Mérida : une jolie ville coloniale et un demi-anniversaire

Mardi 2 novembre 

Nouveau changement de ville aujourd’hui, alors on refait les sacs. Pour l’instant, cette logistique ne nous pèse pas. Mais pas sûr qu’on dise la même chose dans 6 mois !

Nos prenons le bus de 9h30 direction Mérida, capitale du Yucatán. Nous arrivons à midi à la station de bus et nous nous armons de tout notre courage pour rejoindre l’hôtel un kilomètre plus loin, sous les cris de nos enfants affamés. N’allez pas croire que nous ne les nourissons pas, c’est juste qu’ils doivent avoir un défaut de programmation, ils ont tout le temps faim.

Arrivés à l’hôtel, la chambre est déjà prête, nous nous délestons de tout notre bazar et repartons directement à la recherche d’un restaurant. Nous n’allons pas bien loin, Léonie a repéré qu’il y en avait un dans l’hôtel et après avoir regardé la carte, nous nous laissons convaincre.

Nous mangeons bien, local et pas très cher. Le serveur, un peu âgé et malvoyant, a oublié mon plat en route mais nous ne lui faisons pas remarquer et c’est largement assez conséquent pour nous cinq. Seul point un peu inquiétant, nous sommes les seuls clients. Rétrospectivement ayant bien mangé et personne n’ayant été malade, on se dit que c’est surtout inquiétant pour eux. Et puis depuis, nous l’avons vu plein le week-end.

Nous allons ensuite nous promener dans le centre de Mérida. Nous parcourons les rues colorées en nous laissant guider par nos pieds. Nous traversons le passage couvert à côté de la cathédrale où sont exposées des statues qui inspirent nos enfants.

Nous prenons la photo rituelle avec les lettres de la ville. C’est devenu un passage obligé pour les enfants qui s’y précipitent dès qu’ils les voient.

Puis nous découvrons le parque Santa Lucia, qui va devenir un de nos QG lors de ces quelques jours à Mérida. En effet, ses chaises en version géante deviennent l’un des jeux préférés des enfants.

Petite pause piscine à l’hôtel, le patio est agréable mais l’eau est vraiment froide !

Nous ressortons pique-niquer dans le parque Santiago, qui deviendra notre second QG à Mérida. Une aire de jeux, des bancs pour se poser, une supérette pas loin et le tout à deux rues de l’hôtel, il remplit tous nos critères de praticité.

Nous n’avons pas réussi à trouver une chambre avec frigo ou mini-cuisine, donc nous devons prendre tous nos repas à l’extérieur. Et comme on ne peut décemment pas manger au restaurant tous les jours, sous peine d’exploser le budget, nous sommes obligés de faire les courses au dernier moment. Et surtout de manger un peu toujours pareil. Nous alternons les pique-niques avec des stands de rue mais ça ne plaît pas toujours aux trois plus jeunes de la Tribu.

Petite déception de la journée : nous avions décidé de couper en deux les trois jours de la fête des morts, pour avoir la chance de la vivre dans deux villes différentes, mais ici comme à Valladolid, il ne se passe pas grand chose cette année.

Mercredi 3 novembre

Aujourd’hui, ce sont les 5 ans et demi de Léonie. Et dans notre famille, nous aimons fêter ces demi-anniversaires.

Nous débutons fort avec des bougies à souffler sur une banane agrémentée de carrés de chocolat (les tous derniers du musée du chocolat !). La demoiselle est ravie et c’est elle qui fait le programme de la journée.

Premier arrêt au parque Santa Lucia pour jouer sur les chaises géantes. Les enfants sont très complices et se courent après en riant. Et nous les regardons en souriant, heureux d’être ici avec eux.

Léonie souhaite comme cadeau un porte-monnaie avec des vrais sous. Nous repartons donc nous balader dans le centre de Mérida et elle trouve son bonheur, un petit porte-monnaie mexicain tissé de plein de couleurs. Que nous lui garnissons de quelques pesos.

Puis, nous aimerions lui racheter un short car nous avons déjà dû dire adieu à l’un des siens, plein de trous tellement elle lui a fait vivre d’aventures. Nous faisons chou blanc dans les boutiques du centre. Soit la qualité est trop mauvaise, soit il n’y a pas sa taille ou alors ça ne lui plaît tout simplement pas.

Nous décidons donc de prendre un bus vers un grand centre commercial. C’est là que le moment galère de la journée commence. Les renseignements trouvés sur Internet, en espagnol, se révèlent inexacts. Impossible de trouver un bus qui va dans cette direction dans la rue écrite. Nous marchons beaucoup pour essayer d’en trouver un mais échec. Nous tentons donc d’arrêter un minibus ou un taxi mais le seul collectivité qui s’arrête n’y va pas.

Les enfants râlent de plus en plus et Léonie commence à dire qu’elle en a marre que je décide à sa place le jour de son anniversaire.

JC prend les choses en main et nous nous installons sur la « terrasse » d’un boui boui pour déjeuner. Tables et chaises en plastique sur le trottoir, cela nous rappelle des souvenirs asiatiques. Les jus de fruits sont très bons et les plats tout à fait corrects.

Puis, nous repartons à la recherche d’un taxi que l’on trouve en trois minutes cette fois. Petite négociation du prix, probablement pas encore assez, et il nous embarque avec lui. Il nous dépose devant les Galerias de Mérida, huit kilomètres plus au nord. C’est un tout autre univers ici, l’un de ces centres commerciaux impersonnels qui peuplent les périphéries des grandes villes partout dans le monde. Un immense arbre de Noël trône à l’intérieur, nous rappelant que novembre a commencé.
Nous trouvons rapidement un short pour Léonie et les enfants en profitent pour choisir chacun un nouveau tee-shirt. Puis, ils admirent les fontaines et les vitrines de jeux. Il y a même une patinoire au centre de la galerie où se déroule un cours, ce qui les intéresse un long moment.
Nous faisons une pause goûter d’anniversaire dans un café et Léonie souffle ses bougies une deuxième fois. Il n’y a jamais trop de petits bonheurs dans une journée.
Pour rentrer dans le centre, nous arrivons à prendre un bus public. Il est bondé et nous devons rester debout près de la porte, qui ne ferme pas complètement. Nous nous accrochons comme nous pouvons. Rien à voir avec nos autobus de tourisme pris jusqu’à maintenant. Celui ci est complètement déglingué et nous sommes les seuls étrangers, sans oublier le chauffeur qui klaxonne à tout va. Cette fois l’immersion est totale.
Marceau s’endort dès qu’une place assise se libère et Léonie, la pauvre, dort debout. Coup de chance, ce bus nous dépose juste en face de notre hôtel. Nous faisons une pause dans la chambre le temps de se remettre de ce trajet court mais intense.
Léonie décide de retourner pique-niquer au parc Santiago pour le diner pour profiter de l’aire de jeux. C’est un moment agréable, nous profitons de la douceur de la soirée.

Commentaires

  1. Mamire says:

    Toujours du beau soleil pour la suite de vos aventures et beaucoup de couleurs comme les aiment le petit trio. Continuez à profiter de ce périple et à nous en faire profiter. Plein de gros bisous

    1. JC says:

      Oh que oui, on va continuer de profiter!

  2. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Feliz-medio-cumpleanos a Leonie. No es muy comodo los transportes publicos pero muy interesante por aprender la vida local y bajato.

    No hay airbnb bajato con cocina? En Guatemala Airbnb foncionaba bien.

    Si imagino que a un momento van a querer quedarse mas tiempo en el mismo lugar.

    Nunca sienten un sentimiento de insecuridad?

    Un beso

    1. JC says:

      Airbnb s’avère être plus compliqué à trouver et aussi cher ou plus cher. Et le gros bémol du Airbnb C le fait d’être facilement joignable ou de pouvoir contacter le proprio si besoin et on n’a pas de réseau téléphone. Donc en général, plus facile booking.
      Et pas du tout d’insécurité et tant mieux!

  3. Amélie says:

    Et où est passée la piñata traditionnelle mexicaine pour l’anniversaire de Léonie??? 😘

    1. JC says:

      On y a pensé et vu dans des magasins mais on ne s’est pas laissé tenter… Elle a toutefois adoré les bougies sur les patisseries improvisées.

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