Palenque

Félicitations à ceux qui suivent et qui ont démasqué la faille spatio-temporelle dans laquelle nous étions tombés lors de la rédaction de l’article précédent !

Mardi 16 novembre

Nous sommes donc dans le bus depuis hier soir, en direction de Palenque. Après un premier arrêt à 23h, nous roulons sans devoir descendre jusqu’à quasi 6h du matin. Ça ne veut pas dire pour autant que nous avons dormi tout ce temps. JC a même très peu dormi cette nuit et moi pas beaucoup plus. Mais les enfants très bien et c’est le plus important. Petite pause désinfection de 6 à 7h et nous reprenons la route à l’heure à laquelle nous étions censés arriver. Le bus se gare finalement à Palenque à 8h30. Théorie : neuf heures de trajet. Réalité : dix heures trente.

A peine mis un pied sur le quai que nous sommes accostés par un agent de voyage qui veut nous vendre un tour. Puis par un second sur le trottoir. Nous prenons leurs pubs et nous dirigeons vers l’hôtel en espérant trouver un endroit où manger en chemin. Malheureusement, l’hôtel est situé au niveau d’une grande route, un peu excentré et nous ne longeons que des garages et des ateliers divers.

Arrivés à l’hôtel, je me fâche un peu avec le réceptionniste qui nous indique un peu froidement que le check in est à 15h alors que j’ai un mail de leur part nous validant une arrivée plus tôt. Finalement, il se radoucit et nous trouve une chambre presque prête et nous inonde de conseils de visite et nous demande de lui laisser des commentaires sur Internet.

En attendant notre chambre, nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’hôtel. Il n’y a pas foule et pourtant le service est lent aussi ici. Peut-être est-ce la vitesse mexicaine, inversement proportionnelle à celle des chauffeurs de colectivo. Néanmoins, c’est bon et nous savourons ce petit-déjeuner conséquent après notre nuit hachée.

Nous nous installons dans notre chambre et découvrons qu’il est strictement interdit d’y apporter toute nourriture ou boisson. C’est la première fois que l’on se heurte à une telle interdiction et ça n’arrange pas notre organisation. Nous allons ensuite tester la piscine de l’hôtel pour se rafraichir en fin de matinée. Grosse déception des enfants car le toboggan aquatique ne fonctionne pas et il faut bien dire que c’était notre source de motivation depuis hier soir. Nous faisons trempette en compagnie d’un iguane et remontons faire la sieste. Tout le monde dort un peu puis Léonie et moi partons à la recherche d’une laverie en laissant les garçons dormir.

Une bonne marche plus tard, nous trouvons une blanchisserie dans le centre et nous patientons toutes les deux sur le trottoir pendant que notre machine tourne. J’ai laissé un mot pour donner rendez-vous à JC au réveil de sa sieste mais une heure passe et je n’ai aucune nouvelle, je commence à m’inquiéter. En fait, il a dormi bien plus longtemps que je ne l’imaginais et nous nous rejoignons directement au parc principal car notre sèche-linge est terminé.

Il est 17h et avec tout ça, nous n’avons pas déjeuné ni goûté. Alors nous sautons directement au diner, pris dans un fast-food, pas top pour nous mais ravissant les enfants. Puis, nous rentrons à pied, l’hôtel est à presque deux kilomètres et ça râle un peu dans les rangs. Nous finissons donc avec trois enfants à bras, rincés. Une bonne douche et au lit !

Mercredi 17 novembre 

Après un petit-déjeuner pris sur le pouce pour ne pas trop déroger à la règle des lieux, nous nous mettons en quête d’un taxi pour se rendre aux ruines maya situées à quelques kilomètres. Mais, contrairement à la veille où nous nous faisions klaxonner tous les cinquante mètres, ils sont tous pleins ce matin. Le seul qui s’arrête nous annonce un prix double de celui évoqué par le réceptionniste hier et sans négociation possible donc nous déclinons.

Au bout d’un kilomètre sans succès, nous arrivons à la station de bus où un homme nous indique que l’on peut pendre un colectivo public  pour y aller. Nous n’avons qu’une vague idée du prix, évoqué par le même réceptionniste bavard hier, mais montons dedans sans hésiter. A l’intérieur, il n’y a que des mexicains qui vont travailler dans les hôtels situés sur la route.

Arrivés sur place, je demande discrètement à ma voisine le prix. Elle me dit 20 pesos (un peu moins d’un euro), même prix que celui annoncé hier. Je tends 60 pesos au chauffeur en considérant que les deux garçons ne paient pas et il me remercie. Trop facile cette affaire.

Une fois devant l’entrée, nous sommes assaillis par les guides et vendeurs en tout genre. Nous nous faufilons entre-deux « no gracias » et pénétrons dans le site. Et là, whaouh, c’est magique ! Ces pyramides maya disséminées dans la jungles sont juste incroyables. Même les enfants sont émerveillés et s’intéressent aux constructions et rituels de l’époque. Le ciel est bleu et le soleil brille. Le contraste des pierres, de la végétation et du ciel est un ravissement pour nos yeux. Et nous nous régalons à prendre des photos.

Seule petite déception, ici on ne peut pas escalader les pyramides et il y a des vendeurs de souvenirs absolument partout sur le site. D’ailleurs, il y en a même plus que de visiteurs ! Nous avons la chance grâce à l’un deux d’observer un premier singe en haut d’un arbre. Puis, nous en voyons un second un peu plus loin. Nous sommes tous les cinq ravis.

Nous reprenons un colectivo pour rentrer, je paie le même tarif et cela semble lui convenir aussi. Nous descendons à la station de bus et nous arrêtons au supermarché pour acheter de quoi pique-niquer. Problème, il n’y a aucun parc ou place où déjeuner dans le coin et nous n’osons pas tout rapporter à l’hôtel. Nous finissons donc par nous installer sur un trottoir, on a connu plus glamour.

Retour à l’hôtel pour un temps calme sieste-école puis une séance piscine. Cette fois, nous demandons à allumer le toboggan et Léonie en profite. Marceau n’est pas trop rassuré et préfère jouer dans le petit bassin avec son frère.

Puis nous retournons à pied dans le centre pour dîner, toujours à deux kilomètres… Nous faisons un premier arrêt dans un petit snack de tacos. Ils ne doivent pas souvent voir de touristes vu leurs mines ébahies et leur façon de couper leur musique à fond en nous installant. Deux tacos al pastor et une torta (sorte de sandwich) pour 59 pesos (deux euros cinquante), c’est le meilleur prix du voyage. Puis nous prenons un dessert dans un café qui nous coûte huit fois le prix mais qui est très copieux. De nouveau, nous rentrons à pied avec nos trois poids sur les bras et dos.

 

Commentaires

  1. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Si parece muy lindo el sitio de Palenque. Genial poder ver a monos salvajes.Colectivo es una buena opcion, mas barato y se puede mas descubrir la vida real y cotidiana. Pero, no es siempre comodo. Los mejicanos intentan hablar con vosotros? En un colectivo esta solo el conductor o tambien un cobrador?

    un beso

    1. Les mexicains viennent très facilement vers nous grâce à notre aimant de deux ans. Il est très souvent abordé par des femmes qui s’exclament « ah que bonito »

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