Semuc Champey

Mercredi 24 novembre

On quitte Flores direction Lanquin plus au sud. On fait 8h de minibus avec trois pauses. Les routes sont plus ou moins en bon état mais le paysage agrémente le voyage. On arrive en fin d’après-midi à Lanquin, un petit village très vallonné mais pas super joli. Notre séjour ici a pour réel intérêt le site de Semuc Champey situé à quelques kilomètres.

On descend donc du bus, la nuit commence à tomber. Quelqu’un de l’hôtel nous attend avec un tuk-tuk. On tasse nos gros sacs comme on peut et on monte. Trois minutes plus tard, nous arrivons à l’hôtel, et découvrons la jolie terrasse sur laquelle nous dinerons.

On s’endort dans notre petite chambre avec des détonations lointaines nous berçant. On pense dans un premier temps que c’est pour les travaux de voirie (en explosant la roche à la dynamite) mais nous découvrirons plus tard la réelle raison.

Jeudi 25 novembre

On se reveille tranquille pour manger un petit déjeuner sur la terrasse de l’hotel et sa superbe vue sur les montagnes environnantes.

A 9h00, un pick-up vient nous prendre. Manu et les petits montent sur les sièges à l’arrière avec une maman allemande et son bébé. Et moi, je rejoins la dizaine de touristes située dans la benne du véhicule. Chacun s’accroche comme il peut. On roule assez lentement du fait des nombreux trous qui sillonnent le chemin et des pentes très fortes. Avoir 4 roues motrices est indispensable pour prendre ces pistes.

35 minutes à être légèrement secoués et nous sommes déposés au fameux site de Semuc Champey.

Notre guide nous explique le déroulement de la journée, à savoir cascade, bouées, grotte, mirador et piscine naturelle.

On se met tous en tenue de piscine, et vamos, on longe un cours d’eau. Sur le chemin des cascades, on s’arrête pour se décorer le corps à l’aide d’un fruit. On ouvre ce dernier et en éclatant ses graines sous les doigts, une substance rouge en ressort, permettant à certains de se dessiner sur le corps des signes tribaux, un point entre les deux yeux, bref ce qu’on voulait. Les enfants apprécient sauf Marceau qui ne veut pas être peinturluré.

L’activité optionnelle suivante est de s’assoir sur un trapèze, se lancer comme une balançoire, et rendu au plus haut de la trajectoire, se laisser tomber dans le cours d’eau sur une hauteur d’environ 3 à 4 mètres. Quelques-uns y vont mais cela ne tente ni Manu ni moi, pas convaincus par la température de l’eau à l’atterrissage. Et évidemment, trop dangereux pour enfants vous l’aurez compris. On continue notre balade, et 200m plus loin, on arrive à la cascade, assez jolie.

Après avoir pris quelques photos, c’est le moment de passer à l’activité bouée, le plus sympa pour les enfants car accessible pour eux. Moi sur une bouée avec Marceau assis sur moi, Gaspard sur maman, et Léonie assise sur les genoux de notre guide. Et nous voilà en train de flotter sur le cours d’eau à une vitesse raisonnable. Les enfants ont leurs brassards bien entendu. On profite du moment, le temps est semi nuageux mais la température de l’eau pas si fraîche et celle de l’air agréable.

Deux kilomètres plus bas, on descend de nos bouées pour revenir à pied au point de départ. Les garçons ont chouinés au début des bouées, légèrement craintifs, mais après les sourires sont revenus.

L’activité proposée par la suite est l’une des plus étonnantes, à savoir la grotte. Manu, curieuse mais qu’à moitié rassurée par la description me laisse l’occasion d’y aller pendant qu’elle surveille les petits car impossible à faire avec les enfants (ou bien seulement avec des enfants plus âgés, agiles et à l’aise avec l’eau).

Il s’agit en fait ici de s’introduire dans une grotte se prolongeant comme un tunnel irrégulier avec de l’eau allant du mollet au début jusqu’à ne plus avoir pied à d’autres endroits. Et le plus drôle dans l’histoire, c’est que la grotte est noire et qu’on se déplace chacun avec pour seule lumière, une chandelle. L’atmosphère est vraiment bizarre. Une ligne de vie est toujours à portée de main quand même histoire de revenir sain et sauf. Nous voilà partis un peu en mode spéléologues. On tatonne avec nos pieds car ca glisse un peu, on regarde comment l’autre devant se débrouille. Et surtout on essaie de garder notre chandelle allumée. Le guide est devant, nous montrant le chemin et surtout les trous à éviter. On passe dans des cavités allant du très large au très petit. On grimpe des échelles, on remonte une chute d’eau en sens inverse à l’aide d’une corde à noeud, la chandelle entre les dents. J’étais le premier à passer, j’ai trouvé ça chaud car en apnée pendant que des trombes d’eau te tombent sur la tête, je remonte la corde à l’aveugle les pieds sur la paroi sur deux mètres de hauteur et je me stabilise en haut et je rallume ma chandelle tant bien que mal à l’aide d’une autre bougie posée auparavant là-haut par le guide.  Peu après, j’apprends que la plupart était montée par une échelle à côté, choix que le guide ne m’avait pas proposé… La moitié du chemin, je me suis retrouvé le premier de la file sans le vouloir mais c’était sympa car vraiment déroutant. Il y a eu, pour ceux qui le voulaient, le saut à 2 ou 3 mètres de hauteur dans un trou d’eau dans le noir, assez sympa. À un autre moment, il a fallu se laisser glisser dans une interstice pour tomber dans l’eau en dessous. Étant le premier, je tombe deux mètres plus bas dans le noir dans l’eau sans avoir pied. Le guide me tend une chandelle allumée pour y voir plus clair et éclairer le reste de la troupe. La moitié du temps, le bruit assourdissant des différentes chutes d’eau résonne. C’est vraiment à faire pour les amateurs de l’étrange. Dans mon groupe, il y avait deux personnes de plus de 60 ans assez sportives qui se sont bien débrouillées.

La balade dans la grotte a duré 1h30. Je ne suis pas mécontent de sortir pour me réchauffer.

J’ai fait ici un long récit pour vraiment vous partager l’un des trucs les plus étranges que j’ai vécu. Pas de photo désolé, trop peur pour mon téléphone !

Je retrouve Manu et les enfants qui s’impatientent un peu et leur décris cette fameuse aventure.

Le groupe se dirige vers le stand déjeuner. On nous invite à passer à table. Enfin, c’est un buffet. Tu prends une assiette et tu vas te servir. C’est environ 9 euros l’assiette, donc il y a intérêt à bien la remplir.

Une fois rassasiés, le plus dur nous attend, le mirador. Il nous faut monter 500m de dénivelé par un escalier de pierre bien abrupt. Marceau et Gaspard, malgré une bonne volonté se retrouvent rapidement dans nos porte-bébé alors que Léonie grimpe d’une facilité déconcertante. Après de grandes inspirations/expirations, nous arrivons au mirador en sueur. Nous aurons mérité cette vue qui s’avère exceptionnelle en effet.

Sous nos yeux, tout en bas, se dévoilent les différentes piscines naturelles qui se succèdent suivant plusieurs plateaux à cascade. L’eau est transparente. On profite de la vue mais pas très longtemps car on se doit de suivre le groupe et nous sommes à la traîne. On craint de ne pouvoir profiter des fameuses piscines naturelles alors on ne perd pas de temps.

Arrivés en bas, nos doutes s’effacent, nous avons une heure et demie pour nous baigner dans ce décor hors norme. Le soleil décline, tout le monde profite.

Il est temps de repartir désormais. On reprend le pick-up dans les mêmes conditions et retour à l’hôtel. En arrivant, nous allons faire une balade à pied dans le centre de Lanquin. Cela confirme notre impression que ce village n’est pas très joli, ni très agréable à parcourir car sans trottoirs alors que la circulation est fréquente. On rentre dîner au restaurant de l’hôtel et on commande sur la terrasse.

Pendant que les cuisiniers préparent, l’un des membres de l’hotel, organisateur des tours à Semuc Champey, nous repropose, comme la veille, de l’accompagner 500m plus bas dans la rue, au travail de sa femme pour qu’elle voit nos enfants. Il nous paie le tuk-tuk et nous voila partis pendant un quart d’heure. Il sera offert des glaces aux enfants par notre hôte pour décrocher un sourire à Gaspard dans les bras de sa femme, mais en vain. Tans pis, on refait chemin inverse.

Après le repas, les enfants dessinent sur un mur où les clients peuvent laisser un petit mot sympa au personnel. Puis il est temps d’aller se coucher après cette journée bien fatiguante.

Commentaires

  1. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    increible el color del agua! Jc, eres un aventurero sin temor! Tengo la impresion que les gusta mas Guatemala que Mejico????

    Un beso

    1. Plus je ne sais pas encore mais c’est sûr que cette première semaine ici nous a offert des aventures incroyables !

  2. Gégé says:

    Très belle excursion… Mickey aurait adoré la grotte!!!
    Bises

    1. Une expérience dingue !

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