Bienvenidos a Santa Ana, El Salvador

Lundi 13 décembre 

Dernier réveil au Guatemala !

Le minibus passe nous chercher à midi trente, nous avons donc encore une matinée devant nous.

Le temps de refaire les sacs et nous partons nous promener une dernière fois dans les rues d’Antigua. Nous faisons nos aux-revoir aux rues colorées, aux jolies portes en bois et aux volcans.

Nous marchons jusque sous l’arche Santa Catalina que nous n’avions pas encore franchie. Nous faisons des pauses dans les parcs. Les enfants courent après les pigeons et nous inventent des jeux. JC rencontre un guide francophone, qui parle également italien et anglais. Dommage que nous n’ayons pas fait sa connaissance plus tôt.

J’en profite pour aller changer nos derniers Quetzal en Dollars américains, puisque c’est la monnaie officielle du Salvador.

Nous rentrons pique-niquer à l’hôtel et boucler nos affaires. Lorsque nous sortons à l’heure pile, le minibus nous attend déjà devant la porte. Et il est bien rempli, nous nous casons sur les trois dernières places et en route.

Première surprise, ce shuttle que nous pensions direct, prend la direction de Guatemala City, à l’opposé du Salvador. Nous apprenons que nous allons d’abord à l’aéroport déposer une partie des passagers. Puis au fil de la conversation, nous comprenons, deuxième surprise, que nous aussi allons être déposés dans la capitale pour y prendre un bus.

En effet, le chauffeur nous conduit dans un hôtel de luxe, point de départ de la compagnie de bus. Il accompagne JC au comptoir et remet à l’agent une enveloppe de Quetzal pour payer nos tickets. Nous attendons un peu puis embarquons dans un bus grand confort : sièges super inclinables, avec plein de place pour les jambes, prise USB et écouteurs individuelle et même distribution de collations et boissons pendant le trajet.

Nous arrivons à la frontière guatémaltèque avec la nuit. Premier arrêt, on descend du bus pour faire tamponner notre passeport pour la sortie du Guatemala. Deuxième arrêt, des agents salvadoriens montent prendre notre température puis contrôler nos passeports. Pas de vérification des certificats de vaccination, pas de tampon d’entrée et même pas eu besoin de descendre du bus, trop facile.

Nous reprenons la route jusqu’à Santa Ana, nous sommes à l’heure, tout roule. Mais troisième surprise et pas des moindres, le bus s’arrête à une vingtaine de kilomètres du centre ville et l’hôtesse nous indique que c’est ici qu’on doit descendre. JC venait de regarder sur le GPS donc nous savons que nous sommes très loin de notre destination prévue. Nous discutons avec l’hôtesse mais elle persiste, le bus va à San Salvador et ne dessert que la périphérie de Santa Ana, pas son centre-ville. Et pour en rajouter une couche, elle nous indique qu’il n’y a pas de taxi par ici.

Petit vent de panique, nous lui expliquons que l’agence de voyage nous a vendu un trajet direct Antigua-Santa Ana et certifié que nous serions déposés à notre hôtel ou tout près, qu’avec les enfants, nous ne pouvons pas être laissés n’importe où. Heureusement, elle est gentille et propose d’appeler notre hôtel pour essayer de trouver une solution. La personne qui lui répond indique qu’elle nous envoie un taxi et qu’il sera là dans une vingtaine de minutes.

D’ici là, il faut descendre du bus et attendre près de la station-service. Nous nous sentons légèrement abandonnés et ne savons pas trop si la zone où nous sommes est à risque. Nous nous rapprochons donc de la station-service et je demande à la caissière qui me dit que non, qu’il n’y a pas de soucis pour attendre là. Ouf.

Finalement, une dame arrive en dix minutes et se présente à nous avec le nom de l’hôtel. On grimpe dans sa voiture avec toutes nos affaires tout en réalisant qu’elle ne ressemble pas du tout à un taxi. Quelle drôle de situation de partir avec une inconnue. Heureusement pour nous elle est très gentille et nous finissons par comprendre qu’elle est amie avec le propriétaire de l’hôtel et qu’il l’a appelé à la rescousse.

Arrivés devant la maison, car en fait c’est plus une chambre d’hôtes qu’un hôtel ici, Luis, le propriétaire, nous accueille avec beaucoup de chaleur. Nous les remercions grandement son amie et lui puis payons la course avant de le suivre pour visiter les lieux. Il nous laisse choisir notre chambre puisqu’il en a deux de libres. Nous nous installons et nous couchons rapidement, bien fatigués après cette péripétie.

Mardi 14 décembre

La chambre est petite et les lits moyennement confortables mais pourtant nous avons tous plutôt bien dormis. Luis nous attend pour le petit-déjeuner qui est compris dans le prix de la nuit. Au menu, œufs, bananes plantains et pain. Typique de l’amérique centrale, nous ne sommes pas dépaysés.

Après le repas, Luis, qui est vraiment adorable, passe un long moment à nous détailler les lieux à voir à Santa Ana et autour. Il nous explique aussi un peu la politique de son pays, les phénomènes de gangs et répond à nos questions sur la sécurité. Selon lui, elle s’est bien améliorée depuis quelques années et il est très rassurant sur les conditions de notre voyage. En gardant à l’esprit les mêmes conseils de prudence que partout finalement.

Nous partons ensuite à la découverte du centre ville, à pieds. Nous commençons par retirer de l’argent dans un distributeur automatique. Pas de frais avec les cartes MasterCard, bonne nouvelle! Mais par contre ce distributeur annonce 7 dollars de frais avec la Visa Premier, ouille on va l’éviter pour le moment. Au passage, saviez vous qu’en plus des dollars américains, le Salvador est le premier pays au monde à avoir fait du Bitcoin, sa monnaie officielle ?

Puis, nous passons devant un magasin de chaussures où nous trouvons enfin une paire de baskets solide pour Léonie. A lacets. Entraînement intensif débuté aussitôt.

Nous nous dirigeons vers le parc central, les bâtiments coloniaux qui l’entourent sont vraiment très beaux. Et bien qu’en plein coeur de la ville, l’ambiance y est paisible. Il y a plein de stands autour de la place, vendant gadgets ou plats rapides.

Il fait très chaud ici, plus de 30 degrés et les enfants râlent un peu de marcher au soleil. Il est temps d’aller manger.

Nous nous installons pour déjeuner dans une petite cantine locale. Nous y mangeons un plat de poulet, riz assaisonné et légumes, très bon pour deux dollars l’assiette. Parfait, cela nous fait du bien de manger des plats cuisinés.

Nous retournons ensuite à l’hôtel pour la sieste de Gaspard. Nous en profitons comme souvent pour faire une séance d’école pour les deux grands. Puis, nous réfléchissons à la suite de notre programme. Nous devions aller au Nicaragua pour Noël mais nous avons découvert ce matin que les tests PCR coûtent 100 dollars (nous avions eu le chiffre de 40 avant), par personne à San Salvador et il nous en faudrait cinq. Cela nous refroidit un peu et en même temps, nous n’avons pas de solutions plus intéressantes pour le moment. Alors on cherche d’autres pistes et on pèse avantages et inconvénients.

Après le réveil de Gaspard, nous retournons dans le centre nous promener près du parc, l’occasion de courser les pigeons salvadoriens. Puis nous allons faire quelques courses pour le dîner. Cela nous fait bizarre de tout payer en dollars, nous qui étions habitués à convertir des quetzal ces dernières semaines. Les enfants sont fatigués et râlent aujourd’hui alors nous rentrons à l’hôtel nous poser.

Petite session jeux de société puis diner et nous les mettons au lit de bonne heure. L’occasion de vous raconter nos premières aventures salvadoriennes et de poursuivre nos investigations pour la suite du voyage. Décision à prendre dans les prochains jours…

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Décidément ce covid est bien embêtant !
    Bonne continuation.🤞

  2. Mickey says:

    Ici il fait un peu froid

    1. Pas mécontent d’éviter ça!

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