Palomino

Dimanche 30 janvier

Nous quittons la Sierra Nevada ce matin pour retrouver plages et mer des Caraibes. Nous faisons un arrêt courses et retrait de cash à Santa Marta puis nous prenons la route vers l’est, en direction de Palomino. Ancien village de pêcheurs converti au tourisme du surf, nous y allons chercher quelques jours farniente.

Nous avons repéré un petit village pour la pause pique-nique, Buritaca, qui semble avoir gardé un caractère plus authentique. Après quelques kilomètres de piste depuis la route principale, nous arrivons à l’entrée du village. Première déception, un point de paiement est installé à l’entrée du village pour faire payer le visiteur. Soi-disant qu’en échange, ils surveillent la voiture mais pout le petit village de pêcheurs authentique, ça commence mal. Un rabatteur nous indique où nous garer puis nous comprenons qu’en fait il travaille dans un restaurant à proximité et espère qu’on le suive. Nous déclinons et partons explorer les rues.

Le village est une succession d’auberges, restaurants, boutiques de souvenirs et pensions de famille. Nous cherchons un accès publique à la plage mais tout est privatisé par des entrées de propriétés. Nous finissons par trouver après avoir été sollicités par tous les établissements sur le chemin. La plage donne sur l’embouchure de la rivière, des lanchas proposent de traverser pour atteindre l’autre rive, où se trouve une seconde plage.

De nombreuses familles colombiennes sont installées avec leur pique-nique ou dans les restaurants attenants, il y a du monde, de la musique, ce n’est pas l’ambiance qu’on imaginait. Nous trouvons un petit coin pour déballer notre pique-nique. Encore une fois, un chien nous rend visite, histoire de voir si on aurait pas quelque chose pour lui. Marceau commence à s’habituer à ces visiteurs collants.

Nous mettons les voiles rapidement car le soleil cogne fort à cette heure et il n’y a pas d’ombre. En traversant le villages dans l’autre sens, nous nous imaginons comme il doit paraître vide sans touristes, étant donné que tout y semble dédié.

Nous arrivons peu après à notre destination finale. Les rues de Palomino sont en terre battue et les maisons ont pour certaines des allures de cabanes avec toit en tôle. C’est presque plus authentique que tout à l’heure même si ici aussi le nombre d’hôtels et autres auberges de jeunesse est impressionnant.

Nous sommes charmés par le Bed and Breakfast que nous avons réservé. Un joli jardin fleuri entourant une piscine, seulement quatre chambres, des hamacs devant, une terrasse où prendre le petit déjeuner ou faire l’école. Notre chambre est simple mais propre. Seul bémol et qui deviendra de taille au fur et à mesure des jours, la salle de bain attenante est ouverte sur l’extérieur et nous apporte des dizaines de moustiques qui vont faire de nous leur festin de la semaine.

Le temps de déposer nos affaires et nous partons découvrir la plage, située à un petit kilomètre. En chemin, nous passons devant une boulangerie française que nous nous promettons d’essayer demain. La plage nous déçoit un peu, il y a très peu de sable, des sacs et des bordures bétonnées protègent les restaurants et bars de la montée des eaux. Nous devons les escalader pour longer la mer jusqu’à l’endroit où nous voulons nous poser.

La température de l’eau est bonne, les vagues assez fortes, il y a quelques surfeurs. Les enfants et nous jouons à sauter dans les vagues puis à construire/creuser dans le sable. Nous restons jusqu’au coucher du soleil, qui se passe dans notre dos ici, et rentrons dans la nuit à l’auberge.

Nous prenons nos douches, l’eau est très froide ici et les enfants râlent vraiment. Même nous, nous avons du mal à nous y glisser entièrement cette fois. Puis nous dînons dans la chambre. JC fait la chasse aux moustiques avant de nous coucher, on espère que ça suffira.

La nuit commence fort avec de la musique à fond dans l’hôtel voisin, jusqu’à 4h30 du matin. Les chiens aboient aussi régulièrement. Et enfin les moustiques passent près de nos oreilles. Cocktail détonnant pour une nuit agitée !

Lundi 31 janvier

Réveil matinal comme d’habitude, les enfants eux ont plutôt bien dormi et sont en forme! Mais ici le petit-déjeuner ne commence qu’à huit heures, ils ont du mal à patienter. Le repas est copieux : fruits frais, boissons chaudes, jus maison, œufs et pain ou arepas (ces spécialités colombiennes que vous voyez sur la photo ci-dessous ne sont pas nos préférées). Et comme souvent dans le coin, les chiens et chats traînent autour de la table pendant que nous mangeons.

Après le petit-déjeuner, nous nous installons dans le jardin pour une séance d’école. Léonie travaille assidûment mais Marceau n’a pas envie aujourd’hui. A la place, il préfère faire du coloriage. Gaspard joue autour de nous avec feuilles et bâtons.

Nous allons ensuite faire une séance de natation dans la piscine de l’auberge. Les deux grands ont vraiment beaucoup progressé et nagent de grandes distances sous l’eau sans brassards, nous demandant encore plus de surveillance. Ils sont comme des poissons dans l’eau maintenant et sont très fiers d’eux. Gaspard est très heureux de ses nouvelles lunettes mais s’en sert surtout pour transvaser de l’eau.

La faim commence à se faire sentir, nous quittons la piscine pour la boulangerie française repérée hier. Nous déjeunons de quiches et sandwiches, c’est très bon. Ici aussi, il y a des jus de fruits maison, on adore. Et pour une fois qu’il y en a, nous nous laissons tenter par des desserts : brownies, brookie et une sorte de pain perdu fait avec du croissant et du chocolat.

Nous rentrons à l’hôtel pour la sieste. Je m’endors avec Gaspard. Les deux grands préfèrent aller faire du coloriage dans le jardin avec JC. Puis, nous partons faire un tour à la plage en fin d’après-midi. Nous y rencontrons une maman française et sa fille de 8 ans avec qui les enfants partagent un moment de jeu. Nous échangeons nos bons plans sur le pays.

Nous rentrons avec la nuit comme hier et reprenons le même programme, douche en essayant d’éviter les moustiques et dîner dans la chambre. JC se refait une chasse aux insectes avant le coucher des enfants mais nous commençons à désespérer de nous en débarrasser.

Mardi 1er février

La nuit a été plus calme du côté du bruit. Par contre, nous nous réveillons tous avec de multiples piqûres de moustiques, et ça démange. Marceau s’exclame « Les moustiques, ils m’aiment trop! » et Gaspard montre chacun de ses boutons en disant « Piqûre là, piqûre là,  piqûre là… ».

Nous reprenons à peu de chose près le programme de la veille. Petit-déjeuner maison, séance d’école dans le jardin mais cette fois c’est Léonie qui a du mal à se motiver et il faut faire des pauses ludiques pour arriver à la fin des exercices. Puis piscine, déjeuner à la boulangerie française comme hier et sieste pour Gaspard. JC et moi nous mettons à l’organisation des jours prochains pendant que Léonie et Marceau dessinent.

Comme souvent, les enfants sont aussi curieux d’observer le personnel de l’hôtel dans ses différentes tâches. Ils sont même un peu envahissants parfois mais la plupart des gens semblent contents de leur présence auprès d’eux. Ils apprécient également beaucoup les hamacs ici dans lesquels ils vont régulièrement passer quelques minutes.

Nous retrouvons ensuite Rose et sa maman à la plage comme hier mais nos enfants jouent de leur côté aujourd’hui sans trop se préoccuper d’elle. Ils s’amusent dans les vagues et dans le sable tous les trois.

Nous rentrons avec le coucher du soleil et nous dînons au restaurant de l’hôtel. Le plat du jour, galette végétarienne ou filet de porc avec riz, beignets de bananes plantains et salade est bon. En Colombie, il est souvent accompagné d’une soupe, aujourd’hui aux légumes et aux pâtes. Ici, il y aussi un jus maison inclus dans le menu, pour le bonheur des petits et des grands.

Nous allons nous coucher en gardant pantalons et tee-shirts à manches longues pour essayer de se prémunir des moustiques. Et nous tentons de ne pas nous gratter !

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Pas cool les moustiques…
    Ils peuvent vraiment gâcher le séjour !
    Bonne continuation avec encore de belles aventures à raconter.

    1. Les moustiques et sandfly sont très désagréables et on ne pouvait rien faire du fait du logement-passoire. On subissait. On était content d’avoir derrière, une chambre dans une chaine d’hôtel surtout pour cet aspect!

  2. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu

    Los mosquitos les gusta el sangre de los blanquitos:)))) No fui a Palomino pero habia escuchado opiniones positivas. Febrero es el mes de vacaciones para los Colombianos asi hay mucha gente.

    Conversais con los Colombianos?

    Un abrazo

    1. Discuter avec les colombiens, oui, mais on parle de banalités. Notre niveau espagnol ne permet pas de tenir une conversation longtemps. C’est frustrant mais c’est comme ça…

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