Les journées moins sympas

Mercredi 16 février

Réveil encore plus tôt qu’hier car nous avons un premier bus à 7h puis un second à 9h. Et nous avons les sacs à refaire avant de partir. Lumière allumée, nous rangeons les affaires. Les enfants ne bronchent pas puis Gaspard se réveille spontanément et Marceau ensuite. Léonie est plus difficile à tirer du lit et se cache sous ses couvertures.
6h50, tout le monde dehors, nous faisons nos adieux à Gloria. Nous attrapons le bus qui est déjà bien rempli. Le trajet n’est pas très agréable. Je suis coincée avec Gaspard et Marceau sur les genoux, le plus petit pleurant pour avoir son papa. JC quant à lui est immobilisé par notre gros sac à dos sur ses genoux et ne peut rien faire.
Nous patientons 1h à la station de bus de Pereira. Puis nous enchainons avec le second bus, trajet prévu de 7h mais comme la dernière fois, on accumule le retard. Nous arrivons finalement à la station de Bogota à 19h30 avec 3h30 de retard. Les enfants ont été chouettes mais nous avons tous trouvé cette journée vraiment longue. Heureusement que les paysages sont jolis.
Encore trente minute de taxi et nous atteignons l’hôtel. JC va déposer les sacs pendant que les enfants et moi filons réserver une table à la crêperie avant la fermeture. Un diner qui nous fait du bien mais on sent la fatigue pointer chez les plus petits.

Jeudi 17 février

Pas de programme de visite aujourd’hui, objectif planification de la suite du voyage, et ça s’annonce pas évident, et puis lessive aussi. Pout cette dernière, c’est facile, on retourne au même endroit que le mois dernier et on laisse un gros sac de linge que l’on récupérera lavé, séché, plié le lendemain matin.
Nous en profitons pour aller faire un tour dans la Candelaria et retrouvons le street-art avec plaisir. Nous tombons aussi sur un parc avec une aire de jeux et quelques appareils de musculation pour défouler les enfants après la journée sédentaire de la veille.
Malheureusement, un vigile vient rapidement nous conseiller de quitter les lieux, qu’il nous indique trop dangereux pour nous. Bogota n’est pas sûre partout et ce n’est pas facile de connaitre les limites alors même si on se pensait dans un endroit safe, nous écoutons.
Nous partons à la recherche d’un laboratoire où faire un test antigenique demain. Nous avons repéré plusieurs endroits sur Maps mais nous faisons chou blanc à chaque fois. Soit ces lieux n’ont jamais existé, soit ils ont fermé depuis.
Pour se consoler de ces petites contrariétés, nous allons déjeuner dans un resto que nous avait conseillé le propriétaire du premier appartement que nous avions loué. Nous y mangeons bien dans une déco originale, des vieux sièges de théâtre ont été récupérés à la place de simples chaises.
Nous retournons ensuite à l’hôtel pour avancer sur la paperasse administrative demandée pour notre prochain vol et surtout trouver un labo pour nos tests antigéniques. Nous finissons par obtenir un rendez-vous directement à l’aéroport. L’inconvénient c’est qu’avec le délai du rdv et d’obtention du résultat, nous allons devoir passer encore plus d’heures à l’aéroport avant notre vol.
Toutes ces démarches nous prennent un temps fou. Ce n’est qu’à 17h qu’on s’accorde une pause. Nous emmenons les enfants prendre un goûter dehors. Puis nous revenons vite pour commencer les sacs. En mode avion, cela nous prend toujours un peu plus de temps car il faut réfléchir à ce qui va en soute ou en cabine. Nous dînons dans la chambre et prenons le temps de bloguer un peu après le coucher des enfants car nous avons moins pu écrire ces derniers jours.

Vendredi 18 février

Dernière journée en Colombie. JC en profite pour aller chez le coiffeur, deux euros cinquante la coupe de cheveux !  Puis il va récupérer la lessive. Pendant ce temps, nous faison du rangement puis des jeux avec les enfants. A son retour, nous mettons le point final aux valises et les déposons à la réception.

Puis nous allons nous balader dans le quartier. Les enfants se défoulent sur l’espace public nous offrant de magnifiques démonstrations de danse que nous filmons pour leurs grands-parents. Léonie trouve une petite clé par terre et nous explique que c’est la clé « pour ouvrir les frontières » 😉

Nous pique-niquons dans le parc face à l’hôtel avant d’aller récupérer nos bagages pour nous rendre à l’aéroport. Nous y allons en Uber, le chauffeur nous dépose au parking comme il n’a pas le droit de s’approcher plus près.

Nous nous mettons en quête de notre centre de tests covid et ça vaut les douze travaux d’Hercule ou d’Astérix si vous préférez. Pas de panneau indicateur, nous demandons donc notre chemin à une première personne qui nous envoie à l’intérieur de l’aéroport par la porte 1 ou 2 sans plus de précisions. Nous interrogeons une seconde personne qui nous indique le second étage. Là-haut, ne voyant rien, nous demandons à une troisième personne qui nous explique qu’il faut ressortir, traverser le parking dans l’autre sens et que ce sera en face. Nous trouvons bien un bâtiment étiqueté covid mais ce n’est pas le bon centre. Le gardien nous renvoie encore plus loin puis une policière confirme notre chemin et enfin nous arrivons à bon port.

La chance nous sourit enfin quand la dame de l’accueil nous prend tous aussitôt alors que nous avions pris, contraints par le logiciel, des rendez-vous étalés sur une heure. Elle vérifie consciencieusement nos identités et adresses mails, cela prend un temps fou mais nous rassure sur la réception des résultats. Puis, nous passons chacun notre tour entre les mains de l’infirmière. Cinq minutes plus tard, nous sommes dehors. Bilan, environ 100 euros pour cinq tests antigeniques.

Il est 15h et nous rejoignons l’aéroport pour attendre les résultats, qui devraient être envoyés sous deux à quatre heures. L’avion ne décolle qu’à minuit et demi, le temps va être long. Nous alternons les jeux, les enfants s’étalent un peu avec leurs Lego et leurs voitures mais le temps passe tranquillement. Vers 16h30, nous recevons nos résultats. Moment de vérité à l’ouverture des mails, tous négatifs, ouf !

Nous nous lançons donc dans l’achat de notre vol suivant. Et oui, par prudence, nous avions réservé un premier billet mais pas celui vers notre destination finale. Nous réservons également l’hôtel pour demain soir dans notre ville étape et un appartement pour le début de semaine prochaine.

Nous goûtons et dînons entre deux parties de Uno ou constructions en Lego. Nous allons nous renseigner sur l’heure de l’enregistrement mais celui-ci est un peu retardé car les comptoirs sont occupés par une autre compagnie aérienne. Nous finissons par mettre quelques dessins animés aux enfants pour les faire patienter la dernière demi-heure.

Enfin nous allons enregistrer nos bagages et faire vérifier tous nos papiers : certificat de vaccination, résultat du test covid, passeport et ETSA. Ça prend un bon moment, le tout en espagnol bien sûr. Puis nous passons les contrôles de sécurité sans difficulté et allons nous installer dans la salle d’embarquement.

Les enfants commencent à fatiguer. Léonie puis Marceau s’endorment sur les sièges. C’est donc en porte-bébé que nous les transportons pour les installer dans l’avion. Tandis que Gaspard galope à nos côtés, bien éveillé. Tout le monde est en place, l’avion décolle à l’heure. C’est parti pour 5h45 de vol jusqu’à Dallas, première étape de notre périple.

Un long voyage c’est aussi ça, des journées ennuyantes voire difficiles. Mais ça permet de savourer encore plus les autre jours !

A bientôt pour la suite de nos aventures ! 

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Difficiles journées mais incontournables….il estvraique le covid complique tout!
    Vous êtes au top pour gérer les moments compliqués.
    Il y a quelques jours quand j’ai entendu l’ouverture de certaines frontières, j’ai parié pour votre prochaine destination…vu que vous quittez l amerique du sud et que vous faîtes étapes….je crois bien que j’ai vu juste 😉
    Si c’est ça, vous allez en prendre plein les yeux et voir plein de choses très intéressantes !!
    Bonne continuation et bon courage pour le voyage.

    1. Il y a des chances que ce soit bien cette destination 😉…

  2. Daph92 says:

    Bravo à Leonie qui a trouvé le passe-partout pour traverser les frontières 😉 ! Profitez bien de la suite de votre voyage.
    Bises

    1. Oui, ouvrir les frontières, c’est trop simple en fait! 😉

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