Sur les routes

Mercredi 12 janvier

Nous traînons à l’hôtel jusqu’en fin de matinée : un peu d’école, un peu d’organisation pour la suite du voyage et les bagages à refaire.

Nous allons ensuite jouer au parc une petite heure avant de rejoindre le terminal de bus. Les enfants s’inventent une cabane entre un groupe de palmiers et toutes sortes d’histoires qui vont avec. Leur complicité est encore renforcée par le voyage. Ils ne semblent pas manquer, au moins jusqu’à maintenant, d’amis extérieurs, c’est chouette.

Nous avions vu sur Internet un bus à 12h45 pour rejoindre San José mais une fois au terminal, plusieurs personnes nous indiquent que le prochain bus direct n’est qu’à 14h45. Nous avons deux possibilités, partir plus tôt mais prendre deux bus différents ou bien attendre deux heures de plus. Nous choisissons d’attendre. Nous pique-niquons sur place puis retournons au parc patienter. Il n’est pas loin et c’est quand même plus sympa. Nous jouons au Uno en famille même si Marceau a encore tendance à vouloir suivre ses propres règles, à savoir garder une carte sens interdit pour la fin et se débarrasser de celles qu’il n’aime pas même si cela ne correspond pas.

Le bus arrive bien à 14h45. Le trajet dure 4h et nous paraît un peu long sur la fin. Mais les paysages rencontrés sont chouettes et agrémentent joliment le temps. C’est vallonné et très vert. Les enfants sont cools et ça aide aussi.

Nous arrivons à San José vers 19h, il fait déjà nuit et tout ferme dans le quartier du terminal. J’arrive quand même à faire quelques courses pour le dîner mais ressors du magasin en passant sous le rideau déjà baissé. JC et les enfants m’attendent sur le trottoir car ils ont été mis à la porte de la gare.

Nous avons pris un hôtel pas loin puisque nous ne passons que la nuit sur San José avant de repartir demain matin vers la côte Caraïbes. Nous avons lu sur Internet que le quartier n’est pas très sûr alors nous pressons le pas pour rejoindre l’hôtel. En fait, cela semble surtout être un quartier pauvre. Il y a des mendiants et des sans-abri que l’on ne voit pas ailleurs dans la ville.

L’hôtel est assez propre mais la chambre est minuscule et mal insonorisée. Heureusement que ce n’est que pour une nuit. Nous dînons sur le lit comme on peut et au dodo !

Une petite journée de transition pour nous mais qui marque une grande étape pour Gaspard. En effet, ce matin il a cassé sa tétine. Nous lui avons donc demandé de la mettre à la poubelle. Et nous avons décidé de tenter le coup du sevrage à cette occasion. Il nous l’a demandé un peu dans le bus mais quand on lui demande si il se rappelle où elle est, il répond en souriant « tétine (pou)belle ». Et ce soir, il s’est endormi sans, sans problème. On croise les doigts pour la suite.

Jeudi 13 janvier 

Nous sommes réveillés de bonne heure par le jour comme très souvent en Amérique Centrale. Les volets où rideaux n’occultent pas grand-chose ici. Nous avons le petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre mais ce n’est pas terrible. Le pire depuis le début du séjour, je crois. Tant pis, on se rattrapera ce midi, naïve que je suis.

Nous reprenons la direction du terminal de bus pour rejoindre Cahuita sur la côte Caraïbes. Nous sommes en avance et heureusement car nous n’avons pas pu réserver nos billets et il y a du monde.

Le chauffeur annonce qu’il est interdit de retirer son masque et de consommer des aliments dans le bus. Je crois comprendre que l’on fera un arrêt à Puerto Limón mais je pense me tromper car c’est vraiment loin, c’est une ville déjà sur la côte.

Je ne m’étais pas trompée. Pas d’arrêt avant Puerto Limón que nous atteignons à seulement 14h, à cause de travaux sur la route. Autant vous dire que les estomacs des enfants criaient famine depuis bien longtemps. Nous les avons fait patienter avec quelques bonbons puis avons fini par craquer et leur avons donné bananes et gâteaux secs. Le conducteur nous laisse dix à vingt minutes de pause, un peu court pour déjeuner ! Nous avalons notre repas avec un lance-pierres et n’avons pas fini qu’il klaxonne déjà pour repartir.

Heureusement, il ne reste qu’une petite heure de route. Nous arrivons à Cahuita sous le soleil. Nous avions peur de la pluie car nous avons vu que la côte Caraïbes est pas mal arrosée en cette saison. Nous faisons quelques courses avant de rejoindre notre hébergement pour les prochains jours, situé à trois kilomètres du centre. Dans l’épicerie, nous rencontrons une famille française en voyage depuis septembre comme nous.

Petit moment de solitude quand nous cherchons un moyen de transport pour nous rendre à l’hôtel. Cahuita est un tout petit village, pas d’Uber ici. Nous n’apercevons pas non plus de taxis officiels. Au moment ou nous nous apprêtons à aller demander conseil à un local, un homme nous fait signe depuis son minibus. C’est un taxi officieux. Nous négocions le prix à la baisse et en route.

Nous prenons nos quartiers chez une famille française qui s’est expatriée ici il y a quelques années pour y faire une pension. La chambre est simple mais confortable. Il y a une cuisine commune, notre graal. Et pour le plus grand bonheur des enfants une piscine et un « jacuzzi ». Avec des guillemets car il y a des jets d’eau mais la température est aussi froide que celle de la piscine.

Cela ne nous empêche pas d’aller faire trempette et d’apprécier le moment après ces longues heures de bus. Notre hôtesse est aussi pleine de bons conseils sur les activités à faire dans la région. Cela s’annonce sympa.

Je profite de la cuisine pour nous préparer un repas chaud et nous dînons sur la terrasse en compagnie de quelques moustiques.

Commentaires

  1. PECHEUR Isabelle says:

    Décidément ce pays semble vraiment beau.
    Ce doit être cool et pratique de rencontrer des français de temps en temps.
    J’attends avec impatience les photos de la côte 😊
    Bonne continuation à vous.

    1. Oui, c’est surtout sympa de partager des bons plans avec d’autres français!

  2. Julien Fonteneau says:

    Hola la tribu,

    Disfrutad del sol, de la piscina y de los parques porque en Francia, difrutamos del fuego de chimenea pero tenemos la suerte de comer queso, raclette jajaja. Cerca del hotel, hay animales salvajes como monos, aves?
    Un abrazo

    Salut la tribu,

    Profitez du soleil, de la piscine y des parcs parce que nous nous profitons du feu de la cheminée mais nous avons la chance de manger du fromage, raclette. Près de l’hôtel, il y a des animaux sauvages comme singes, oiseaux?

    La bise

    1. On est effectivement loin des feux de cheminée!! La raclette ne nous manque pas trop avec ce temps. Le bon fromage parfois on avoue.
      Et pour les animaux sauvages, singes, oiseaux exotiques nous entourent, il suffit de lever la tête, et même dresser l’oreille pour les singes hurleurs!

  3. Daph92 says:

    Beaucoup de kilomètres avalés mais ça en vaut la peine ! Vous avez une chance folle de profiter de cette (longue) parenthèse pour découvrir le monde et ouvrir de nouveaux horizons aux petits. Le nôtre va se limiter à la Sarthe pour le week-end… 😄
    Des bises bien fraîches de France

    1. Chance que l’on a créé un peu quand même mais oui on la savoure à fond.

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