Lac Atitlán : la suite

Jeudi 2 décembre

Nous modifions aujourd’hui notre point de vue sur le lac en changeant d’hôtel. En effet, celui que nous quittons était complet pour les prochains jours quand nous avons réservé.

Nous prenons le petit déjeuner et profitons une dernière fois du panorama. Nous allons ensuite ranger les sacs mais sans se presser car le Check-outil peut se faire jusqu’à midi. Les enfants jouent une dernière fois au ballon en bas de l’hôtel et nous finissons par rendre les clés et payer.

La réceptionniste appelle une lancha et on se rend sur le ponton pour l’attendre. Le ponton en bois est un peu bancal, on évite d’y rester trop longtemps. On monte sur le bateau qui doit nous mener à Santa Cruz. Le lac aujourd’hui est très mouvementé du fait du vent. La lancha fait de sacré soubressauts, malheureusement pour Marceau qui déteste ça. Les pleurs de ce dernier nous accompagneront tout le trajet. 20 minutes de tape-fesses et les éclaboussures qui vont avec. On n’est pas mécontent d’arriver.

Notre hébergement est en fait une auberge de jeunesse située à 50 mètres de l’embarcadère. Nos estomacs nous poussent directement vers le restaurant où nous partagerons à cinq des nachos cuisinés, des tortillas au poulet et une salade de crudités. Une autre belle vue sur le lac depuis notre table.

C’est l’heure du temps calme pour les petits et indirectement pour nous aussi. On se pose dans la chambre qui est assez grande avec un lit double et deux lits simples, une salle d’eau-wc privative et une terrasse sympa. Seul bémol, il n’y a pas de wifi dans la chambre, seulement dans un patio commun à l’autre bout de l’auberge. Heureusement que nous avons de la 4G avec ma carte SIM guatémaltèque.

Nous partons ensuite à la visite de Santa Cruz. La route principale s’avère être une pente de fou. Nous n’avons rien fait de la journée, donc ça va, on a les jambes pour grimper. On fait attention aux nombreux tuk-tuks qui galèrent tout de même à avancer. Quant à ceux qui descendent, les freins doivent chauffer vite.

La ville est très authentique. Il n’y a pas grand chose à voir dans le bourg si ce n’est les gens vivre. Les habitants nous saluent et nous sourient en nous voyant avec nos enfants dans le dos. Les familles de touristes étrangers ne doivent pas être nombreuses par ici et notre Gaspard attire encore et toujours les regards !

On voit les enfants jouer au foot, les derniers travailleurs décharger des fagots de bois d’un pick-up. Il y a ici, comme ailleurs dans ce pays, de très nombreux chiens en liberté. On se demande avec Manu s’il y en a plus que d’enfants, qui sont pourtant eux aussi nombreux dans les rues. On observe aussi des poules qui se baladent sur les murs.

Le soleil commence à décliner derrière les montagnes, le frais se fait ressentir, on décide donc de rebrousser chemin. Bien plus facile dans ce sens là!

Une fois arrivés, on patiente un peu dans notre chambre avant d’aller diner. Ce soir, le menu de l’auberge prévu est: soupe pommes de terre-poireau, ensuite curry végétarien et cookie à la cannelle en dessert. On apprécie tous les cinq le repas, surtout la soupe qui nous rappelle nos soupers français au coin du feu l’hiver. Mais ici, c’est un tout autre univers.

On s’en va se coucher. Demain, de nouvelles aventures nous attendent…

Vendredi 3 décembre

On se réveille assez tôt, entre 7 et 8h du fait du soleil qui s’infiltre aisément à travers les rideaux. Les enfants ont faim. N’ayant toujours pas trouvé de quoi faire de courses, on se rend au restaurant de l’auberge pour prendre le petit déjeuner en terrasse. Le soleil est bel et bien là, se reflétant dans le lac où les lanchas sont déjà en train de voguer tout azimut.

On réserve notre shuttle pour se rendre à Xela demain et on se renseigne auprès des responsables de l’auberge sur les coins sympas à faire. Il nous est conseillé Santa Catarina et ses bains d’eau thermale. On prend donc une lancha et on se dirige vers Panajachel d’où l’on prend un tuk-tuk pour se rendre à Santa Catarina plus loin au bord du lac.

Alors pour ce qui est du prix des lanchas, c’est aléatoire, au bon vouloir des pilotes. Ils profitent de la naïveté des touristes pour se faire des pourboires. Car ce sont pourtant des lanchas publiques. Manu a du râler sur le mec aujourd’hui pour qu’il rende la monnaie correctement. Et concernant les tuk-tuks, c’est pareil, il faut toujours négocier un peu.

Bref, nous voilà arrivés à Santa Catarina. La première chose à faire est d’acheter de quoi manger. On achète des légumes dans une coopérative, mais absence de fruits… On se dirige donc dans une tienda pour acheter des bananes et on ne trouve rien d’autres qu’un stand de frites pour le plat de résistance.

Puis, les courses dans les sacs, on met le cap sur les eaux thermales, sur les rives du lac. On se trouve un coin à l’ombre avec vue sur le lac (on ne s’en lasse jamais) et on pique-nique. Les chiens errants sont toujours de la partie mais ne nous approchent pas réellement. Ils ont l’habitude je pense de se faire sèchement sermoner s’ils approchent de trop près des gens. On se méfie évidemment, il ne faut pas croire.

Ca y est, nos ventres sont bien remplis. On se met à la recherche de ces fameuses sources d’eau chaude qui arriveraient directement dans le lac. Nous trouvons une famille guatemaltèque en train de se baigner dans un petit bassin fait de gros rochers instables mis les uns sur les autres. Nous nous mettons en maillots de bain et nous trempons les jambes non loin d’elle.

Quelques dizaines de minutes plus tard, la famille laisse place et voilà Léonie, Gaspard et Manu dans le mini bassin chaud. En effet, un petit filet d’eau sortant des rochers à une haute température (50 à 60 degrés) se déverse dans le lac au niveau de ce bassin aménagé. Ce dernier est parfois vite refroidi quand des vagues, provoquées par les lanchas alentours, viennent s’échouer dedans. Marceau fait sa tête de boudeur et ne veut pas en profiter. La fatigue après le déjeuner le gagne régulièrement. Pourtant cette tête de mule ne veut pas s’endormir quand on souhaite qu’il se repose en début de certains après-midis.

Nous laissons place à notre tour à une autre famille arrivée entre temps pour se rentrer tranquillement.

Après cette « thalassothérapie », il nous faut passer dans un supermercado plus achalandé sur Panajachel pour pouvoir diner et petit-déjeuner.

On prend cette fois-ci, un pick-up pour le chemin du retour au lieu du tuk-tuk. Cela nous coutera deux fois moins cher. Les courses faites, on reprend la lancha pour regagner l’auberge et notre chambre. Douches, pyjamas, diner, brossage de dents et au lit!

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