sur la tablette, seul moyen d’être sûr qu’aucune bêtise ne sera faite pendant que je termine les sacs.

On est prêt et attendons notre mini bus à l’heure, c’est à dire 12h15. Notre destination : le lac Atitlán à l’ouest d’Antigua. Nous montons dans le bus, allons changer un pneu, faire le plein d’essence, et sortons d’Antigua sous les soubresauts des pavés du centre. Ca secoue. Nous serons finalement seuls dans ce bus pendant notre voyage de 2h. On peut s’étendre et prendre largement nos aises.

On arrive à Panajachel, une ville près du lac Atitlán. On découvre cet immense lac entouré de montagnes sous le soleil. Beau spectacle. Ce lac fait 130 km2 pour une longeur de 12 km. Pour la petite histoire, ce lac remplit une large caldeira issue d’une éruption volcanique datant d’il y a 84 000 ans.

Notre hôtel est de l’autre côté du lac. Il nous faut donc prendre une lancha pendant 45 minutes pour rejoindre directement notre hôtel donnant sur le lac. Léonie adore car « la lancha ça tape les fesses », opinion non partagée par Marceau qui se réfugie sur mes genoux. On aura ici droit à un sacré energumène qui est les yeux et les oreilles du pilote, siégeant sur la proue du bateau. Ce dernier fait des grands signes dans tous les sens en criant des ordres à son compère.

Nous arrivons à notre hôtel, nous emparons de la chambre bien grande et allons visiter les espaces proches environnants. Un terrain enherbé a été aménagé en terrain de volley. On s’y arrête, ramassons un ballon abandonné là et tentons de faire des passes avec Léonie. Etant assez difficiles, les passes finissent vite au pied. Tout le monde s’amuse pendant que le soleil disparaît rapidement derrière les massifs montagneux. Le frais retombe et nous fait regagner notre chambre.

Douche pour tout le monde et dîner de l’hôtel. Nous sommes un peu au milieu de nulle part donc les repas ce sera ici. On retrouve des plats avec du poissons. Le choix est vite fait car la lassitude des plats gras avec tortillas répétitifs se fait ressentir pour moi et Manu. On apprécie ce changement culinaire.

Les enfants sont curieux de ce qui se passe en cuisine et vont donc espionner à la porte. Les cuisinières et serveuses les gratifient de nombreux « holá bebe ».

Nous allons nous coucher chaudement car les températures sont plus basses par ici la nuit.

Mardi 30 novembre

La nuit a été bonne. Direction le petit-déjeuner dans la salle de restaurant de l’hôtel. Ici c’est royal le petit-déjeuner est inclus pour 4, souvent c’est seulement pour les adultes dans nos réservations. Et nous avons le choix entre 4 plats : le petit déj classique avec œufs, haricots rouges et bananes plantains, un autre avec œuf et toasts, des pancakes ou enfin yaourt fruits et tartines. Et surtout la vue est exceptionnelle sur le lac.

Après le petit-déjeuner, les enfants réclament de retourner jouer aux ballons. Nous allons donc faire quelques passes. Puis nous partons nous promener dans le village voisin, San Juan par le petit sentier qui le rejoint depuis l’hôtel.

Nous croisons un homme qui jardine, il nous propose de faire une balade à cheval. Mais nous déclinons car nous trouvons les enfants trop petits. Il nous rassure sur la direction du village. Nous tombons d’abord sur une aire de jeux. Toute rouillée mais qui ravit les enfants.

Nous montons ensuite dans les ruelles vers le centre de San Juan. Nous achetons de quoi pique-niquer. Les petites boutiques vendent toutes des gâteaux apéro, des chips et des sucreries mais dur de trouver autre chose. Heureusement que nous trouvons assez facilement des fruterias pour faire le plein de bonnes vitamines.

De nombreux tuk-tuks nous proposent leurs services mais nous préférons la marche à pied. Ils nous crient tous « mirador », nous en déduisons donc qu’il doit y avoir un point de vue sympa dans le coin. JC interroge un coiffeur assis devant son salon qui nous indique la direction et nous confirme que c’est possible d’y aller à pied.

C’est un peu plus loin que ce qu’on imaginait. A l’entrée, il faut payer 30 Q par adulte. Ici encore, il y a un prix pour les locaux et un pour les étrangers. Puis, ça grimpe dur pour monter jusqu’à la plateforme. Marceau râle et s’asseoit par terre en disant qu’il ne bougera plus jamais. Alors JC le prend dans son dos. Gaspard est déjà dans mon porte-bébé. Le soleil tape et nous faisons des pauses pour respirer. Le Guatemala est sous le signe de la grimpette pour nous !

Arrivés en haut, on oublie toute l’énergie dépensée. La vue est panoramique sur le lacs et les volcans autour. Nous nous installons à l’ombre et commençons par le pique-nique pour reposer tout le monde.

Puis, nous allons faire des photos et profiter de la passerelle aménagée, c’est très joli car elle est toute peinte.

En redescendant, nous allons manger une glace dans une chaîne d’ici. En ressortant, on voit que le glacier artisanal juste en face a ouvert entre-temps. Zut ! (Et double zut quand vous aurez lu la suite…)

Nous poursuivons la balade par une petite rue piétonne et tombons sur une école avec une cour ouverte sur la rue où des élèves prennent un cours de basket. Nous nous installons sur le banc juste en face pour les observer. Cela rappelle de bons souvenirs à JC. Certains élèves vont et viennent et traversent la rue pour aller dans la boutique en face. De nombreux passants nous saluent car encore une fois nos trois têtes blondes attirent l’oeil. Eux s’amusent à sauter d’un petit muret dans la rue et à courir sur le trottoir devant l’école. Ils profitent que la rue soit fermée à la circulation car sinon nous sommes plus stricts sur les mains à tenir au vu du traffic un peu fou.

Dans cette rue, il y aussi des chapeaux suspendus et de très jolies peintures murales. C’est vraiment un plaisir depuis le Mexique de découvrir ce street art riche et coloré à chaque nouvelle ville visitée.

Nous reprenons le chemin de l’hôtel avec une pause à l’aire de jeux. Cette fois, il y a d’autres enfants avec un petit chiot. Léonie s’empresse de demander si elle peut le caresser tandis que les garçons sont plus farouches. Nous demandons leurs prénoms aux enfants et ils nous apprennent que ce sont les vacances scolaires ici pour un mois.

Quand nous rentrons à l’hôtel, nous nous installons sur le balcon devant notre chambre pour faire une séance d’école. La nuit nous force à rentrer dans la chambre. Les enfants jouent et nous nous reposons. Peu avant l’heure du dîner, JC et moi commençons à ne pas nous sentir très bien, nauséeux et fiévreux. Les enfants eux vont très bien alors nous pensons directement à la chantilly sur la glace cet après-midi que nous avons mangé et pas eux. JC qui a encore une petite gêne de son épisode d’Antigua est un peu dégoûté d’avoir attrapé autre chose.

Nous prenons sur nous pour les accompagner diner mais nous n’avons vraiment pas faim. A peine assise, je fais demi-tour pour aller vomir. Ça va nettement mieux après ! Les enfants sont affamés comme d’habitude et se partagent deux assiettes de spaghetti à la bolognaise. Cela nous vaudra une phrase rigolote de Marceau qui nous déclare très sérieux « Je suis courageux aujourd’hui, je mange les oignons ».

Puis, nous allons tous nous coucher pour récupérer de cet incident digestif. Après plus de deux mois de voyage, ce sont nos premières intoxications alimentaires.

Mercredi 1er décembre

Premier jour de décembre, dur d’y croire quand le soleil brille tous les jours et qu’il fait en moyenne 25 degrés l’après-midi. Nous entendons au loin parler de cadeaux de Noël et de sapins mais sommes un peu déconnectés de cette ambiance cette année. Si nous étions à la maison, nous ouvririons la première case du calendrier de l’Avent. Ici nous n’avons rien prévu de spécial. Nous ne savons même pas encore où nous allons fêter Noël.

Comme hier, nous prenons le petit-déjeuner face au lac. Tout le monde va bien et l’intoxication d’hier n’aura pas duré. Le cadre de cet hôtel est vraiment enchanteur et le personnel très gentil. Les enfants sont toujours aussi curieux de ce qui se passe en cuisine et l’un des cuisiniers montre même à Gapsard ce qu’il prépare.

Nous nous installons ensuite pour une séance d’école. Comme souvent, je fais travailler Léonie et JC s’occupe de Marceau. Ce matin, Gaspard dessine puis joue aux Lego près de nous. Nous travaillons assez souvent pendant sa sieste mais pas aujourd’hui.

Puis, nous prenons une lancha direction San Marcos. Les enfants ont envie de se baigner et la réceptionniste de l’hôtel nous y a indiqué un endroit où il est possible de nager. Ce n’est en effet pas sécuritaire partout dans le lac à cause des courants et des bateaux.

Nous allons d’abord faire un petit tour dans le village pour trouver de quoi pique-niquer car l’heure du déjeuner approche. Dès les premiers mètres après la descente de la lancha, on sent que c’est beaucoup plus touristique ici. Les stands de souvenirs se succèdent. Nous observons des femmes tisser sur le trottoir.

Nous passons devant une boulangerie qui semble être tenue par un français. La baguette et les cookies/brownies y coûtent le même prix qu’en France mais nous craquons pour faire plaisir aux enfants. Nous trouvons des tomates facilement sur le petit marché local mais il n’y a pas de fruits. Nous dégotons finalement des bananes plus loin dans la rue. La banane, notre indispensable, l’aliment que nous avons dû manger le plus souvent depuis notre arrivée au Mexique. Je pars à la recherche de quelque chose à mettre dans le pain en plus des tomates, avec Gaspard dans mon dos. Ça grimpe sacrément pour rejoindre le mini supermarché repéré sur Google Maps. J’y trouve un petit paquet de fromage orange à sandwich. C’est le dernier, il est au frais, ça fera l’affaire.

Nous rejoignons à pied la petite plage pour se baigner. Elle est située juste au pied d’un parc payant avec trampolines, sentiers de randonnée et promontoire pour plonger dans le lac. Le gardien nous confirme que l’accès de ce côté là est gratuit. Nous déjeunons sur des rochers face à une vue superbe. Vraiment, le lac Atitlan ne laisse pas indifférent. La baguette est la meilleure que nous ayons mangée depuis notre départ de France.

Nous allons ensuite nous installer sur la « plage ». Je mets des guillemets car ce n’est par super propre, et c’est plus de la terre que du sable. Mais les enfants sont enthousiastes et s’amusent tous les trois. L’eau en revanche est un peu fraîche et décourage les garçons. Léonie se baigne jusqu’à la taille et en semble satisfaite. Je vais nager seule mais je ne m’éloigne pas car des lanchas passent régulièrement.

Puis, nous retournons dans la ville par un autre chemin, de minuscules ruelles qui longent maisons et jardins. Nous nous arrêtons dans un parc public pour le goûter. Un peu plus loin, Léonie repère une aire de jeux mais nous ne les laissons pas y jouer très longtemps car ce n’est pas très propre et surtout il y a plein de cailloux sur le sol. Je m’imagine  le résultat en cas de chute de toboggan et préfère entraîner la Tribu ailleurs.

Nous rentrons à l’hôtel et profitons encore une fois du terrain de volley avec les enfants jusqu’à la tombée de la nuit. Nous dînons à nouveau sur place et allons nous coucher déjà un peu nostalgiques de quitter ce petit coin demain.

Commentaires

  1. Amélie says:

    Très joli ce petit coin du Guatemala 🇬🇹 Le street art est magnifique.
    Pourquoi ne pas y rester un peu plus longtemps?

    1. En fait, on y est resté deux jours de plus. On pense avoir fait le tour des choses sympas à voir ici!

  2. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu.

    Reconozco el hotel. No fui pero esta cerca del lugar para tomar la lancha. Si San Juan y el lago dan un sentimentio de tranquilidad.
    Los ninos no extranan a la Francia? No piden regresar a Francia?

    Un beso

    PS A mi me gusto mucho Colombia

    1. Ils ne parlent pas beaucoup de la France donc à priori pour le moment ça ne leur manque pas particulièrement !

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