On the road again : Death Valley

Lundi 28 mars

Réveil dans le désert, il fait déjà bien chaud et nous prenons le petit-déjeuner dehors. Trop cool !

Nous prenons ensuite la route, direction la Vallée de la Mort. Les paysages sont, comme on s’y attend, désertiques mais aussi montagneux. Nous sommes seuls sur la route. Nous ne croisons aucun véhicule pendant des miles, ni aucune habitation ou commerce pendant des dizaines de miles. Il vaut mieux avoir anticipé son plein d’essence.

Premier arrêt à Badwater, un désert de sel situé 86 mètres sous le niveau de la mer et point le plus bas des USA. Tout blanc, tout plat et très venteux, nous y improvisons partie de colin-maillard et loup pour le plus grand plaisir de la Tribu.

Nous tentons quelques photos de perspective mais nos acolytes sont un peu petits pour ça et se lassent vite de cet exercice. L’occasion de rigoler quand même. Il y a tellement de vent que nous mangeons dans le camping-car plutôt que dehors.

Nous nous engageons ensuite dans le Golden Canyon pour une randonnée de 3 miles soit 4.8 kilomètres au milieu d’un canyon aux teintes jaunes-orangées. Le temps est mitigé et heureusement car dès que le soleil apparaît, nous avons très chaud. En plein été, cela doit être invivable. Nous finissons par aboutir à la Red Cathedrale, une montagne effectivement rouge.

C’est ensuite en camping-car car que nous nous rendons à Zabriskie Point, réputé plus beau point de vue du parc. C’est effectivement impressionnant, nous dominons les nombreux canyons dont les couleurs vont du jaune au rouge. Dommage que le soleil se soit caché car mes photos n’y rendent pas complètement honneur.

Il est temps de chercher un endroit pour la soirée et la nuit. Le camping sauvage est autorisé dans le parc national mais à condition de se trouver à au moins 1 mile de la route principale. Or, de nombreuses pistes ne sont pas accessibles aux camping-cars. D’ailleurs, certaines sont même interdites, ce qui nous prive de quelques balades et points de vue. Malgré l’aide de l’application Ioverlander, nous ne trouvons pas de spot accessible et libre aujourd’hui. Nous poursuivons donc jusqu’au camping de Stovepipe Wells Village situé dans le parc. Et surprise, il y a plein de place! Bon de camping il n’a que le nom, c’est plutôt un parking numéroté. Pas d’électricité, pas de douches, tout ça pour 14 dollars. Un peu cher payé la nuit pour l’absence de services mais au moins, on peut rester dans le parc pour continuer l’exploration demain matin.

Nous laissons les enfants se défouler dehors, et nous avec puisqu’ils demandent à nouveau à jouer à colin-maillard et au loup. Nous nous sommes installés en périphérie du camping et avons donc une immense plaine de sable à disposition pour courir.

Deux anecdotes dont nous nous souviendrons dans ce camping. La première est rigolote, nos voisins ont comme animal de compagnie un cochon qui vit avec eux, leur fille et leur chien dans la caravane. Un cochon curieux qu’ils laissent un peu en liberté et qui vient renifler notre camping-car.

La seconde est moins sympa, un homme fortement alcoolisé nous crie dessus, depuis sa voiture, alors que nous jouons avec les enfants. Il est garé à proximité et peut-être que notre agitation le dérange mais nous ne comprenons rien à ce qu’il vocifère. Au bout de plusieurs hurlements, nous finissons par nous réfugier dans notre maison roulante. Nous l’observons déambuler autour de sa voiture, monter debout sur une table de pique-nique et apostropher les passants. Nous profitons d’un moment où il s’en va loin pour changer d’emplacement et nous garer à l’autre bout du parking. Nous terminons la soirée au calme chez nous et n’en entendons plus parler.

Cela me rappelle une autre anecdote, ici sur les autoroutes, des panneaux demandent régulièrement de dénoncer les conducteurs alcooliques en appelant le 911. Bon en l’occurence, le notre ne conduit pas.

Mardi 29 mars

La nuit a été calme et les enfants toussent beaucoup moins, c’est mon tour maintenant. Nous prenons notre petit-déjeuner dans le camping-car tranquillement, nous avons nos petites habitudes et nous sommes bien organisés pour les différents moments de la journée. JC passe la table en mode repas ou route (avec le siège auto de Gaspard, nous sommes obligés de la baisser) en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Nous allons ensuite explorer les Mesquite Flat Sand Dunes, d’immenses dunes de sables situées à quelques kilomètres seulement. C’est un paysage assez magique avec les montagnes en arrière plan et nous y passons un très bon moment.

C’est aussi un excellent terrain de jeu. Nous les escaladons et les devalons en courant voire en roulant en ce qui concerne les enfants. Ils enlèvent leurs chaussures et creusent des trous pour enterrer leurs pieds. Même JC se prend au jeu et donne de sa personne pour les photos.

Après une bonne heure de jeu, nous visons une dernière randonnée vers des chutes d’eau mais impossible d’en trouver le point de départ. Nous quittons donc la Death Valley par l’ouest. Les autres secteurs sont soit trop loin, soit inaccessibles en camping-car. Nous faisons une pause au bord de la route pour le déjeuner puisque nous ne trouvons pas d’endroit sympa où s’arrêter et que l’heure tourne.

Nous nous arrêtons mettre un peu d’essence dans un village après la sortie du parc puis longeons à nouveau des kilomètres de route sans civilisation. Quelques arbustes réapparaissent mais c’est encore très désertiques. Pour rejoindre le Sequoia National Park, notre prochain objectif, nous devons contourner par le sud la Sequoia National Forest et rejoindre l’ouest du parc national où se trouve l’entrée. Un paquet de miles nous attend encore alors nous décidons de les faire en 2 jours en s’arrêtant où bon nous semblera aujourd’hui.

Finalement, sur un coup de tête, nous changeons d’itinéraire et nous rendons au lac Isabella. Nous nous arrêtons donc plus tôt que prévu aujourd’hui mais c’est ça aussi la liberté qu’offre le camping-car. Nous nous garons dans une « Recreation Area », une zone aménagée pour le camping au bord du lac. Pour 12 dollars la nuit, nous pouvons nous installer tout au bord du lac, dans le sable, légalement.

Nous allons dehors prendre le goûter mais le vent est encore plus fort qu’hier à Badwater, impossible de sortir la table et les chaises. Les enfants préfèrent même retourner manger dans le camping-car tandis que JC et moi profitons d’un moment calme en tête à tête.

Nous le changeons ensuite de sens pour avoir la vue sur le lac depuis la fenêtre du salon et passons la fin de journée à l’intérieur à jouer et dessiner. Comme ça, nous profitons du panorama sans le vent désagréable.

Commentaires

  1. rochelle says:

    Coucou
    Après Bryce Park, un incontournable antelope canyon, prodigieux inoubliable !!! Un petit bijou ! Allez y vers 9h et demandez à prendre les 4/4 pour le zénith du soleil . Les 4/4 vous amène au canyon. Vous ferez de merveilleuses photos et le guide indien vous aidera à voir de magnifiques images dans les hauteurs de la falaise en jouant sur les lumières. La ballade n’est pas très longue pour les enfants .

    1. Coucou.
      On imagine bien que les parcs que tu mentionnes sont super mais faute de temps et surtout d’argent pour la poignée de jour qu’il nous reste, on a du se restreindre à seulement 3 parcs.
      Et ensuite, on rentre en France réapprovisionner les comptes 😅.

  2. Julien Fonteneau says:

    salut la tribu,

    magnifiques les photos et ce paysage n’était que pour vous . Quelle chance!!!!! profitez

    un abrazo

    1. Quasi rien que pour nous oui 😊

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