El Parque Tayrona

Mardi 25 janvier

Lever tôt, petit déjeuner rapide, finition des sacs, le propriétaire est là à 7h30 pour le check-out. Nous partons pour quarante-huit heures direction le parc national Tayrona à quelques kilomètres, où nous allons randonner et profiter des jolies plages. Il faut arriver tôt car on ne peut pas réserver son billet d’entrée à l’avance, les places sont limitées et c’est un des sites les plus visités en Colombie.
Première déconvenue, le GPS nous annonce presque une heure trente de route. Nous qui pensions en avoir pour une trentaine de minutes. Il faut dire qu’on part d’un peu plus loin que Santa Marta, ce doit être pour cela. S’en suit un long trajet sur des pistes pas du tout adaptées à notre voiture. JC poursuit sa route vaillamment et moi je serre les fesses en me demandant si l’on va arriver au bout. Les bosses et les trous s’enchaînent et nous sommes secoués dans tous les sens. Nous comprendrons ensuite que l’option « éviter les péages » était activée sur mon téléphone, d’où ce trajet tout à fait alternatif que Maps nous a dégoté. Heureusement, la voiture de location est neuve donc en bon état sinon on y serait peut-être encore.
Nous arrivons finalement à l’entrée du parc à 9h15. L’entrée est à 68000 pesos, à partir de 5 ans. Il faut en plus payer pour l’entrée de la voiture dans le parc, 16000 pesos, et une assurance obligatoire, 15000 pesos par personne, quelque soit l’âge. Au final, presque 300000 pesos pour nous cinq soit une soixantaine d’euros. C’est assez cher par rapport au reste de la vie en Colombie.
Nous avons réservé une cabane dans le parc pour deux nuits pour pouvoir en profiter pleinement. Nous allons donc d’abord y déposer nos bagages. Nous avons un peu de mal à trouver et allons trop loin une première fois avant de faire demi-tour et de tomber un peu par hasard sur un panneau à moitié cassé avec le nom de notre établissement.
La visite confirme que les installations sont sommaires. Nous avons une simple cabane dont le toit n’est pas complètement fermé, avec un lit superposé et un lit double, équipés d’une moustiquaire. Les toilettes et douches se trouvent entre les deux îlots de cabanes, une quinzaine de marches sous le niveau de la notre. Il n’y a de l’électricité qu’à la nuit tombée, fournie par un groupe électrogène.
Apres avoir payé nos nuits et commandé le dîner, nous partons randonner jusqu’à la playa Piscinita, la plage la plus proche, puisqu’il est déjà 10h30 et que l’autre sentier fait au moins cinq kilomètres aller.
Nous mettons une petite demi-heure pour rejoindre la plage qui se révèle vraiment jolie. Nous nous installons à l’ombre des arbres et entamons un programme d’une grande intensité : baignade, jeux dans le sable et on recommence.
Nous pique-niquons à l’ombre puis reprenons le même mode opératoire pour l’après-midi. Nous n’avons pas été très productifs aujourd’hui mais nous avons économisé nos forces en prévision de demain.
Nous rentrons au camp avant la tombée de la nuit pour prendre nos douches avant l’attaque des moustiques. L’eau est évidemment froide et les enfants n’apprécient que moyennement. Nous, adultes, trouvons que ça fait du bien quand même ! Puis nous passons une heure calfeutrer sous les moustiquaires à jouer aux cartes et lire des livres en attendant l’heure du dîner.
Nous descendons sous la terrasse commune pour manger. Menu typique à base de poulet grillé, riz et frites. Un menu qui convient parfaitement aux enfants. C’est correct mais le chien sous la table angoisse les petits et particulièrement Marceau. La panne du groupe électrogène au milieu du repas aussi.
Il n’y a pas de boissons incluses dans le diner et nous avons terminé nos réserves d’eau. Impossible de purifier celle du robinet avec notre super Steripen, elle est trop trouble. Il nous faut donc en acheter et ici ça coûte très cher, 6000 pesos soit environ un euro cinquante le litre d’eau. Ce sont les premières bouteilles en plastique que nous achetons du voyage ! Nous avons mal géré sur ce coup là, nous aurions dû prévoir des bidons de 5L avant de venir.
Nous allons ensuite vite nous coucher pour nous mettre à l’abri des insectes sous les moustiquaires. Le début de nuit est perturbé par le groupe électrogène, très bruyant, qui reste allumé jusqu’à 23h30.

Mercredi 26 janvier

Une fois le groupe électrogène éteint, nous dormons un peu mieux même si l’absence de fenêtres nous laisse entendre tous les bruits de la forêt autour. En fin de nuit, ce sont les singes hurleurs que l’on entend au loin. Bref, une nuit agitée.
Nous avons réservé le petit-déjeuner à 6h30 pour partir randonner tôt et nous ne sommes pas au top de notre forme au moment de nous lever. Le repas est de plus assez frugal. Heureusement que nous avons quelques restes pour compléter. Le service est un peu décevant aussi, ils nous donnent plus de boissons que demandés alors nous gaspillons et cela nous énerve. Niveau rapport qualité-prix, cet hébergement est l’un des plus mauvais que nous ayons testés.
Nous nous mettons en route vers 8h15, direction d’abord le parking au départ des sentiers de randonnée. On y trouve des mules et chevaux pour ceux qui ne voudraient/pourraient pas marcher. Leur traitement semble assez variable, entre celles qui ont l’air poussées à fond et celles qui paraissent en forme. Il est possible aussi d’en trouver à la fin du sentier pour faire le retour. C’est notre plan B.
Nous ne savons pas exactement à quoi nous en tenir sur la difficulté du chemin et sa longueur. Finalement, c’est assez variable entre les pontons tranquilles dans la forêt, les escaliers qui aident dans les côtes et parfois des rochers à escalader ou descendre. C’est un peu dur pour Marceau aujourd’hui qui dit plusieurs fois qu’il est fatigué. Nous avons besoin de le motiver avec bonbons et histoires. Léonie garde sa forme habituelle et mène la marche. Gaspard alterne bras, dos et cheval. Comprenez par là qu’il chevauche un bâton et c’est une sacrée motivation pour faire avancer ce petit bonhomme. Nous lui retirons simplement pour lui donner la main dans les zones trop dangereuses.
Nous longeons des jolies plages, pour la plupart interdites à la baignade à cause des courants dangereux. Nous arrivons en fin de matinée à un petit restaurant où nous décidons de nous arrêter car les troupes fatiguent et nous ne sommes pas sûrs de ce qu’on trouvera plus loin. Nous commandons trois plats que nous partageons, du riz épicé mélangé à des légumes et du poulet, des pâtes aux légumes et du poulet grillé avec frites et riz. Je vous laisse deviner ce que préfèrent les enfants. Nous rachetons aussi de l’eau, qui coûte encore plus cher qu’hier.
Nous poursuivons la balade et nous arrivons rapidement sur la plage La Piscina où nous décidons de nous arrêter. La baignade y est possible car une barrière rocheuse protège des grosses vagues. Nous aurions pu poursuivre jusqu’à la plage Cabo San Juan, la plus réputée du parc mais aussi la plus bondée de ce que nous avons compris. Mais notre tribu a besoin de repos alors on s’arrête là !
Il y a effectivement peu de vagues et les enfants peuvent bien en profiter. Après la baignade, Gaspard s’endort sur mes genoux tellement il est fatigué. J’arrive même à le poser dans le sable puis à le transférer sur le dos de son papa sans le réveiller. Ça n’était pas arrivé depuis bien longtemps.
Nous reprenons le sentier en sens inverse et décidons de tenter le retour à pied malgré la forte envie de Léonie de prendre des chevaux. Je n’ai pas très envie de cautionner l’exploitation de ces pauvres bêtes. Avec un peu de discours motivant et une pause glace pour les petits, nous arrivons au bout du chemin non sans souffrir un peu. Mais les enfants sont très fiers d’eux à l’arrivée et nous aussi ! Au total, une randonnée de dix kilomètres avec pas mal de dénivelé et une grosse chaleur ambiante.
Nous croisons plusieurs groupes de singes, ce qui nous fait toujours autant plaisir. Je n’ai par contre pas eu le temps de faire des photos cette fois.
Nous rentrons au campement avec la nuit tombante et allons vite prendre nos douches avant l’heure des moustiques. Puis c’est l’heure du dîner, même menu que la veille et troisième portion de frites en trois repas. Ça semble être un plat national ici et ça ravit les petits. Nous leur laissons sans regrets. Et toujours le chien sous la table qui inquiète les enfants. Nous allons ensuite nous coucher pour un repos bien mérité, au son des singes hurleurs et du groupe électrogène toujours.

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Encore des aventures !
    Les plages ont l’air effectivement superbes de ce côté là.
    Bonne continuation

    1. Les plages restent assez sauvages oui!

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