San José, une arrivée mouvementée

Mercredi 22 décembre

Bip, bip, bip…. Le réveil sonne, il est 5h15, dur d’ouvrir les yeux après cette petite nuit. Premier réflexe, lire nos mails pour voir si le banquier a répondu. Alléluia, il a augmenté nos plafonds de carte ! Première chose que je fais, prendre nos billets de sortie du Costa Rica, destination Toronto le 1er février.

Puis petit-déjeuner rapide, réveil des enfants, finition des derniers sacs, et à 6h nous sommes en bas de l’hôtel. Nous commandons un Uber et en route pour l’aéroport. Nous y arrivons vers 7h10. Notre vol est à 9h46, nous sommes dans les temps.

Première étape, l’enregistrement et surprise, l’hôtesse demande à voir nos fameux billets de sortie (on pensait à 90% le faire pour rien) ! Du coup, nous sommes encore plus contents que le banquier ait pu réagir vite. Elle regarde  également nos certificats de vaccination et nos formulaires de santé costaricains.

Ensuite, nous nous rendons au contrôle de sortie du pays. La policière s’enquiert de savoir comment nous sommes entrés dans le pays puisque nous n’avons aucun tampon sur nos passeports. Effectivement, le Guatemala, le Honduras, le Salvador et le Nicaragua ont un espace commun et le droit d’entrée est de 90 jours au total sur ces quatre pays. Elle vérifie donc notre date d’entrée au Guatemala et valide notre sortie du Salvador.

Puis, nous passons deux (pourquoi deux ?!) contrôles de sécurité où il faut déballer ses affaires, retirer ses chaussures, passer dans le portique de sécurité. Et enfin, nous arrivons dans la salle d’embarquement. Nous n’attendons pas très longtemps pour monter dans l’avion.

Il est plein et nous sommes séparés en deux groupes. Les garçons et moi d’un côté et JC et Léonie de l’autre. Nous décollons à l’heure, Marceau a un peu peur et demande que je serre sa main fort. Puis il se détend et papote, le vol ne dure qu’une heure, tout devrait bien se passer. Gaspard s’endort rapidement et malgré quelques brefs réveils, dormira quasi tout le trajet.

Nous arrivons au dessus de San José et commençons à descendre. Nous nous approchons de la piste quand tout à coup, le pilote remet les gaz. Je me dis que ça arrive et qu’on doit sûrement attendre notre tour pour atterrir. Nous survolons la ville en cercle. Le capitaine annonce au micro, en anglais et en espagnol, c’est dur de tout comprendre, que la piste n’était pas disponible et que nous devons patienter cinq minutes.

Effectivement cinq minutes plus tard, nous recommençons à descendre sur la ville. Nous traversons quelques nuages et retrouvons le même décor que lors de la première tentative. Marceau me demande si on va vraiment atterrir cette fois. Je lui dis que j’espère que oui ! Raté, nous avons du mal à y croire mais le pilote met à nouveau les gaz et on remonte. Marceau n’est pas content ! Les gens autour commencent à se demander ce qui se passe.

Plusieurs minutes après, le capitaine explique au micro que les conditions ne sont pas réunies et que nous ferons une nouvelle tentative d’atterrissage dans 25 minutes. Je n’en comprends pas plus à ce moment là. Marceau et Léonie s’endorment aussi.

Nous survolons le Costa Rica et arrivons au dessus de la mer. J’en déduis que ce n’est pas dans le même aéroport que nous allons atterrir. Et effectivement, cela se confirme une fois sur la terre ferme. Nous sommes bien loin de San José.

Le pilote annonce que nous devons refaire le plein de fuel de l’avion avant de redécoller et de tenter un nouvel atterrissage dans la capitale. Nous attendons une heure, ceintures attachées et officiellement pas le droit de se lever. Les hôtesses distribuent des verres d’eau et proposent des snacks, payants. Il est déjà 12h30 et les enfants ont faim. Nous devions atterrir à 11h donc nous n’avons plus grand chose à manger. Les derniers cookies y passent puis nous nous résignons à leur commander sandwich bof et gâteaux apéro hors de prix.

Nous redécollons enfin, pauvre Marceau peu rassuré qui se coltine un second décollage. Et dommage pour notre empreinte carbone qui en prend un coup au passage. Le pilote annonce des conditions moyennes pour atterrir et quelques turbulences à venir. Finalement, il se pose enfin sans encombres à l’aéroport de San José, sous les applaudissements de quelques passagers.

Il est plus de 13h quand nous descendons enfin de l’avion, plus de deux heures de retard pour un vol d’une heure, sacrée performance. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Il nous faut maintenant passer l’immigration costaricaine et il y a énormément de monde. On dirait que tous les américains viennent passer Noël au Costa Rica.

La file avance doucement, un agent finit par nous repérer et nous fait passer dans une file prioritaire au vu de l’âge des enfants. Mais malheureusement, deux personnes, dont les dossiers ne passent pas, rendent cette file très lente. Au final, une heure et demie d’attente pour arriver au contrôle. La douanière valide nos documents et tamponne enfin nos passeports. Nous voilà libres au Costa Rica.

Nous récupérons nos bagages et changeons nos derniers pesos mexicains (que l’on n’avait toujours pas réussi à échanger) contre des colones costaricains. Nous nous mettons ensuite en quête du bus qui va dans le centre-ville. Grâce à nos lectures assidues d’autres blogs de voyage, nous le trouvons facilement sur la route principale de l’autre côté du parking des arrivées.

Le chauffeur nous fait payer cinq places car les enfants sont passés seuls devant le détecteur de personnes ! Il aurait fallu les prendre à bras… J’essaie de lui dire que c’est complètement idiot mais peine perdue. Nous guettons sur Maps l’arrêt où nous devons descendre. Avoir un GPS est quand même un sacré progrès en voyage. Nos estomacs crient famine !

Nous déposons nos bagages à l’hôtel et allons acheter un goûter. Vu l’heure, tant pis pour le déjeuner. Puis, nous faisons quelques courses pour le dîner et le lendemain. Nous rentrons prendre une douche bien chaude, un luxe bien apprécié maintenant et nous reposer un peu de cette journée plus mouvementée que prévue !

La vue depuis notre chambre au septième étage est très sympa, sur la ville et les montagnes. Nous dînons sur le pouce et les enfants s’endorment de bonne heure. Nous passons la soirée à  bloguer et chercher un hébergement pour Noël mais nous n’arrivons pas à nous décider. On verra demain, on n’est plus à un jour près !

Jeudi 23 décembre

On se réveille tôt du fait de deux enfants survoltés, nos deux plus grands. Serait-ce dû à l’approche d’une certaine fête?… On file prendre le petit déjeuner au restaurant de l’hôtel qui est assez copieux, salé et sucré.

On remonte dans notre chambre. On se penche de plus près sur notre problème de l’une de nos cartes de crédit bloquée. C’est évidemment celle qui permet le plus de débit. Elle aurait été bloquée suite à trois code PIN faux effectué. Jamais eu de message en ce sens et on fait toujours attention. Manu contacte alors « SOS carte » via ses parents puis directement pour que cela soit effectif auprès de la banque. La solution adoptée sera de recevoir une nouvelle carte par UPS à notre hôtel actuel (car on ne sait toujours pas où on sera demain ni comment on ira, ça s’appelle la zen attitude ou de l’organisation de dernière minute…). Bref, il faudra qu’on revienne dans cet hôtel dans 8 ou 10 jours pour recevoir en mains propres une nouvelle carte de crédit.

Il est désormais temps que Manu fasse la lessive (remarque qui peut paraître machiste mais lisez la suite) pendant que j’étreins et dispose les habits sur un fil fixé de manière sauvage sur toute la longueur de notre chambre (partage des tâches). C’est notre guirlande de Noël en quelque sorte. Une fois la corvée accomplie, on file découvrir le centre de San José à pied.

On repère un marchand de glaces au yaourt pour le goûter. On visite quelques parcs mais sans trouver de jeux d’enfants. Tant pis, on improvise et on joue à 1,2,3 soleil. D’ailleurs, ce dernier joue aussi avec nous car l’air est un peu frais et le ciel à demi nuageux.

On espère passer à travers les gouttes! On traverse un marché couvert, achetons quelques tomates, avant de pique-niquer sur une place pas des plus jolie mais propre.

Et on repart à l’assaut de la calle 17 réputée pour le street art. Effectivement, les oeuvres recouvrent pas mal les murs mais cette rue est plus petite que je ne pensais. 300m tout au plus.

On découvre d’autres édifices sympas à photographier et passons à côté d’un « Claro », agence de téléphonie. Nous n’avons plus la 4G depuis le début du Salvador et cela nous manque pas mal surtout durant nos balades en ville pour trouver des lieux, des restos, des glaciers… Impossible de recharger ma carte SIM achetées précédemment au Guatemala chez le même opérateur pourtant. Je reprends donc une carte SIM avec abonnement pour 30 jours pour 15€. Les prix se rapprochent beaucoup de la France dans ce pays, et notamment niveau nourriture. On n’a pas encore testé de resto mais ça va surement piquer un peu plus que les précédents pays visités.

De retour à l’hôtel après avoir fait un détour par le glacier, Manu et les enfants ont le courage de se diriger vers la piscine de l’hôtel. Moi, je ne suis pas motivé car il fait un peu frais, aux alentours des 20 degrés. Ils feront trempette dans un mini bassin chauffé jusqu’à la tombée de la nuit pendant que je recherche activement sur internet la suite de notre périple. Nan, je déconne, je regarde des vidéos de NBA….

Puis, douches, repas dans la chambre qui se composera de tomates, reste de chips, pain, yaourts, pastèque. Les enfants au lit, on recherche et on se met d’accord avec Manu sur un hôtel en bord de mer dans la ville de Jacó, côté Pacifique. Nous passerons donc Noël les pieds dans l’eau en espérant que le temps soit de la partie. Ils annoncent de bonnes temprératures (29 degrés) mais humide avec orages. Les autres destinations possibles n’étaient pas meilleurs niveau climat. Manu s’intéresse au bus pour y aller et on achète les billets en ligne. Ca y est, le programme de demain et Noël est fixé. On peut s’endormir sur nos deux oreilles.

Nous vous souhaitons à tous un très joyeux Noël et nous vous envoyons plein de soleil en cadeau !

Commentaires

  1. Chantal Angot says:

    Merci à vous de nous faire partager vos aventures . Moi qui aime le suspens dans mes lectures je ne suis pas déçue mais là c’est du vécu . Heureusement que tout se termine bien malgré quelques sueurs j’imagine . Pascal et moi vous souhaitons un magnifique Noël très original loin de vos familles mais près du coeur . Enormes bisous de tous les Angot .

    1. En effet, on vit un noël bien spécial. Loin des yeux, près du coeur. Loin du froid, près du soleil 😉.
      Joyeux noël à Pascal et toi et en le transmettant à Mathias, Soizic et Arthur et tous les rapportés 😊

  2. Coutin laurent says:

    Merci pour le soleil! Le Costa Rica ça nous rappelle des souvenirs, Juliette y ayant passé plusieurs mois à la fin de ses études …
    Bon Noël à vous 5
    Fabrice et Laurent

    1. Le Costa Rica est riche et notamment en faune. On voit des choses incroyables comme des perroquets dans les arbres en totale liberté, ca devrait être naturel mais pour nous, simple français, ca ne l’est pas!!

  3. Sissi says:

    Nous vous souhaitons un joyeux noël, extra et si peu ordinaire sous les tropiques ! 😉
    Merci pour vos récits toujours si palpitants, c’est un vrai régal de vous lire et de nous plonger dans vos aventures. 😊
    De gros bisous des macairoises ! 😉

    1. Un joyeux noël à vous. Oui noël au soleil et surtout au chaud, c’est pas tout a fait habituel. Mais on s’y fait bien 😁

  4. Annouise says:

    Comment ça il fait un peu frais à 20 degrés ??? Vous avez perdus le goût de la température hivernal vous… (je sais pas si ça veut dire quelques choses ce que j’ai écrit). Bref, bon noël en retard et bonne continuation (mot compliqué) pour votre voyage bourré de petits problèmes… Biz des manceaux.

    1. Sans cesse plongés dans les plus de 30 degrés, quand ca descend sous les 25, on commence à frissonner. On fait comme tout le monde ici, on sort les pulls 😉.
      Pour les problèmes, un homme sage m’a dit avant de partir : « vous partez en voyage au début, mais quand vous rencontrerez des difficultés, c’est là que l’aventure commencera! » Il a dit vrai!
      Bon noël et bonnes fêtes de fin d’année

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