Carthagène, on ne s’en lasse pas !

Dimanche 6 février

La nuit s’est plutôt bien passée, le quartier est calme et il ne semble pas y avoir trop de moustiques par ici. Fait amusant pour nous français, les fenêtres de notre appartement n’ont pas de vitres mais seulement des volets.

Nous commençons la journée en douceur par un petit-déjeuner au bord de la piscine. Léonie accompagne son frère sur le croque-monsieur. Et nous restons fidèles aux pancakes.

Nous décidons de prolonger d’une nuit notre séjour à Carthagène que l’on aime beaucoup. Nous recevons aussi des messages de la famille de JC, ses frère et sœur arrivent au ski pour les vacances, cela a un petit côté anachronique ici.

Nous nous mettons ensuite en route avec la voiture vers Barú. C’est une péninsule séparée de Carthagène par une rivière mais reliée par un pont depuis quelques années. Nous avons lu qu’il y avait de belles plages mais pas trouvé beaucoup d’infos sur Internet. Comme nous rendons la voiture de location demain, nous en profitons aujourd’hui pour aller voir ça.

Commence alors l’un des plus gros échecs du voyage, je vous raconte ça. Quelques kilomètres avant d’arriver au fameux pont, une première moto nous arrête. Nous restons en sécurité dans la voiture et ouvrons simplement la fenêtre pour entendre notre interlocuteur. Il nous baragouine des trucs à propos de « Playa Barú », on ne comprend rien mais on déduit qu’il veut sûrement nous emmener quelque part où il touchera une commission ou sur un parking payant… Ou peut-être complètement autre chose… Nous déclinons et reprenons notre route et le voilà qui nous suit en moto et se met à la hauteur de la vitre de JC pour continuer à lui parler. JC lui dit « No Gracias » et il finit par se lasser et nous lâcher.

Juste avant le pont, c’est un groupe à pied qui agite un drapeau devant un resto et fait de grands signes en criant pour qu’on s’arrête. Nous les ignorons et traversons le pont. Nous roulons quelques kilomètres tranquille puis de nouveau un groupe d’hommes à moto nous fait des signes. L’un d’entre-eux se met même en travers de la route, obligeant JC à s’arrêter. A son tour, il nous parle des plages, demande où on va, d’où on vient mais nous ne comprenons malheureusement pas tout. JC essaie d’expliquer que nous voulons aller jusqu’au village de Barú, nous croyons comprendre qu’il nous dit qu’il n’y a rien là-bas. Il insiste pour les plages. Nous finissons par lui dire « No playa, no playa », Jc ferme la fenêtre et redémarre un peu en force. Lui ou l’un de ses acolytes nous suit alors en moto et reprend la même technique que le précédent, reste à notre hauteur et nous abreuve d’un discours incompréhensible. Il finit par lâcher l’affaire et deux autres jeunes à moto prennent le relais un peu plus loin, se mettant en tête de nous guider vers une plage.

Nous commençons à en avoir marre. Ils ne semblent pas mal intentionnés mais sont très oppressants et nous ne sommes plus très à l’aise. Léonie commence à avoir peur des « monsieurs qui nous barrent la route ». Nous commençons à apercevoir quelques plages avec une mer transparente comme on en rêvait. Mais nous choisissons de faire demi-tour en se disant que nous ne serons plus sereins par ici aujourd’hui. Retour à Carthagène et plus de deux heures de perdues sur la route.

Nous hésitons à rejoindre une autre plage dans la ville mais la route chargée et la peur de la foule nous font renoncer. Finalement, nous rentrons bredouille à l’hôtel avec notre pique-nique toujours dans le sac à dos. Les enfants réclament la piscine alors nous allons nous rafraichir tous ensemble avant de déjeuner dans l’appartement et de profiter de notre temps libre pour faire la sieste.

Nouvelle session piscine après la sieste, les matelas gonflables en forme de glace ayant un fort pouvoir d’attraction sur nos enfants. Et la chaleur ambiante est là pour finir de nous convaincre.

Puis, nous partons nous promener en fin de journée dans le quartier Getsemani. Nous sommes heureux de retrouver ces ruelles colorées. C’est encore plus vivant à cette heure là. Les locaux sortent des chaises devant leurs portes et les touristes et jeunes du coin envahissent les terrasses. Il y a de la musique partout et des gens qui dansent dans la rue. Sacrée ambiance !

Pour en profiter plus longtemps, nous nous installons dîner en terrasse. Les enfants, affamés comme toujours, sont servis près d’une demi-heure après nous. Mais même s’ils ont râlé et apostrophé le serveur dix fois, ils font preuve d’une patience surprenante. Pendant le repas, des vendeurs ambulants s’arrêtent régulièrement nous proposant babioles ou sucreries.

Nous rentrons tranquillement à pied à l’auberge, finalement contents de cette journée qui avait démarré un petit peu de travers.

Lundi 7 février

Ce matin, JC va rendre la voiture de location. C’était agréable de l’avoir ces deux dernières semaines, cela procure une autre liberté. Par contre, cela a un coût et va bien impacter notre budget colombien. Et puis nous sommes contents aussi de reprendre les bus pour la suite du voyage.

Pendant ce temps, je fais une séance d’école avec les enfants. Marceau arrive à la fin de son cahier de moyenne section, bien que nous utilisions d’autres supports en parallèle. Il va nous falloir innover encore plus pour la suite et continuer à lui proposer nous même des exercices adaptés et ludiques. C’est plus facile avec Léonie car nous avons emmené plus de ressource toutes prêtes. Gaspard s’occupe entre Lego et coloriage. En ce moment, il joue à aller à l’école avec les grands.

Au retour de JC, les enfants demandent une séance piscine. Nous abdiquons donc encore une fois. Ils s’entraînent à nager dans le grand bassin des matelas jusqu’à nous et inversement.

Nous déjeunons dans l’appartement et en profitons pour proposer une sieste. Slow life ces jours ci, l’avantage de rester plusieurs jours au même endroit et aussi de voyager au long cours de manière générale, nous ne courrons pas les visites, nous vivons simplement.

Une fois Gaspard réveillé, nous reprenons le chemin de Getsemani pour une balade agrémentée d’une pause glaces.

Nous finissons par un temps à l’aire de jeux avant de rentrer dîner chez nous. Une fois n’est pas coutume, nous savourons la chance d’avoir un appartement de plusieurs pièces pour faire manger les enfants d’abord et s’offrir un dîner en tête à tête. Un luxe en voyage vous l’imaginez.

Mardi 8 février 

Dernière journée à Carthagène, ce soir nous prenons un bus de nuit pour Medellin.

Nous passons la matinée tranquillement à ranger et organiser la suite pendant que les enfants jouent ensemble et regardent quelques dessins animés en espagnol à la télévision. Ils ne comprennent pas grand chose mais cela ne les empêchent pas de rigoler.

Nous partons ensuite pour une dernière balade dans le centre historique de Carthagène. Aujourd’hui, il fait une chaleur étouffante, plus de 32° et ressenti autour de 37° alors nous multiplions les pauses. Nous avons repéré les parcs où des arroseurs automatiques permettent de se rafraichir un peu. Nous pique-niquons près de l’eau dans une zone ombragée mais il fait tellement chaud qu’on sent la chaleur monter du sol, emmagasinée par les pierres.

Un peu plus tard, une pause limonade en terrasse nous fait du bien aussi même si les enfants n’aiment finalement pas les jus commandés. Pour compenser, nous proposons une pause glace après avoir arpenté les fortifications côté océan.

L’occasion de se perdre dans de nouvelles ruelles pour trouver un glacier artisanal. La promenade d’aujourd’hui nous aura permis de compléter notre tour du centre historique.

Nous rentrons à l’auberge récupérer nos sacs. Impossible de trouver un Uber pour nous emmener à la station de bus. Nous finissons par dénicher un taxi, encore un pilote de F1 repenti, qui nous fait quelques frayeurs dans le traffic de Carthagène.

Nous dînons au terminal de bus, un peu pressés car le plat des enfants met du temps à arriver. Mais l’énorme assiette de salchipapas (saucisses et frites avec fromage râpé et sauce mayonnaise-ketchup) qu’ils partagent les ravit autant que notre conscience diététique pleure.

Il est temps de monter dans le bus. C’est parti pour 13h de route jusqu’à Medellin. Le bus de nuit, une aventure à chaque fois renouvelée, on espère que ce sera calme aujourd’hui !

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Que d’aventures ! Avez vous eu finalement l’explication à vos « rencontres  » sur la route de la playa ?
    Vous êtes bien courageux de visiter par cette chaleur. C’est beau la jeunesse 🤣😊
    Bonne continuation

    1. Eh bien non, nous imaginons qu’ils cherchaient à gagner de l’argent en nous emmenant dans des parkings payants ou en surveillant notre véhicule…

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