San Francisco, coup de coeur (ou comment nous avons raté un avion !)

Samedi 19 février

Nous sommes donc dans un vol de nuit entre Bogota et Dallas. L’avion n’est pas plein, ce qui nous permet de nous étaler un peu. Ainsi nous disposons de sept sièges au lieu de cinq. Léonie se rendort rapidement tandis que Marceau ne se réveille même pas. Gaspard par contre traîne un peu, il papote et chantonne malgré l’heure tardive avant de finir par lâcher prise vers 2 heures du matin.
Nous adultes, ne dormons pas beaucoup, pas très bien installés et quelques turbulences à déclarer. L’avion atterrit en avance à Dallas et nous enchainons, un peu fatigués, formalités d’entrée aux USA, récupération des bagages et dépose pour le prochain vol et contrôle de sécurité à l’américaine. Puis nous allons rejoindre la salle d’embarquement pour attendre. Pour cela, il faut changer de terminal et prendre la futuriste navette de l’aéroport, impressionnante. Et avec le lever du soleil en toile de fond.
Nous grignotons des gâteaux secs qui nous restent car les petits-déjeuners sont hors de prix ici. Les enfants jouent tranquillement. Il est moins de 7h et notre avion doit décoller à 9h15. Nous sommes donc largement en avance. Et pourtant nous allons réussir à rater notre vol !
L’embarquement commence, nous écoutons les instructions (en anglais évidemment), nous sommes dans le dernier groupe donc nous restons assis. L’hôtesse énumère les groupes un par un mais nous n’entendons pas le notre. Au bout d’un moment, nous remarquons qu’elle appelle des gens par leurs noms, nous ne nous inquiétons pas car la salle d’embarquement est encore pleine (en fait elle était partagée pour deux portes d’embarquement). Nous décidons quand même de nous lever et d’aller dans la file d’attente. Personne ne fait attention à nous. Puis, nous avons dû avoir un instant de distraction et nous ne remarquons pas le moment où les derniers embarquent et où la porte se referme. Quand nous nous en rendons compte, il n’y a plus personne au comptoir. JC s’inquiète un peu. Pas moi car cela me semble impensable que nous ayons raté le coche en étant juste devant la porte.
Une hôtesse revient, JC va l’interroger et là elle lui annonce que c’est trop tard, l’embarquement est terminé, l’avion va décoller. Je m’approche, je sens déjà les larmes me monter aux yeux, j’explique que nous sommes la depuis plus de deux heures et que nous n’avons pas entendu notre groupe. Elle dit qu’elle a appelé le « final call » (pas entendu) puis « Mister Aïe » (pas entendu non plus), et que maintenant c’est trop tard. Petit instant de panique générale pour la Tribu…
Heureusement pour nous, c’est une grande compagnie et elle nous trouve finalement des places sur un autre vol qui part dans une heure. Il faut juste changer de terminal. Nous reprenons donc la navette futuriste de l’aéroport dans l’autre sens pour nous retrouver juste à côté de là où nous avions atterri ce matin. Léonie s’inquiète pour nos bagages qui sont partis sans nous dans l’avion. Nous la rassurons sur le fait que nous allons les rejoindre très vite.
Cette fois, je suis ultra concentrée sur les annonces et nous sommes au taquet lorsque l’embarquement commence. Nous nous installons dans l’avion pour un vol de quatre heures en direction de San Francisco. Gaspard est fatigué et refuse de rester sur son siège à côté de son papa. Il veut absolument venir avec moi. Ma voisine, une américaine très gentille, propose d’échanger avec lui.
Mais une fois près de moi, il ne veut pas rester attaché et demande à être sur mes genoux bruyamment. Consignes de sécurité oblige, j’arrive tant bien que mal à le garder à sa place pour le décollage au prix d’une sucette. Puis je le prends sur mes genoux. J’ai une envie folle de dormir et les deux premières heures sont très longues. Il papote, gigote et réclame tout et n’importe quoi alors que mes yeux ne demandent qu’à se fermer. Je finis par l’envoyer avec Léonie et JC regarder un dessin animé.
Évidemment une fois débarrassée du paquet, je n’arrive plus à dormir. Marceau qui dormait pourtant très bien, se tortille, se réveille, perdu, puis finit par se rendormir. Moi je me perds par la fenêtre. Des paysages de nature grandiose à perte de vue. Et même de la neige ! Nous avons volontairement exclu les USA de notre voyage mais je regretterai presque quand je vois tout ce territoire à explorer.
Nous atterrissons à San Francisco vers midi, heure locale soit quatorze heures à Dallas et quinze heures à Bogota. Nous n’avons pas vraiment déjeuné, juste grignoté des restes de biscuits dans l’avion. Mais nous ne traînons pas car nos bagages, normalement arrivés par le vol précédent, doivent nous attendre. Nous les retrouvons sans encombre dans le bureau de la compagnie aérienne.
Nous essuyons un refus de nous transporter à la station de taxis car nous sommes trop nombreux et qu’ils n’ont pas de véhicule assez grand disponible aujourd’hui. Après un petit instant de désarroi entre la fatigue et les petites contrariétés qui s’enchaînent, nous dégotons finalement un Uber qui bien qu’il râle aussi sur l’absence de siège auto pour Gaspard, accepte de nous emmener à l’hôtel.
Nous déposons les affaires et filons directement dans un fast-food, promesse faite aux enfants pour notre arrivée sur le sol américain. Le menu n’est pas gastronomique mais tout le monde reprend des forces et retrouve le sourire. Nous rentrons ensuite à l’hôtel pour une sieste bien méritée, avec le réveil mis pour ne pas trop perturber la nuit prochaine. Nous avons du mal à réveiller les enfants alors nous en profitons pour réserver notre prochain test covid. Encore un test, nécessaire pour JC et moi pour notre prochaine destination.
Une fois la Tribu sur pied, nous allons simplement explorer le quartier en allant au parc municipal de San Bruno. Il y a deux aires de jeux sympathiques et les enfants trouvent des camarades pour jouer. La différence de température est franche avec la Colombie et même s’il faut plutôt beau ici, nous avons froid à la nuit tombée avec nos simples gilets.
Les enfants demandent donc à rentrer prendre un bain à l’hôtel. C’est la première fois qu’ils retrouvent une baignoire depuis notre départ et ils sont tout excités. JC va donc seul faire des courses pour le dîner. Pendant que les enfants trempent, je range un peu nos affaires puisque nous reprenons déjà l’avion demain soir. Nous dînons dans la chambre et nous couchons tous tôt.

Dimanche 20 février

Nous nous réveillons tôt mais pas tant que ça au vu des trois heures de décalage. Nous prenons le petit déjeuner inclus dans la réservation (muffins, jus d’orange, café) et filons dans les transports en commun de San Francisco.

On prend le bus, puis le métro, et enfin nos pieds et nous arrivons dans le centre de San Francisco avec ses hauts et anciens bâtiments sympathiques du quartier français. Le célèbre vieux tramway a du succès puisque qu’une file d’attente d’au moins 100 mètres s’est formée pour y monter. J’évalue l’attente à 2h. Évidemment, il est hors de question pour moi d’attendre un vieux métro 2h pour 20 ou 30 minutes de balade tout en s’allégeant de 20$ par personne. Manu n’avait pas programmé de le faire, ça tombe bien car moi et l’attente pour une attraction supra touristique cela fait deux!

On traverse des rues vivantes, admirons la place Union square et nous voilà rendu dans le quartier de Chinatown. Petite pause dans une super aire de jeux. Il y a beaucoup d’animations et d’effervescence dans la rue principale. On entend un tempo avec tambour et cymbales. Deux dragons à 4 pattes dansent alors qu’une foule se presse autour pour contempler. Manu me fait remarquer que c’est le nouvel an chinois. Les enfants sont curieux de voir cette scène hors du commun.

On poursuit notre visite au milieu des stands en tout genre. Celui de la fabrication en direct du pop-corn plaît beaucoup, ces grains de maïs qui pètent sont une énième découverte pour les enfants qui adorent le spectacle!!

On continue notre chemin pour se retrouver dans le quartier Fisherman’s wharf et plus précisément sur le Pier 39. Beaucoup de touristes se retrouvent ici. De nombreux magasins en tout genre dans un contexte tout de même sympa et jovial. Nous approchons des quais et apercevons les fameux lions des mers se prélassant sur une plateforme à bateaux. Ces derniers se sont réfugiés ici il y a quelques années après un tremblement de terre et continuent d’y séjourner depuis. Une partie des cales de bateaux a été désaffectée pour ces derniers. Une attraction « naturelle » est née sur ce site et les lions ont du succès.

Les enfants sont ravis mais leur estomac crient famine. Nous nous arrêtons à un stand pour manger sur un banc avec les enfants. L’attente n’est pas trop longue et cela reste un budget déjeuner correct pour San Francisco. Les enfants mangent un célèbre fish and chips, du poisson pané avec, vous l’aurez deviné… des frites! Manu et moi nous partageons un Clam Chowder, soupe aux fruits de mer, servie ici dans une grosse miche de pain à laquelle on a ôté une partie de la mie. C’est très bon.

Requinqués, on repart en direction d’un navire de guerre et d’un sous-marin de la seconde guerre mondiale, que nous aurions bien aimé visiter. Faute de temps, nous nou contentons de l’extérieur. Nous apercevons aussi la prison d’Alcatraz et le célèbre Golden Gate Bridge que nous n’aurons pas le temps d’aller voir de plus près non plus.

Le magasin Ben&Jerrys a fait de l’oeil à Manu et Léonie qui achètent sans plus attendre des glaces comme dessert. Nous nous baladons encore un peu dans le quartier, San Francisco nous plaît vraiment beaucoup.

Malheureusement, nous ne pouvons pas nous attarder trop car nous avons rendez-vous pour nos tests covid. Dommage que l’on ne reste pas quelques heures ou jours de plus ici. Beaucoup de choses à voir, vous pensez bien!

Et oui, nous avons pour mission de (re)faire nos tests antigéniques. Les rendez-vous sont pris pour Manu et moi et nous ne devons surtout pas rater le coche car pas de prochaine destination sans ce fameux test négatif. Nous faisons route inverse, tramway et métro, pour nous rendre dans un test-drive, situé dans une zone industrielle le long d’une voie rapide. Nous nous dirigeons de manière sécurisée vers ce centre (caravane et préfabriqué) à pied. Nous attendons derriére une voiture (dont les passagers sont testés directement dedans) notre tour. Une fois le test passé, nous rentrons en jetant un oeil sur nos mails pour découvrir nos résultats devant tomber dans l’heure qui suit.

 

Nous abandonnons l’idée de retourner au parc de jeux d’hier car nous sommes tous gelés. Nous rentrons donc à l’hotel pour récupérer nos bagages, fatigués mais tous très contents de cette journée à San Francisco. Nous recevons nos résultats négatifs et crions victoire.

Nous pouvons dès lors aller à l’aéroport en bus et métro. Nous regardons, l’écran affichant les vols. Notre avion est bien présent et « on time ». Nous décollons dans 3h. Nous dinons dans la zone duty free. Deux salades et un wrap pour 45$. Cela fait tousser mais il faut bien manger avant de s’envoler. On embarque à 21h30 pour 9h de vol. Tahiti nous voilà!!

Commentaires

  1. Belt-Auclair says:

    L’aventure continue avec ses belles découvertes et ( petits? désagréments).
    Bientôt les îles…et la France
    Bonne route et plein de bisous aux petits aventuriers qui ont l’air de s’adapter parfaitement au changement d’environnements.

    1. Tant que le ketchup, les bonbons et le chocolat sont avec nous, ils nous suivront jusqu’au bout du monde 😂

  2. Laëtitia says:

    Ouah, hâte de découvrir la faune et la flore tahitienne!!! Vous allez en prendre plein les yeux!… et certainement retrouver la chaleur !
    Bonne continuation 😘🌺
    Des bisous

    1. On va voir si les photos des magazines sont représentatives ou ont été retouchées 😉

  3. rochelle says:

    Oui aux usa vous êtes la famille aille 😊🤣 bisous

    1. Malheureusement, en France aussi j’entends des M.Aille parfois! C’est tout à fait logique on dit bien Ailleper U, Aillepnose, Aillebride…
      😅

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