Manuel Antonio : les animaux sans le parc

Lundi 27 décembre 

Le réveil est toujours très matinal par ici ! Il faut dire que le jour se lève avant 6h en ce moment. Et que les rideaux n’occultent rien du tout.

L’avantage c’est que nous pouvons profiter encore de notre petit paradis pour la matinée : piscine, plage, on ne change pas nos bonnes habitudes. Et on observe aujourd’hui plein de raies manta qui jouent dans les vagues, c’est juste incroyable. Ainsi qu’un animal non identifié avec un aileron. Puis de très jolis perroquets dans l’arbre près de la piscine. Nous sommes toujours très heureux de ces rencontres avec des animaux sauvages.

Puis, nous préparons nos bagages pour prendre la direction de Manuel Antonio, un petit village plus au sud, où se trouve le réputé parc national du même nom. Nous avons réservé une chambre d’hôtel hier soir, un peu par dépit car bien au-delà de notre budget habituel mais c’est un endroit que nous avons très envie de voir. Et il serait difficile de le remettre à plus tard sans faire de longs allers retours.

Nous avons regardé pour les bus hier soir mais il n’y a pas de réservation en ligne. Nous projetions donc de nous rendre en Uber jusqu’au terminal de Jacó pour en prendre un. Mais, finalement ce matin, la réceptionniste nous indique qu’un bus passerait près de l’hôtel à midi en direction de Quepos, la ville située juste avant Manuel Antonio. Nous décidons donc de tenter le coup de l’attendre. A l’arrêt, un couple d’américains nous fait peur en nous disant que les bus sont tous complets aujourd’hui…

Un premier bus passe mais il ne s’arrête pas à Quepos, un second arrive peu après et effectivement il est déjà plein. Ça part mal notre affaire! Le chauffeur du deuxième nous informe quand même qu’un autre bus passera dans quarante minutes. Nous choisissons d’attendre celui là avant d’enclencher le plan B, taxi ou Uber jusqu’au village pour essayer de dénicher un bus dans l’après-midi et en cas d’échec trouver un chauffeur qui nous emmènerait jusqu’au bout. Non sans devoir vendre un rein au passage…

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous ne nous prenons pas la tête et allons acheter de quoi pique-niquer sur place à la supérette du coin. Nous sommes au bord de la route et partageons l’espace avec une tonne de fourmis, ce n’est pas la pause déjeuner la plus sympa du voyage. Heureusement, le bus suivant arrive et le chauffeur accepte de nous prendre, ouf.

Une bonne heure de trajet plus tard, nous arrivons à Quepos où le bus s’arrête. Nous devons réveiller les enfants qui dorment tous les trois et ce n’est pas une mince affaire. Nous prenons un second bus pour rejoindre Manuel Antonio et nous descendons juste en face de notre nouvel hôtel.

Le check-in est très long et nous avons chaud. Enfin mon tour, je nous enregistre et j’apprends par l’employé que le parc national est fermé demain! Oups, nous qui n’avons réservé que deux nuits pensant y aller la fleur au fusil demain matin. Et il en rajoute une couche en me disant de vérifier les réservations car il n’est pas sûr qu’il reste de la place mercredi.

A peine arrivés dans la chambre, je vais sur le site qu’il m’a transmis. Effectivement, parc fermé demain et complet mercredi et jeudi. Il ne reste que quelques places dans l’après-midi vendredi. Mais il est conseillé d’y aller plutôt le matin, les animaux étant plus actifs, il est plus facile de les voir. Et puis nous n’avons pas envie d’attendre 3 jours ici, vu le prix des hébergements et notre livraison de CB qui doit arriver. Ma déception est grande !

En parlant de CB, je regarde où en est le suivi de mon colis. Et pour couronner le tout, UPS qui jusque-là, nous annonçait une livraison le 2 janvier, la prévoit maintenant pour demain. J’écris aussitôt un mail pour les informer que nous ne serons pas encore sur San José et le siège français me répond dans la journée qu’UPS Costa  Rica livrera quand même si c’est prévu, qu’on ne peut effectuer une modification de date qu’après deux tentatives de livraison ratées. C’est d’une logique…

Après toutes ces histoires, nous filons à la piscine pour nous détendre un peu. Elle est plus fraîche que celle du dernier hôtel mais vu la chaleur extérieure, ça fait du bien.

JC essaie de me faire relativiser l’absence d’expédition au parc national et nous nous organisons à la place une sortie à la plage pour demain. La plage publique la plus proche est à plus de deux kilomètres mais nous décidons que nous irons à pied, histoire de randonner un peu quand même.

Nous allons donc faire des courses en prévision d’un pique-nique puis nous dînons dans un restaurant pas loin. Je commande un pad thaï, une drôle d’idée au Costa Rica mais vraiment la cuisine asiatique me manque. Et il est plutôt bon, ça me console de cette déconvenue.

Mardi 28 décembre 

Les enfants sonnent le réveil aussi tôt que d’habitude malgré une chambre plus sombre. D’ailleurs, vu le prix de la nuit, nous sommes un peu déçus, ça sent l’humidité et manque franchement de lumière naturelle. Le petit-déjeuner est également assez basique. Heureusement, les extérieurs ambiance jungle donnent un certain cachet aux lieux.

Nous nous mettons en route vers dix heures, direction la playa Playitas. Nous descendons dans les rues du village, l’occasion d’admirer un peu de street art.

Puis nous poursuivons dans un petit chemin caillouteux. La balade est ombragée mais il y a un peu trop de circulation. En effet, la très grande majorité des visiteurs descend en 4×4. Le dénivelé est important et on s’inquiète un peu de quand il faudra remonter tout ça.

A la moitié du chemin, notre attention est attirée par du mouvement dans les arbres. C’est toute un groupe de singes araignées qui se trouve à quelques mètres du chemin. Nous restons un long moment à les observer, fascinés tous les cinq.

Nous arrivons sur la plage, elle est bordée de cocotiers. Il y a pas mal de 4×4 garés le long des arbres mais étonnamment elle garde son aspect sauvage malgré cela. Nous avons prévu crème solaire et tee-shirt anti-UV et heureusement car le soleil tape fort. Parfois il se cache derrière un nuage et nous donne un petit répit.

Nous allons nous baigner une bonne heure. Nous alternons un adulte au bord avec deux enfants et un dans les vagues avec le troisième. Elles sont un peu moins grosses qu’à Jacó mais certaines nous passent quand même par-dessus la tête quand j’y joue avec Léonie. Gaspard adore et dit « encore la grosse vague ». Marceau préfère s’adonner à la capture de bernard-lhermite.

Nous retournons à l’ombre pour déjeuner. Nous avons emporté une pastèque entière, un peu lourde à transporter mais tellement rafraîchissante. Elle nous permet d’économiser notre eau pour la montée. Nous faisons la connaissance de nos voisins de cocotiers, des touristes venant d’Alaska. Ils nous posent plein de questions sur notre voyage.

Puis, nous retournons faire trempette au bord de l’eau et sauter dans les vagues. Nous enterrons les pieds des enfants, creusons des piscines et autres joyeuses activités de plage. Nous sommes bien, nous profitons d’être là et la déconvenue du parc national est oubliée.

Il est temps d’attaquer le retour. La pente est raide et nous transpirons sous cette chaleur écrasante mais finalement, c’est plus facile que ce qu’on imaginait. Les enfants marchent très bien. Il faut dire que nous avons de l’entraînement maintenant.

A quelques centaines de mètres de l’hôtel, nous avons la chance d’apercevoir un paresseux dans un arbre au bord de la route. Là encore, nous sommes bluffés et restons longtemps l’observer. Et en rentrant dans l’hôtel, c’est deux toucans que nous voyons. Le Costa Rica tient ses promesses d’une faune exceptionnelle. Et tout ça sans avoir pu mettre un pied dans le parc national, quelle chance nous avons.

Nous terminons l’après-midi dans la piscine, avec le bruit des singes hurleurs  en fond sonore. Nous les reconnaissons bien depuis le Mexique. Nous avons beau chercher dans les arbres autour de l’hôtel, nous ne les voyons pas mais leurs cris sont toujours aussi impressionnants.

Nous n’oublions pas l’anniversaire d’Arthur, le neveu de JC et lui envoyons un petit message vidéo aux environs de 16h45 chez nous, soit 23h45 en France, c’était moins une!

Commentaires

  1. Gégé says:

    Arthur était ravi au réveil… Il attendait en effet avec impatience un petit message des aventuriers de la famille!!! Merci pour lui!!
    Et sinon il semble à chaque fois que vous êtes seuls à la piscine…. Bon angle lors de la prise de photo ou il n’y a vraiment personne?
    Belle journée
    Bisous

    1. Il y avait deux piscines, une principale fréquentée et une seconde plus petite sans personne. Elle sert plutôt pour faire des longueurs. Donc on s’est réfugié dans la 2nde.
      Tu sais tout!

  2. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Es una experiencia increible para los ninos de ver animales salvajes y desconocidos. Tienen suerte. Si van a visitar Ecuador, Peru o Bolivia, los precios seran mas baratos.

    JC, tus musculos han desaparecido?:))) No haces exercicios en la habitacion o en la playa?

    un abrazo

    1. Un jour je me remettrai au sport t’inquiète 😉.

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