Mérida en famille (2)

Samedi 6 novembre

Nous sommes donc de retour à Mérida pour le week-end. Nous avons gardé le même hôtel et nous nous repérons donc facilement dans le quartier.
Il faut dire que c’est plutôt simple ici, les rues des villes que nous avons visitées jusqu’à maintenant sont organisées à l’américaine en parallèles et perpendiculaires et numérotées. Notre hôtel se trouve par exemple au croisement de la 59 et de la 66. Le parc Santa Lucia en 55/60 et celui de Santiago en 59/72.

Ce matin, nous parcourons le Paseo de Montejo, l’une des rares avenues portant un nom. C’est le « Champs Élysées » local. Il est agréable de s’y balader car les trottoirs sont très larges et bien ombragés. Les belles maisons et les hôtels particuliers se succèdent. On y trouve aussi une exposition de sculptures d’animaux fantastiques. Une jolie découverte pour nos petits loups qui s’amusent à reconnaître les animaux cachés dans chacune.

Nous faisons une pause chez Walmart, grande enseigne rencontrée au Canada, cela nous rappelle des souvenirs. Il nous faut un cahier de dessins car nous arrivons au bout du dernier acheté à Québec. Nous en profitons pour trouver de quoi faire un pique-nique, avec un peu plus de choix qu’en ville.

Puis, nous nous installons sur un banc au pied du Monumento a la Patria pour manger. Les enfants jouent un moment avec feuilles et bâtons, jeu universel où qu’on soit. Et nous reprenons le trottoir d’en face pour revenir vers le centre.
Nous nous arrêtons assoiffés dans un café mais sommes déçus par le smoothie à la fraise qui n’en a que le nom. En fait, un sirop super sucré avec de l’eau et de la glace pilée. C’est tellement chimique que j’ai dit à Léonie qu’elle ferait pipi rouge et elle guette cet événement !

De retour à l’hôtel, nous allons nous rafraichir dans la piscine. Elle est aussi froide qu’en début de semaine alors nous n’y restons pas très longtemps.

Nous ressortons à la nuit tombée goûter à l’ambiance nocturne. Les enfants auraient aimé retourner à Santiago mais je mets mon véto. J’ai plutôt envie d’aller sur la Plaza Grande voir si la cathédrale est illuminée. Et c’est le cas mais nos photos ne rendent rien avec l’éclairage publique mal positionné.
Nous restons un moment profiter d’un concert improvisé et observer les allées et venues. De nombreux vendeurs nous interpellent pour un hamac, un bracelet ou une chemise. Nous sommes devenus des pro du « No gracias ». Les enfants courent partout et s’arrêtent parfois pour observer les jeux des enfants mexicains.
Nous finissons quand même par retourner à Santa Lucia pour leur faire plaisir. Mais ils sont déçus, la place est beaucoup plus fréquentée qu’en journée et la grande chaise est souvent occupée par des gens qui veulent se prendre en photo. Nous dégustons nos dernières cacahuètes et chips en nous demandant ce que l’on va bien pouvoir manger ce soir.

Cette semaine avec l’absence de cuisine ou frigo aura usé nos astuces de repas sur le pouce. Surtout qu’il nous est plus difficile de trouver des fruteria à Mérida qu’à Valladolid ou Celestun. Et heureusement que nous avons emmené notre set de couverts, il nous sauve régulièrement.

Dimanche 7 novembre

Journée de transition entre deux destinations, nous n’avons donc pas grand-chose à raconter.
Nous traînons à l’hôtel une partie de la matinée, pour commencer à réfléchir à la suite de notre périple. Nous réservons un bus et un appartement pour la fin de semaine prochaine avec une vraie cuisine ! Je rêve de simplement pouvoir faire cuire des pâtes.
Puis, une fois nos bagages refaits, nous quittons l’hôtel chargés comme des mulets. Nous allons nous poser dans le Parque San Juan que nous avions aperçu par la fenêtre du bus en allant à Celestun et qui a l’avantage d’être près de la station d’où nous partons cet après midi. Nous avons trois heures à tuer alors nous nous étalons un peu et sortons Lego et jeu de sept familles. Les enfants s’amusent aussi à l’aire de jeux.
Nous pique-niquons de sandwichs mexicains achetés à la boulangerie pour pas grand-chose. Mais c’est un peu épicé et nos enfants ne sont pas fans.
Petite frayeur à la station de bus car le notre n’est pas affiché et il semble y avoir plusieurs terminaux. Heureusement, après plusieurs tentatives de renseignements en espagnol, nous sommes rassurés d’apprendre que nous sommes au bon endroit.
Le trajet se passe bien, les enfants dorment, JC regarde le film du bus (Star Wars Épisode IX) et je saisis l’opportunité d’avancer sur notre carnet de voyage.
Nous arrivons à Campeche en fin d’après-midi et prenons, une fois n’est pas coutume, un taxi pour rejoindre l’hôtel. En effet, la station de bus est loin du centre et avec toutes nos affaires, nous n’avons pas le courage de chercher un bus public. Bonne surprise, le chauffeur annonce directement 45 pesos soit environ 2 euros, loin des 200 pesos demandés à Tulum pour la même distance.
Nous déposons les sacs et repartons directement à pied vers le centre historique situé à deux pas. Nous admirons les remparts puis la cathédrale illuminée. Nous cherchons quoi manger, n’ayant toujours ni cuisine, ni frigo. Finalement, nous dînons au restaurant, sur la demande insistante de Léonie. Nous goûtons différents plats mexicains qui se révèlent très bons.
En rentrant nous coucher, nous tombons par hasard sur un artiste de rue, un clown qui enchaîne différents numéros. Nous ne comprenons pas toutes ces blagues en espagnol mais nous apprécions le moment et les enfants aussi, ils applaudissent franchement.
A bientôt pour la suite de nos aventures !

Commentaires

  1. Mamire says:

    Ahah, le petit Gaspard fait le flehmen en mangeant son sandwich mexicain!
    Toujours fan de vos photos!
    Bisous bisous

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