L’ascension du volcan Santa Ana

Jeudi 16 décembre 

Le réveil sonne à 6h15. Ouille, ça pique ! Même si nous sommes plutôt lève-tôt en voyage, là c’est dur. Surtout que nous ne savons pas trop ce qui nous attend et appréhendons un peu la difficulté de ce que nous avons prévu de faire aujourd’hui.

A nouveau sur les conseils de Luis, nous nous attaquons à l’ascension du Volcan Santa Ana, du même nom que la ville où nous nous trouvons. Il se trouve dans le parc national du Cerro Verde à 40 kilomètres. Culminant à 2380 mètres d’altitude, c’est le plus haut du Salvador.

Pendant le petit-déjeuner, des pancakes ce matin, Luis nous fait le briefing de la journée. Il est vraiment super investi dans son rôle et on a l’impression d’avoir un guide inclus avec la chambre !

Nous nous mettons en route un peu tard, car Luis a été très bavard. Nous devons presser le pas pour arriver à l’heure au terminal de bus La Vencedora situé à 1,6 kilomètres de notre logement.

Côté pratique, le bus part à 7h40, il faut prendre direction « parc national du Cerro Verde ». Le ticket coûte 0.70 $ par personne.

Nous mettons plus d’une heure trente pour faire le trajet avec tous les arrêts inhérents aux bus locaux. Arrivés à proximité du départ de la randonnée, c’est une passagère qui interpelle le chauffeur pour lui rappeler notre présence et celles d’autres touristes, sinon il oubliait de nous déposer.

Nous descendons près d’un restaurant et juste devant celui ci, un groupe de gens attend avec un guide. Celui-ci nous propose à tous de partir tout de suite pour cinq dollars par personne ou d’attendre d’être 15 à 20 randonneurs pour démarrer mais pour trois dollars chacun seulement. Pour info, Luis nous avait dit deux dollars par adulte pour le guide. Sans se concerter avec les autres, un groupe de quatre anglais décide de payer les cinq dollars pour partir maintenant. Comme nous ne voyons pas d’autre guide à proximité et qu’il n’est en théorie pas possible de faire l’ascension sans guide, nous suivons le mouvement et payons aussi.

Rétrospectivement, c’était une belle arnaque car sur quatre heures et demi passées sur place, nous avons vu le guide une demi heure et c’était au sommet ! Sa seule utilité a été de nous montrer où débutait le chemin, dans un champ, car ce n’est absolument pas indiqué.

Pour info, jusqu’à il y a très peu de temps, l’ascension se faisait escortés par un ou deux policiers. Ce n’était pas le cas pour nous. Par contre, nous en avons rencontré plusieurs en chemin et il y en avait beaucoup au sommet.

Première partie de grimpette depuis ce champ pour rejoindre d’abord l’entrée du parc du volcan. Là où la billetterie nous attend : six dollars par adulte pour l’ascension du Santa Ana.

Cette première partie monte franchement et j’ai quelques pensées négatives du genre « Mais qu’est-ce que je fais là? J’aurais dû rester au lit ce matin. » Il faut dire que les treize kilos de Gaspard dans mon dos n’aide pas. Heureusement nous sommes dans un sous-bois et en altitude donc il ne fait pas trop chaud. Une fois mes muscles un peu chauffés, ça va mieux. Marceau et Léonie (JC aussi cela va de soi) montent vaillamment.

La seconde partie après la billetterie est plus cool. Montée douce en forêt puis sur de jolis sentiers avec une vue panoramique sur le volcan Izalco juste en face. Nous nous prenons à penser que cette ascension est plus facile que celle du Pacaya. Mais nous avons pensé trop vite !

 

La troisième et dernière partie est plus compliquée, surtout pour les enfants. Ça grimpe dur dans des cailloux qui glissent sous les pieds. Il nous faut parfois escalader des rochers. Par contre le chemin est bien balisé avec des rochers peints en jaune pour indiquer les passages les plus faciles. Marceau rejoint donc le porte bébé et Léonie souffre un peu car elle a des ampoules avec ses nouvelles chaussures.

Nous faisons des pauses régulières mais la fin est vraiment difficile pour Léo. Nous nous demandons même si nous allons aller au bout car il est impossible de porter les trois en même temps et le chemin est trop dur et dangereux pour que les garçons marchent seuls. Finalement, je la porte un tout petit peu à bras et elle finit la montée courageusement.

Arrivés en haut, la vue nous récompense des derniers efforts. Cratère du volcan  avec cette incroyable eau turquoise d’un côté et notre magnifique lac Coatepeque de l’autre. Nous nous installons entre les deux pour un pique-nique bien mérité.

Le guide nous a rejoint et nous demande de commencer la descente. Nous le suivons 5 minutes puis le doublons. Ce qui est surprenant aujourd’hui, c’est que nous ne sommes pas les plus lents ! A l’aller comme au retour, il y a des gens plus en difficulté que nous. Et même si ce n’est pas très sympa, ça booste notre ego de s’en sortir plus facilement malgré nos trois petits randonneurs.

Pour autant, la descente demande beaucoup de concentration au départ, pour ne pas se casser la figure dans les cailloux. Puis c’est plus facile et Marceau descend même une partie en courant, m’obligeant à le suivre au pas de course avec Gaspard tout secoué dans le porte-bébé. Pendant ce temps, JC porte Léonie dont les pieds sont mal en point.

Nous arrivons en bas vers 14h30, le bus ne passe qu’à 16h… Nous patientons au bord de la route, face à une gargote pour être sûrs d’être en zone sécurisée. Les enfants s’occupent avec des bâtons et le temps passe tranquillement.

Après deux bus et trois petites siestes, nous sommes de retour chez Luis. Petit temps calme puis nous allons dîner en ville. Nous prenons à manger dans un stand de rue et nous installons sur la place centrale pour profiter de l’ambiance festive. Il y a de la musique, des maquilleurs, des sculpteurs sur ballons… Et beaucoup de monde, mais nous ne croisons quasi pas d’autres touristes ici.

Demain, nous quittons Santa Ana pour passer le week-end sur la côte Pacifique. Puis nous irons rejoindre San Salvador, la capitale, lundi pour y prendre un avion mercredi matin ! Et oui, nos plans ont changé. On oublie le Nicaragua, trop contraignant et on s’envolera vers le Costa Rica pour Noël !

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Ahah j’étais sûre que ce serait le Costa rica!!!
    Profitez bien de la côte dt de la mer en attendant.

  2. Simon et Laëtitia says:

    Super! Quelle récompense arrivé en haut! Trop jolie!
    Gaspard fait le même poids que Jules 😅
    Des bisous à vous

    1. C’est sûr que si on avait été plongé dans les nuages rendus en haut, on aurait été déçus. Et ça nous maintient en forme 😉.
      De beaux paysages qu’on essaie de graver dans nos mémoires!
      Concernant Jules, faut passer à la diversification un moment donné, faut arrêter de lui donner que du lait 🤣😂

  3. Les paysages sont magnifiques ! Une belle ascension !

    1. On peut dire qu’après l’effort, on mérite cette vue oui!! Ca aurait été très frustrant (mais possible) si arrivés en haut, on avait eu un gros brouillard, la tête dans les nuages…

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