Salento et la vallée de Cocora

Mardi 15 février

Nous nous réveillons de bonne heure, aidés par le réveil. Les enfants ont du mal à sortir du lit et nous pensons avec compassion aux parents qui doivent tirer leurs enfants des couvertures pour aller à l’école tous les matins. Surtout en cette saison.
Nous sommes au bord de la route à 7h55 pour attendre le bus qui va à Salento. Un bon quart d’heure plus tard, le voilà. La route est jolie mais secoue un peu et est pleine de virages. Nous arrivons dans le village de Salento où le bus nous dépose au terminal.
Nous marchons une dizaine de minutes dans les rues colorées, on retrouve le même style de maisons qu’à Filandia. Nous arrivons sur la place principale où comme prévu nous tombons sur les Jeep qui attendent les visiteurs pour les emmener dans la vallée de Cocora. Ce sont de très vieilles voitures, certaines ont près de 80 ans ! L’avantage de la mécanique sur l’électronique.
Les chauffeurs attendent de remplir au maximum leurs véhicules avant de partir. Soit 2 personnes à l’avant, 8 sur les bancs fixés dans la benne et 3 qui doivent rester debout sur le marche pied à l’arrière, en s’accrochant comme ils peuvent. Pour le même tarif bien sûr. Autant vous dire qu’avec les enfants, nous nous sommes pressés pour avoir des places assises.
Trente minutes plus tard, nous arrivons au parking de la vallée de Cocora. Le guichet du parc national se situe un petit kilomètre plus loin. L’entrée coûte 6 000 pesos par personne à partir de 4 ans. Plusieurs circuits de randonnée sont ensuite possibles pour découvrir les palmiers de cire qui font la renommée du lieu. Il faut dire que ce sont les plus hauts du monde et qu’on ne les trouve qu’ici. Les plus grands peuvent atteindre plus de 60 mètres. Et les paysages sont vraiment splendides.
Le grand circuit qui semble vraiment sympa dure approximativement 5 heures, mais avec les enfants nous savons que nous mettrions plus. Comme il est déjà presque 10 heures et que nous avons réservé le bus du retour à 18 heures à Salento, nous ne voulons pas prendre de risque. Nous nous contentons juste de la boucle moyenne qui fait 4 kilomètres, plus les deux kilomètres aller-retour du parking. Une balade toute en montée à l’aller mais qui reste accessible à tout public et une bonne descente pour le retour.
Nous nous régalons des paysages qui sont effectivement magnifiques, et ce même avec un temps un peu couvert. Les enfants apprécient aussi beaucoup de croiser les chevaux en liberté qui pâturent au pied des palmiers.
A la fin du parcours, un enclos abrite des moutons et un autre des alpagas dont un bébé.
Il y a aussi plusieurs espaces aménagés pour se prendre en photo. On sent quand même que c’est un haut lieu touristique du pays.
Finalement, nus arrivons assez vite au deuxième mirador, point culminant de notre circuit. Cela nous fait hésiter sur la poursuite vers la grande boucle. Mais la raison l’emporte et nous entamons donc la descente.
Nous nous arrêtons à mi-chemin pour pique-niquer face à un splendide panorama. Une américaine qui passait par là nous demande si elle peut nous prendre en photo car nous formons « un charmant tableau ».
La fin du parcours est bien raide et glissante, occasionnant une chute sur les fesses à Léonie et plusieurs à Gaspard, qui persiste malgré tout à vouloir marcher. A la demande des enfants, nous rejoignons l’aire de jeux du parc mais la pluie nous chasse bien vite.
Nous reprenons donc la jeep en sens inverse et nous y faisons la rencontre d’une famille parisienne en vacances avec trois enfants sensiblement de l’âge des nôtres. Nous papotons donc tous le trajet. Les passagers accrochés debout à l’arrière finissent trempés.

De retour à Salento, le temps est maussade mais nous motivons les enfants à monter jusqu’au mirador du village. Ils râlent un peu, enfin surtout Marceau, dans les escaliers mais une fois en haut, ils sont contents de découvrir une aire de jeux puis frustrés de ne pouvoir utiliser les toboggans car trop mouillés.

Nous redescendons à la recherche d’un endroit où prendre un dessert ou un goûter, on est un peu entre les deux. Nous trouvons un café de la même maison de production qu’hier et c’est donc avec plaisir que nous nous y installons. Nous commandons des pâtisseries pour les enfants et une boisson chaude pour nous.

Comme le bus n’est qu’à 18h, nous avons pas mal de temps devant nous. Nous profitons d’une accalmie pour aller se balader dans les rues de la ville. Les maisons colorées plaisent aux enfants et ils se font guides pour choisir la prochaine rue. L’occasion de réviser les couleurs et les mélanges pour les obtenir. Et hop un peu d’école ni vu, ni connu.

Au bout d’un moment, la soif et la monotonie nous poussent dans un autre café, à l’ambiance très bobo. Nous y partageons trois smoothies excellents.

Puis les enfants demandent à remonter au mirador pour voir si les toboggans ont séchés. Même Marceau est motivé pour une deuxième grimpette. Aussitôt dit, aussitôt fait, les voilà en haut des escaliers.

Nous les laissons jouer tranquillement puis au lieu de redescendre directement, nous poursuivons le chemin dans une petite forêt et avons la bonne surprise de tomber sur un second point de vue. Celui-ci donne sur les montages et vallées environnantes, c’est verdoyant.

Nous décidons ensuite de retourner vers la station de bus et d’essayer de prendre celui de 17h car le temps est à nouveau gris et nous avons déjà bien parcouru le village. Cela ne pose pas de souci au chauffeur et nous rentrons donc chez Gloria. Elle demande à nous prendre en photo tous les cinq en souvenir.

Les enfants jouent ensemble pendant que nous avançons les réservations des jours suivants et en particulier l’achat de notre prochain billet d’avion. Puis nous allons dîner à la petite cantine à côté avant de nous coucher car le réveil sera encore de la partie demain.

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