Moorea entre montagnes et lagon

Vendredi 25 février

On se réveille aux aurores pour déjeuner avec le soleil levant. L’objectif de la journée étant de faire le tour de l’ile et des plages par la même occasion. On emprunte la voiture de la propriétaire du bungalow à prix réduit pour la journée. Une twingo qui ne ferme plus, avec des trous dans le tableau de bord, un ou deux voyants fixes, un ralenti bizarre, mais elle roule, tout va.

On file côté ouest direction une première plage, qui sera pour ma part la plus belle plage de Moorea et Tahiti confondues. Cette plage bien que publique semble légèrement privatisée par un hotel par lequel il faut passer pour y accéder. La plage est petite mais superbe. Nous posons notre sac à l’ombre d’un cocotier et nous sommes dans les premiers à nous installer. Sable fin et blanc, eau bleu turquoise à 30 degrés. On s’en donne à coeur joie.

Des kayaks sont louables et nous profitons de ce moyen de transport pendant une heure pour aller nager avec les raies et les requins à pointe noire. L’aller est un peu compliqué avec le vent de face et la faible houle mais on arrive à destination tant bien que mal. Manu plonge la première, moi le second et les deux grands enfants suivent. Gaspard reste sur le kayak et nous rejoint les cinq dernières minutes. Nous passons un petit quart d’heure à nager équipés de nos masques pour mieux observer.

La visibilité est comme dans une piscine et j’ai pied donc ça facilite les choses. On admire les quelques raies et requins alentours nager à 3 à 5 mètres de nous. Ils vivent leur vie et sont bien sûr inoffensifs. Marceau a bien aimé, Léonie a eu un peu peur et est vite remontée sur l’embarcation. Nous rentrons ravis de ces rencontres exceptionnelles. Malheureusement, pas de photos personnelles à vous partager car nous n’avions pas pris la pochette imperméable donc pas emmené de téléphone sur les kayaks.

Nous reprenons alors la route pour continuer à faire le tour de l’île. Les montagnes vertes et pointues contrastent avec la mer turquoise. Nous nous arrêtons à un snack, prenons quelques nems, une salade de poisson cru, une barquette de riz sans oublier du gateau au chocolat pour le dessert et le plaisir de nos papilles.

On reprend la route pour s’arrêter sur une deuxième plage publique. Plage plus rocailleuse nous obligeant à nous vêtir de nos chaussures de baignade. La mer est vite profonde et avec un peu de courant. Le panorama est toutefois beau. On va se baigner pendant une vingtaine de minutes, de quoi se rafraîchir. Les enfants en ont vite assez cette fois.

On ne s’éternise pas et finissons de faire le tour de l’île, passons au Champion faire des emplettes et allons nous poser dans notre bungalow. Une douche est la bienvenue. La journée se finira comme la veille en mangeant par terre un diner composé de pâtes sauce tomates. Une journée encore marquante niveau paysage et faune!

Samedi 26 février

Spéciale dédicace à Nicolas qui nous a envoyé ce matin un lien vers le clip de Keen’V et sa chanson sur Tahiti. Nous avons dû l’écouter trois fois avec les enfants et les paroles nous ont collé toute la journée.

Comme nous n’avons pas de voiture à disposition aujourd’hui, nous restons profiter de notre bungalow et de son jardin. La journée s’écoule tranquillement entre séance d’école, dessins, jeux, organisation de la suite du périple, un peu de cuisine.
La seule chose que nous trouvons bon marché ici, c’est le poisson. Évident me direz vous, mais nous en profitons donc pour en cuisiner. Nous déjeunons tout au bord de l’eau pour trouver l’ombre.
Puis Gaspard et moi faisons une petite sieste pendant que les grands jouent avec JC. Les enfants s’amusent ensuite entre eux. Avec bâtons, noix de coco et coquillages, ils s’inventent des tas d’histoires. Ils jouent aussi avec la petite-fille de nos voisins de bungalow, qui vit normalement à Tahiti avec ses parents et est en vacances ici avec ses grands-parents venus de France.
En fin d’après-midi, JC fait un petit tour à vélo jusqu’au supermarché pour compléter le petit-déjeuner de demain. J’en profite pour avancer un peu sur le blog.
Une journée passée à chiller au soleil, c’est le calme polynésien qui nous envahit peu à peu.

Dimanche 27 février

Le réveil sonne en même temps que le soleil se lève. Dernier petit déjeuner sur la terrasse. Gaspard nous fait rire car il s’émerveille de la vue qu’il semble découvrir pour la première fois. Nous terminons les sacs en avance et en profitons pour appeler en visio la sœur de JC. C’est plus compliqué ici avec le décalage horaire de se coordonner.
Puis notre hôte nous dépose sur le quai du ferry. Mauvaise surprise, le bateau s’en va pile devant nous alors que nous dechargeons la voiture. J’avais mal regardé les horaires et nous l’avons donc raté. Et le prochain n’est qu’à 14 heures ! Nous avons donc presque 6 heures devant nous… Le plus dommage est que nous avions rendez-vous avec les cousins de mon papa de passage à Papeete à 9h30 (encore désolé Claudine et Pascal).
Notre hôte nous dépose un kilomètre plus loin au bord de l’eau. Nous nous installons avec tout notre bazar sous un arbre. Quelques minutes pour digérer ce contre temps et nous acceptons de vivre l’instant présent tel qu’il est. Il y a de l’air et de l’ombre, nous sommes des Robinson Crusoé sur leur bout d’île.
Le temps s’écoule doucement. Les enfants fidèles à eux-mêmes s’adaptent à ce nouveau programme. Ils inventent toutes sortes de jeux avec de la ficelle, trois bâtons et deux noix de coco. Ils grimpent dans les arbres et mettent les pieds dans l’eau.
J’ai le temps de rattraper mon retard sur le blog. Nous papotons avec JC de l’avenir proche et lointain et nous laissons nos yeux se perdre dans l’océan. Nous pique-niquons sur notre plage privée puis allons rejoindre la gare maritime. Nous embarquons dans le ferry de 14 heures sans problème. La traversée est bien venteuse. Avec Léonie nous la passons sur le pont avant pour profiter de la vue, nous avons bien du mal à rester debout sans nous accrocher.
Par contre, nous n’avons aucune nouvelle des propriétaires de l’appartement pour ce soir malgré deux mails hier et un message sur WhatsApp aujourd’hui. Pas sûr qu’on ait un toit pour dormir. Nous décidons de nous rendre à l’adresse indiquée sur la réservation et juste avant d’arriver nous tentons d’appeler le propriétaire sur son portable. Après plusieurs sonneries, il répond et nous annonce que sa femme nous retrouvera sur place. On y va et effectivement elle arrive juste après nous. Nous lui faisons remarquer que nous nous sommes un peu inquiétés de n’avoir aucune nouvelle et elle semble surprise. Elle a eu tous nos messages et tout lui semble normal puisque que nous sommes là et elle aussi.
L’appartement est grand, nous nous installons, jouons avec les enfants et profitons du confort du canapé après notre journée dehors. Puis, nous refaisons les sacs pour prendre l’avion demain car nos billets prévoient seulement dix kilos en soute par personne. Alors nous organisons les sacs pour vider le plus gros et remplir des petits, sacré casse-tête.
Nous dînons sur la table basse des spaghettis aux haricots verts. Les pâtes, atout budget ici comme partout. Nous nous couchons en pensant que c’est déjà lundi matin en France.

Commentaires

  1. Cecile says:

    Génial. Quelles sont les 2 places magnifiques ?

  2. Cecile says:

    Oups plages pas places

    1. La première la plus jolie pour moi s’appelle la plage des tipaniers et l’autre la plage temae.

  3. Amélie says:

    Le rêve absolu 🤩 « un jour j’irai à Tahiti, c’est là que je vivrai ma meilleure vie » 🤪

    1. On l’espère pour toi 😉!

  4. Gégé says:

    Nico était en effet très content de lui… il préparait sa blague depuis la veille😁😁

  5. Julien Fonteneau says:

    Salut la tribu,

    magnifiques photos… une vraie carte postale

    Profitez

    un abrazo

    1. C’est encore mieux en vrai 😊

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